Jump to content
forum.bjork.fr
Verandi

Les films de 2019

Recommended Posts

Il y a 17 heures, benjicok a dit :

 

 

image.png

Un grand voyage vers la nuit

Enorme claque. Entre rêve, réalité, souvenir, deux heure passées en apesanteur entre souvenirs réels, inventés, regrets. C'est formellement incroyable, et ca se termine par un plan séquence d'une heure en 3D, parce que pourquoi pas. J'en suis sorti complètement remué. 

 

Si je veux le voir au ciné c'est aujourd'hui ou jamais, mais la séance est à 18h10... ça m'arrange pas du tout cette histoire, j'ai horreur de décalé mes repas. 
Mais je te fais confiance avec ton "Énorme claque".

Share this post


Link to post
Share on other sites

ok ok ok ok,

 

Donc claque, en effet, j'ai l'impression d'être shooté, le retour à mon appartement a été bizarre...
Il aurait fallut organiser des séance à 4 ou 5h du mat pour ce film !

 

Merci benjicok !

 

EDIT : dègue que le cinéma ou je l'ai vu n'ai pas diffusé le plan séquence en 3D, ça devait être complètement dingue comme expérience.

Edited by Le Gamin Bizarre
  • I like 2

Share this post


Link to post
Share on other sites

la 3D est vraiment chouette (mais les journalistes ciné que je suis semblent dire que ça garde son pouvoir hypnotique même en 2D). Surtout utilisée pour des scènes aussi antispectaculaires que celles là.

 

Très heureux d'avoir convaincu une personne d'y aller <3 

 

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

image.png

 

La chute de l'empire Américain

Un gentil gars se retrouve propriétaire de 12 millions de dollars canadiens  suite à un braquage qui tourne mal. Le film va suivre le parcours de ce type qui cherche à utiiser ce fric pour "le bien" (et aussi probablement vivre en étant à l'aise ) ... Ca se veut un brulot contre le capitalisme criminel et meurtrier, mais c'est surtout beaucoup trop engoncé dans un cynisme désabusé et franchement c'est un peu dur à avaler de voir des "gentils purs et bons" (j'utilise les mots du réalisateur) utiliser les partis fiscaux pour aider les sans abris montréalais.. je suis plus que circonspect. (également circonspect sur le choix encore une fois de noirs dans le rôle de criminels (et cette citation bien sale vient confirmer que le mec est pas clair clair sur ce point " Quand je suis allé à Bordeaux, [...] je suis rentré dans une salle [...], il y avait dix-neuf Noirs, quatre Arabes et un Québécois", comme si un noir n'était pas québécois... ) , et de l'utilisation du climat #metoo a des fins de revanche (le film est relativement ok sur ca, mais les échanges après la projection du film avec le réalisateur viennent salir un peu plus la scène en question)  Quelques scènes très drôles cependant

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 24 minutes, benjicok a dit :

la 3D est vraiment chouette (mais les journalistes ciné que je suis semblent dire que ça garde son pouvoir hypnotique même en 2D).

 

 

 

 

Totalement, et c'est vraiment le bon mot : "hypnotique".

Je dois avouer que la première partie j'était un peu circonspect, jusqu'à cette deuxième partie, qui est énorme grâce aussi a la première partie.
Tout ça pour dire que je suis déjà impatient de le revoir, avec la partie 3D en 3D ce coup-ci.

Et je veux ajouter que c'est pas du tout, mais pas du tout, le genre de film, ou on comprends pas tout, que j'aime à la base.

 

As tu vu son premier film, Kaili Blues? si oui, tu en penses quoi?

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 10 minutes, Le Gamin Bizarre a dit :

jusqu'à cette deuxième partie, qui est énorme grâce aussi a la première partie.

oui, c'est ca , la deuxième partie dépend énormément de la première partie et la recontextualise un peu en en remixant certains éléments 

 

je vais essayer de voir son précédent film bien sur :) (pour l'instant , pas vu)

Share this post


Link to post
Share on other sites

image.png

 

Une intime conviction

Un premier film d'une maitrise impressionnante porté par des acteurs stupéfiants.

 

Je crie mon amour pour Marina Fois qui dans tous ses rôles dramatiques m'a toujours complètement tué (sa filmographie est quand même très impressionnante et elle semble être une belle personne à la ville, engagée et concernée, je l'aime) . elle est ici parfaite. Gourmet dans un rôle de "vraie personne de la vraie vie pas encore morte" (et donc un peu casse gueule quand même) reste égal à lui-même c'est à dire impérial. Et le choix de Laurent Lucas dans le rôle de Jacques Viguier, absent à lui-même pendant la totalité du film c'est fort malin car on y projette sa filmographie passée partagée entre victimes et bourreaux.


Le film brode sur un terreau judiciaire exact et précis et y adjoint un personnage fictif (celui de Marina Fois) pour de manière a la fois extrêmement didactique (il est important de rappeler que le système judiciaire français n'est pas celui des états-unis et que la rareté des films de procès dans notre pays a tendance à déformer l'image qu'on se fait de la justice) et incarnée developper les tenants et aboutissants des mécanismes de cour d'assises (le doute raisonnable étant la seule chose à obtenir pour le camp de la défense), tout en présentant aussi à côté un pan de récit complètement fou avec un bascule progressive dans l'obscession du personnage de Marina Foïs.

  • I like 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

La_Favorite.jpg

 

La Favorite

Le cinéma de Lanthimos a tendance à me plaire, mais il m'a par le passé repoussé violemment (La Mise à mort du Cerf Sacré). Là j'ai retrouvé son humour, son cynisme, ses élans absurdes mais dans un cadre presque plus "grand public". c'est probablement son film le plus accessible (la part d'humour y est plus grande qu'à l'accoutumée).

 

La favorite raconte le parasite progressif d'un duo existant (la Reine Anne et sa favorite) par un troisième personnage qui s'y insère et forme à partir de là un triangle mêlant jeux de pouvoir et jeux amoureux. Le machiavélisme de façade semble révéler à la fin une vraie tristesse et une vraie peine quand tout finit de manière relativement prévisible par se détruire. Car tous ces rapports à des dégrés de calcul et de fausseté étaient aussi au fond également de vraies relations entre des personnages plus profonds qu'il n'y semble.

 

La reine Anne, présentée comme une dégénérée accablée de tous les maux (goutte, paralysie, crises d'angoisse, tout y passe), en manque d'affection et d'attention constant, navigue entre la bouffonnerie et le désespoir le plus noir (une vie terrible, 17 enfants morts-nés, ou morts très jeunes, une solitude absolue, mis à distance de tout pouvoir politique réel par sa favorite qui intrigue à sa place pour ses intérêts personnels) tandis que Emma Stone et Rachel Weisz perdent toute humanité à se chamailler la place de seconde). Elles sont fort bien choisies mais celle qui emporte le tout est Olivia Colman dans le rôle de la reine Anne (les registres entre lesquels elle navigue sont tellement riches et c'est un vrai travail d'équilibriste.

 

esthétiquement on est dans un espèce de miroir grossissant et enlaidissant de Barry Lyndon. Là ou Kubrick recherchait la beauté des cadres et la splendeur des lumières naturelles, ici tout est grotesque, exagéré, déformé, extravagant, excessif et semble refléter la pourriture cachée du monde de ce château quasiment en huis-clos anxiogène.

 

Il y a une veine disons féministe au film, avec une tendance a présenter des personnages féminins riches complexes , et une tendance a présenter les hommes comme ce qu'ils sont souvent: des bouffons fats et assoiffés de pouvoir. Malgré tout, un petit détail me chagrine, le scénario présente comme réel l'homosexualité/la bisexualité de ces personnages alors qu'il s'agit plus probablement d'une vision créée de toutes pièces par la vraie Abigail (celle qui cherche a prendre la place de la favorite) à l'époque a fort renforts de rumeurs pour discréditer sa concurrente. Il est toujours chouette d'avoir de la représentation LGBT, mais peut être pas forcément au prix de céder aux armes du sexisme de l'époque.

  • Thank you ! 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Affiche Minuscule 2 : Les Mandibules du Bout du Monde

 

Minuscule 2

Tout aussi chou et bien animé que le premier volet, celui-ci tente  une augmentation des enjeux (un voyage planétaire), mais en fait est assez ennuyeux et ne parvient pas à justifier sa durée. Y'a de quoi remplir un moyen métrage de 30 min max là dedans.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Oscar du meilleur second rôle féminin à Regina King, pour Si Beale Street pouvait parler :coeur:
Oscar du meilleur documentaire à Elizabeth Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin, pour Free Solo,
Oscar du meilleur maquillage et coiffure à Greg Cannom, Kate Biscoe et Patricia DeHaney, pour Vice,
Oscar des meilleurs costumes à Ruth E. Carter, pour Black Panther,:coeur:
Oscar des meilleurs décors à Hannah Beachler et Jay Hart, pour Black Panther,
Oscar de la meilleure photographie à Alfonso Cuarón, pour Roma,:coeur:
Oscar du meilleur montage son à John Warhurst et Nina Hartstone, pour Bohemian Rhapsody,
Oscar du meilleur mixage son à Paul Massey, Tim Cavagin et John Casali, pour Bohemian Rhapsody,
Oscar du meilleur film en langue étrangère à Roma,:coeur:
Oscar du meilleur montage à John Ottman, pour Bohemian Rhapsody, :arg: (le montage de ce film n'est que l'un de ses nombreux problèmes, je ne comprends pas ce qu'ils ont fumé)
Oscar du meilleur second rôle masculin à Mahershala Ali, pour Green Book,
Oscar du meilleur film d'animation pour Spider-Man : New Generation, :coeur::coeur:

Oscar du meilleur acteur à Rami malek pour Bohemian rhapsody :arg:

Oscar de la meilleure actrice à Olivia Coleman pour la favorite :coeur::coeur:

Oscar du meilleur réalisateur à Alfonso Cuarón pour Roma :coeur:
Oscar du meilleur film à Peter Farelly Green Book :arg: (pas vu mais bon, bref j'ai dit ce que j'en pensais ici haha)

  • I like 1
  • Thank you ! 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Affiche Le Chant du loup

 

Le chant du Loup

Variation en mode Sous-Marin de Docteur Folamour (où un grain de sable dans les engrenages du système de dissuasion nucléaire dégénère en conflit mondial potentiel) , centré sur un opérateur de sous-marin chargé de la surveillance sonore via le sonar. J'ai apprécié cette proposition très française (on est bien dans la marine française et ca change beaucoup des films américains sur les mêmes thèmes). La situation de départ est un peu tirée par les cheveux mais une fois démarré, le film génère un vrai suspense très bien tenu. Pour un premier film français, belle ambition. Le casting est vraiment bien trouvé en tout cas. Quelques défauts cependant : des effets spéciaux inégaux et parfois vraiment indigents sur certaines scènes en surface, et une tendance aux dialogues trop écrits et pas vraiment naturels.

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a une heure, benjicok a dit :

Oscar du meilleur second rôle féminin à Regina King, pour Si Beale Street pouvait parler :coeur:
Oscar du meilleur documentaire à Elizabeth Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin, pour Free Solo,
Oscar du meilleur maquillage et coiffure à Greg Cannom, Kate Biscoe et Patricia DeHaney, pour Vice,
Oscar des meilleurs costumes à Ruth E. Carter, pour Black Panther,:coeur:
Oscar des meilleurs décors à Hannah Beachler et Jay Hart, pour Black Panther,
Oscar de la meilleure photographie à Alfonso Cuarón, pour Roma,:coeur:
Oscar du meilleur montage son à John Warhurst et Nina Hartstone, pour Bohemian Rhapsody,
Oscar du meilleur mixage son à Paul Massey, Tim Cavagin et John Casali, pour Bohemian Rhapsody,
Oscar du meilleur film en langue étrangère à Roma,:coeur:
Oscar du meilleur montage à John Ottman, pour Bohemian Rhapsody, :arg: (le montage de ce film n'est que l'un de ses nombreux problèmes, je ne comprends pas ce qu'ils ont fumé)
Oscar du meilleur second rôle masculin à Mahershala Ali, pour Green Book,
Oscar du meilleur film d'animation pour Spider-Man : New Generation, :coeur::coeur:

Oscar du meilleur acteur à Rami malek pour Bohemian rhapsody :arg:

Oscar de la meilleure actrice à Olivia Coleman pour la favorite :coeur::coeur:

Oscar du meilleur réalisateur à Alfonso Cuarón pour Roma :coeur:
Oscar du meilleur film à Peter Farelly Green Book :arg: (pas vu mais bon, bref j'ai dit ce que j'en pensais ici haha)

 

 

Roma méritait également Best Picture et Actress leading ET supporting roles !! :coeur:

 

Edited by Fistuline

Share this post


Link to post
Share on other sites

ah bah ecoute, je pense que quand l'académie récompense des films aussi navrants , on ne peut pas trop rêver...

Share this post


Link to post
Share on other sites

Grace_a_Dieu.jpg

 

Grâce à Dieu

Un peu le parallèle français de Spotlight, mais qui s'intéresse aux personnages et aux témoignages plus qu'au scoops et à l'enquête. le film a d'abord été envisagé comme un documentaire par Ozon, ca se ressent, parce que le film n'est vraiment qu'une galerie portraits d'individus plus qu'une grande enquête édifiante sur un sujet sulfureux. Ozon oujours soucieux de présenter la parole des concernés, la parole qui se libère et qui soigne mais aussi qui rouvre des blessures mal refermées, et la parole utilisée pour etouffer l'affaire quand on se place parfois du côté des institutions religieuses. Les victimes choisies pour être les personnages principaux permettent d'avoir une variété des points de vue, de caractère, de sensibilité vraiment remarquable. et la façon dont Ozon traite Brabarin et surtout le père Preynat est vraiment très très juste pour moi

 

Formellement, j'ai été surpris par la quantité de lectures de lettres et de mails en voix off sur des images assez quotidiennes des victimes. Au début j'ai trouvé ca assez artificiel mais en fait ca permet d'apprécier justement là violence sourde des echanges faussement polis et cordiaux avec le cardinal Barbarin et sa secrétaire (ces personnages terriblement aimables mais profondément pourris par le mal). je ne m'y attendais pas mais j'ai passé près de la totalité des deux heures de film en larmes. L'intégralité du casting est fabuleux, des rôles principaux aux plus petit rôle secondaire.

 

La seule faute pour moi ce sont ces rares flash-backs des agressions où ozon semble jouer sur un suspense un peu sale en mode "hé hé jusqu'où vais-je pouvoir aller avant de couper".

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


  • Recently Browsing   0 members

    No registered users viewing this page.

×
×
  • Create New...

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.