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Aoh

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  1. Bravo à vous pour le canulard. Je m'attendais à une année jachère, sans poisson d'avril.
  2. J'ai envie de dire soit rien, soit tout sur ce débat, qui est nouveau pour moi. C'est vrai que les femmes transgenres ont un avantage sur leurs homologues cis. Ca me paraît injuste. Pour autant, si actuellement il y a 3-4 athlète trans affichée, c'est presque rien à l'échelle de la totalité des athlètes. Ne peut-on pas y voir un peu de représentation, bienvenue, pour les trans? S'il existe une minorité de femme trans parmi les femme, pourquoi ne se retrouverait-elle pas parmi les sportives? Ca me paraitrait encore plus cruel qu'on retire leur médaille à ces femmes, ou qu'on leur interdise toute compétition. (Et si on accepte les femme trans, alors faudra accepter évidemment les homme trans dans les compétitions masculines, évidemment (imaginons une championne de la NBA qui vivrait une dysphorie de genre, elle a les performances de ses homologues masculins.)) Dans ma tête, le champs d'étude de la compétition sportive est déjà glissant : compétition et justice sont antinomiques, si on y regarde bien. On est obligé de commencer par ce paradoxe de départ. Par ricochet j'entends par là que la compétition, à l'échelle mondiale, fait qu'on va déjà chercher des physionomies bizarres chez certaines ethnies pour favoriser des champions nationaux (je pense aux équipes chinoises de basket, comme exemple parmi tant d'autres). Pour digresser, ça ravive plein d'éléments mal digérés : - Il y avait eu le débat de cette femme africaine, championne olympique, qui avait été détectée intersexe, après, à son insu. A mon souvenir, il y avait eu retrait puis restitution de médaille, on lui avait bien bousillé sa vie sociale. Tout un mélodrame. Ce qu'il y a de bien avec cette histore, c'est que ça rappelle qu'il n'y a pas de binarité homme femme : certaines mutations génétiques font des corps de femme avec des chromosomes XY, sans parler de tous les hermaphrodismes. ((Autre digression : On peut être intersexe sans le savoir. Pendant des décennies, les obstétriciens opéraient souvent les bébés intersexes à la naissance pour en faire des petites filles, avec l'accord des parents) - Au début des jeux olympiques modernes, d'hivers, il y a des hommes qui se déguisaient en femme pour gagner des médailles. Avéré. Il y a 4-5 grandes championnes où c'est connu. A l'époque on n'osait pas mettre une femme à poil durant les contrôles. ((En écrivant ça, d'ailleurs, on n'ose actuellement pas toujours mettre les hommes à poil quand ils pissent pour les test d'urine. Pour tricher à un test d'urine, ce qui dépasse de la braguette c'est un faux pénis en plastique relier à des fausses couille, le tout relié à une poche à urine "clean" qu'on presse pour mimer la mixtion.)) - Le dopage en jouant sur les hormones existent depuis belle lurette, et chez les femmes aussi. Avec les hormones mâles. Et il y a l'histoire des nageuse es-tallemande qui jouait sur les hormones de début de grossesse, mais ça je ne sais pas si c'est une légende urbaine. - Le plus GROS dopage actuel, tabou, ce sont les avantages à long terme d'une cure de stéroïde. En gros après quelques mois d'arrêt vous êtes clean, vous passer les tests. Or si vous avez eu une cure autour de vos 18-22 ans, disons, et bien vous allez débloquer des muscles et des performances (avec l'entrainement), que vous allez conserver sur des années, et que vous n'auriez pas eu autrement. C'était un point du documentaire arte d'il y a 2 ans. L'optimisation des performances passent aujourd'hui par le fait de connaître les différentes molécules, leur rémanence dans le corps, et leur détectabilité par les tests chimiques opérés. (Et certains organismes d'état, de contrôle, servent à blanchir le dopage (ex : la russie, mais la dérive est partout possible) (qui reçoit l'alerte?). Je suppose aussi que malheureusement les athlètes peuvent être dopés à leur insu. (Si vous regardez le football américain, les joueurs continuent à gonflé de leur carrière universitaire à leur carrière professionnelle) - En dézoomant le débat, il y a des mouvances féministes qui rejettent les femmes trans, qui ne considère pas les femme transgenre comme des femmes. Elle sont requalifiées de TERFs pour "trans-exclusionary radical feminists". Pour caricaturer, la femme trans passe encore pour encore un homme qui vient prendre la place d'une femme, pour la représentativité dans les média, pour un poste à responsabilité, etc. - Encore un débat qui oppose des femmes à d'autre femmes. J'y vois une résurgence d'une méchanique patriarcale : on met deux groupes de femmes activistes et on essaie de les amener à se délégitimer mutuellement. (cf le mouvement "balance ton porc" contre la pétition "liberté d'importuner" signée par Lahaie et Deneuve) - Autre truc évident auquel on passe à côté : une femme transgenre ou un homme transgenre, c'est quelqu'un qui a la vie sociale de son nouveau genre tout le temps. Elle n'est pas en représentation. C'est pour la vie, c'est pas par opportunisme pour augmenter ses chances de gagner des médailles. C'est ce que répond Contrapoints à l'argument "et moi je suis un hélicopter" : personne ne joue de jour de nuit à être socialement un hélicoptère. Ici je ne pense pas que les trans championne ai changé de sexe juste pour augmenter leur chance de gagner des compétition, hors c'est ce préjugé que la polémique attise dans l'inconscient collectif. (Supposition tirée par les cheveux : Aux JO, la gymnastique rythmique et et la natation synchronisée sont réservées aux femmes. Imaginons que les femmes aient un avantage de souplesse et de formation dans ces compétitions. Si demain les JO ouvrent ces compétitions aux hommes et créent de nouvelles médailles, je ne pense pas que des femmes fasse la transition FTM car elles auront un avantage à concourir contre des hommes.) ((Déjà qu'il y a des choses pas glop' pour ces gymnastes adulescentes, comme souvent les retards de croissance et les aménorrhées sur des années, la carrière qui s'arrête à 30 ans, l'argent limité, et l'interdiction de dire "olympique" dans leur contrats de pubs...)) Ahem, je n'aime pas le sport de compétition. Mais j'ai envie de conclure en disant que le sport amateur contribue à une bonne hygiène mentale. Il faut inciter les femmes et les homme trans à pratiquer un sport. J'ai une amie trans, 2 autres copines trans, et je prends des nouvelles d'une demi douzaine de femme et homme trans à intervalle régulier : Avec la dysphorie de genre, et les formes d'exclusions sociales -à commencer par le chômage plus élevé qui incite à rester chez soi-, il y a des syndromes post traumatique (PTSD). Par comorbidité elles sont conditionnées à choper d'autres troubles mentaux. Or l'activité physique est un gros facteur de bien-être. Si on leur fait comprendre que les milieux sportifs les excluent, que les trans n'ont pas de championnes et champions sportifs, on les incite à se priver d'un outil de santé psychique.
  3. Aoh

    La chanson du vendredi

    "neverending party"
  4. Aoh

    Droits LGBTI France / Monde

    Ca me rappelle une anecdote rigolote (quoique ...), que racontait récemment une amie traductrice sur son blog :
  5. Aoh

    Nintendo Switch

    Rangez moi parmi ceux qui trouvent cette esthétique craquante. Elle me rappelle la tronche des cadeaux qu'on offre aux amis qui viennent d'avoir un enfant. Vous savez, ces boutiques pleines de jouets articulés en bois peint, de peluches marionettes chaussettes, et de machins tout rond en plastique coloré. Le genre de jouet qui rend gaga celui qui offre, gaga les parents qui recoivent, mais pas encore bébé, qui remplit ses couches. Le jouet trouvera son usage plus tard, pour raconter des histoires du soir. (Et les râleurs qui veulent la vieille version n'ont qu'à resortir leur game boy ou game boy color)
  6. Fistuline : Ok pour tout. C'est drôle de se dire, que pouvoir être vététarien/végétalien est presque inédit dans l'histoire de l'humanité. Hormis la carence en B12, ce régime se rapproche le plus de deux trucs qui ont existé : le régime des pauvres à certaines époques (beaucoup de fèves, peu de viande), ou la distinction sociale en inde par l'alimentation (végétarisme dans la caste des prêtres (brahman ) -ségrégation et violence sociale donc beurk-, bouddhisme, bishnoï) J'ai envie d'apporter l'autre versant du cannibalisme : le fantasme sexuel de la vorarephilie. C'est à dire être excité par l'idée (et non la réalisation) d'être avalé, d'une bouché et sans blessure (un peu comme une huître), par l'autre. En gros c'est un fantasme de fusion. C'est un peu comme quand tu te réveilles avec ton chien endormi sur toi, avec la chaleur et dans la brume de la reprise de conscience, tu ne sais plus trop ou tu finis et où ton chien commence. Pareil avec la grossesse avec la mère. Et même les extases mystiques ont de ça. Je me demande si Thérèse d'Avila, moins que de se faire pénétrer comme par une flèche d'or, il n'y a pas aussi concomittament l'idée de s'enfiler toute entière dans dieu, quand lui prenait des "élévations". Être à la fois l'acteur de l'action et l'objet de l'action, dévorant et dévoré, ça ressemble à certains vers de Rumi "à la fin je ne savais plus, qui de moi de lui, qui était l'aimant, qui de moi de lui, qui était l'aimé". A une époque j'ai lu que c'était un fantasme qui concernait plus les adolescents, de façon très diffuse et passagère au début de *ahem* la découverte de son corps, et après tu t'en fous. -ce qui correspond à mon vécu-. Et là je me rapelle que le thème du topic c'est "Vegans ? Recettes, littérature, bonnes adresses ..." *ahem* *ahem* Vous avez encore faim? (P.S. : Katy Perry est végétarienne) Sujet très intéressant : - il y a l'insulte "soy boy", alors qu'en fait ces boîtes contiennent souvent beaucoup de protéïnes de soja - ce type de boîtes pullulent parce qu'en fait il n'y a pas de débouchés professionnels pour les gagnants de concours de culturisme, ils se font récupérer pour prêter leur image à des produits alimentaires ("endorsment") (m'enfin même les gagnants de jeux olympiques vivent mal. A part les célébrités, les gagnants paient souvent leur équipement de leur poche, et même en cas de victoire ils ont énormément de mal à obtenir des sponsors/des contrats de pubs, car la fédération olympique leur interdit formellement d'utiliser le mot "olympique" dans leurs pub) - il y a une culture du résultat sans effort, ce qui n'est pas du tout la réalité du culturisme. - le mot "bigorexie" est ce qui décrit le mieux le bodybuildisme, quand tu prends des stéroïdes. (ce néologisme et cet angle de vue sont très récent) Comme l'anorexie, il y a une dysmorphophobie à une échelle pathologique, sauf que le culturiste se trouve toujours chétif même quand il est déjà énorme. Un anorexique va mal prendre qu'on lui dise "tu as l'air d'aller mieux", car il va se demander si tu sous-entend pas qu'il a pris des formes, un bigorexique va mal prendre qu'on lui dise "tu as l'air plus en forme" parce que dans le language courrant ça veut souvent dire "tu as maigri c'est bien" or il veut devenir toujours plus volumineux. Et si tu as cotoyé des culturistes, leur sujet de conversation favori c'est une obsession autour du régime alimentaire, presque plus que les programmes de mouvements musculaires. C'est aussi ce qui bouffe leur quotidien, parce que quand ils ne sont pas en salle, ou au boulot, il faut qu'ils mangent 5 fois par jour. (et -à ce qui paraît- bouffer autant de protéine ça fait péter comme une vâche. Adieu glamour.) Un haltérophile vegan allemand (sans prise de stéroïde, si tout va bien) se faisait un énorme hoummous chaque jour. Les grosses boiboitent c'est aussi pour gagner du temps sur le temps de cuisine, mais moi j'apprécierais pas de pas savoir la composition exacte (ce qui est malheureusement le cas aux USA).
  7. Aoh

    Jeux vidéo

    J'avais laissé tombé mon pavé, mais j'ai encore envie de répondre. Dans Tomb Raider - Ils aurait pu nous faire apprendre un peu de maya. C'est facile désormais, depuis quelques années on sait quasi tout déchiffrer. Super documentaire arte partie 1 ; partie 2. Spoiler de pourquoi c'est facile d'apprendre par exemple "guépard". Digression : pareil pour apprendre l'égyptien hiéroglyphique. Les chiffres mayas sont juste un petit indice dans le jeu. (Les colonnes qu'on tourne, pour ouvrir les portes juste avant l'endroit où on s'attend à trouver"la boîte") Dans Atlantis II, les chiffres mayas étaient dans une énigme obligatoire à la résolution au jeu, mais le jeu était très chiant donc c'est pas un bon exemple. La mythologie était complètement optionnelle. Dans le let's play allemand, (belle voix allemande pour Lara) j'ai aimé toutes les occurences sur les dieux mayas. Mais c'est complètement optionnel. Et même y'en a trop partout. J'ai été déçu que pas mal de descriptions soient de gros copié collé de wikipedia. - On peut intégrer un générateur de solutions aléatoires, pour qu'il n'y ai pas de soluces toute faite Ainsi ça recréerait le contexte des années 90-2000, où on n'avait pas accès facilement à une soluce. (téléphone payant, internet par Aol, pas d'illustration vidéo de la soluce) Le jeu "9, the last resort" fait ça et date de 1995. C'est un jeu à la Myst où la solution de l'énigme musical centrale va changer à chaque partie. (La gamme chromatique est associée à une suite de signes, la correspondance change à chaque partie. Il y a aussi une suite de symbole qui représente qu'il faut faire tel écart entre deux notes.) Je pense que c'est possible de faire un générateur aléatoire de soluce d'énigme, de niveaux, et de noms de PNJ. Non pas que j'ai envie de troller, mais simplement je trouve qu'on ne mérite pas sa progression dans l'histoire, dans ce jeu. (dit le type qui a regardé un let's play) On refait les mêmes combats d'infiltration contre des humains, des jaguards, des passages survie dans l'eau. Ca c'est du remplissage. Quand j'ai vu la fin du let's play, c'est vrai que c'était chiant. On te ressert une tranche de temple maya sous-terrain, dans les mêmes textures déjà croisées. Le n°2 des méchants tombe vite et facilement, avec son tank. Et le combat final est longuet, répétitif et bourrin. Passé le passage dans l'église où tu récupères la boîte, j'avais ma dose de jungle, j'attendais un changement complet de lieu. ; Par contre j'ai trouvé cool de s'allier avec la tribu de troll, et le clin d'oeil au serviteur de thé dans la vidéo de fin. Je retiens que j'ai beaucoup kiffé le village caché. J'ai aimé les accrobatie dans le vide, à coup de lancé de grapin, ainsi que le passage de la tour avec ses mécanismes en bois qui tournent.
  8. (détail de traduction "status symbol" est l'équivalent français de "signe extérieur de richesse") Ton étude ne présente pas son protocole, ni l'étendu de son échantillon de personne. Le site la classe comme une étude psychologique, et les deux auteurs viennent d'une école de commerce en Australie. C'est un peu "what the fuck". (et ça m'arrange car j'allais pas lire des tonnes de pages) ((note à moi même : apprendre le néerlandais. Ce groupe néerlandais qui a un quasi monopole mondial sur les publications scientifiques, rend intéressant d'avoir français, anglais, allemand ET néerlandais)) Je n'aime pas qu'on légitime "La fierté de la viande" comme inhérente dans les comportements sexuels chez l'humain. (chez l'homme pour séduire la femme) Je serais un commercial qui essaie de soutenir la consommation en viande, je m'en servirai comme justification à ma narration/storrytelling pour vendre la viande comme produit de luxe, d'exception. Ca court-circute les pensées rationnelles de "pourquoi je mange ça au quotidien?". D'ailleurs c'est déjà ce que fait Charal : ce sont des pub sur un fond noir, le métallique des couverts, bref le code couleur rappelle le "noir et doré" qui est un cliché du luxe. Pu qu'à mettre la barbaque dessus pour faire saliver, même si en fait un steak haché fait avec une centaine de vâches et avec trop de gras (plus y'a de gras, moins c'est fait avec des parties nobles). L'étude peut être facilement biaisée. Quand l'étude parle de viande, à mon avis elle ne parle pas de montrer à sa petite amie potentielle qu'on mange chez KFC ou Mac Donald. Pourtant c'est ce qui se rapproche le plus de la consommation quotidienne de viande dans les désert vert américain. Le signe extérieur de richesse, le cliché de série télé, c'est de l'invité au restaurant "chez pierrre" avec tout le decorum, où il y aura de la viande. Et moins que limiter sa consommation en viande, la fille va vouloir limiter la note. Le rôle sociétal pour elle c'est de toujours prétendre qu'elle surveille sa ligne, et prendre une salade, avec la sauce à part. Autre exemple, si tu es dans un pays ou une région où l'élevage est le produit d'export (Australie, Nouvelle-Zélande, Argentine, etc.), je comprends qu'un peu de fierté nationale se mélange au fait de consommer de la viande. Bref, l'argument selon lequel c'est inné, c'est l'évolution qui fait que les hommes se vantent de manger de la viande auprès des femmes, demande d'écarter beaucoup de conditionnement sociétaux qui viennent polués les résultats. J'apprécie la culture de la viande à la française, façon musée, comme réservoir de connaissances pour marier les saveurs. (je ne souhaite pas la surconsommation de viande) Sur le plan historique c'est très intéressant. Tout ce qui est autour du rassiessement pour créer des arômes et des textures, c'est chimiquement passionnants. On est un pays de bien nourri. Historiquement les spécialités alimentairent sont relié à des modes de conservations de la nourriture. (fromage pour conserver le lait ; fumer le poisson pour le conserver ; avoir un couple de vâche comme fortune pour nourrir ses enfants ; peut-être jambons fumés et saucisson ; beaucoup de charcuteries sont aussi des détours pour utiliser toutes les parties de la carcasse (sang dans le boudin ; paf ici la cervelle ; la les poumons ; là le museau). C'est pu le cas actuellement, les gens boudent les abats. Après les pièces qu'on vent au détail, il y a les parties moins intéressantes qui peuvent être cachée dans des steak, puis y'a aussi ce qu'on peut cacher dans les croquettes pour animaux de companie, et les os et le reste de chair peut être chauffer pour obtenir la gélatine (comme déchet revaloriser) (qu'on retrouve jusque dans les dentifrices ; youpi mon dentifrice est pas hallal!) (ou les "tallowates" dans les savons, fait de gras animal transformé). Je suis plutôt de l'avis de Contrapoints pour expliquer le repli de "la fierté de manger de la viande". Elle raconte dans une vidéo une situation fictionnelle. Dans un lieu public, deux personnes voit des végétarien/végalion à la table d'à côté, alors qu'elles s'apprêtent à mordre dans leur hamburger. Elles se mettent à ronchonner, comme si elles avaient l'impression que les végétariens leur imposent sous leur nez leur mode de vie. La raison en est que, dans leurs cerveaux, si elles voient que 2 végatariens existent, c'est qu'ils ont forcément une bonne raison pour ça, et ça ça gène les mangeurs de viande, ça les force à réfléchir. (Je ne retrouve plus dans quelle vidéos c'est). En gros ça met les mangeurs d'animaux dans une situation de dissonance cognitive, ils se demandent pourquoi on ne mange pas d'animaux. Ils le vivent comme une micro-agression, et c'est pourquoi leur propos, alors qu'on leur a rien demandé, c'est souvent des arguments débiles. (genre "vos végétaux ont aussi une emprunte carbone" -merci Einsteint-, "vous vous croyez meilleur que nous?" -euh, un peu?-, "moi je soutiens l'économie française de la viande" - é_è -, etc.) Le dessinateur Boulet avait fait des dessins rigolo "la viande c'est la force". C'était pas un trip viandard, juste le fun regressif d'un trip "dinosaure" "homme des cavernes" et vouloir acheter des céréales du matin avec des illustration bad ass sur les boîtes. (par opposition à la tendance des chatons, du cute, et de l'infantilisation pour les boites de céréales) Or l'ironie c'est qu'il est passé végétarien depuis plusieurs années maintenant. Donc je ne pense pas que "la fierté de la viande", cette réaction de repli, décrive la tendance future, comme une sorte de contre-résistance qui prendrait de l'ampleur. Je me méfie que ça soit réutiliser comme argument pour profiter des cons. (gros filon la connerie)
  9. L'affaire Baupin, nouvel épisode Quelle ironie. Baupin a été sauvé par la prescription. Mais c'est parce qu'il contre-attaque avec cet autre procès en diffamation -le culot!-, que les victimes peuvent enfin témoigner publiquement, et le procès médiatique enfin culminer. ((Digression : Ca me rappelle la tentative de perquisition de Médiapart de cette semaine : c'est tellement maladroit de la part du procureur, promu par Macron contre l'avis de la magistrature, qu'on se demande si c'est pas fait exprès. Ici dans l'affaire Baupin, ça permet indirectement au parti de laver son linge sale en public, enfin. Le procès en diffamation est dégueulasse, mais il va permettre aux victimes de se faire entendre, et à l'opinion de se réconcilier avec l'image du parti écolo, et aux membres du parti de faire le bilan et d'améliorer l'ambiance et la confiance. Dans le cas de Médiapart, le procureur pouvait anticiper que, si Médiapart apprenait que la perquisition était "refusable", ils auraient une réaction épidermique dans tous les média juste après, avec un débat public sur la dépendance de la nomination/promotion des magistrats du parquet au pouvoir exécutif) On retombe sur le vieux distingo "d'avant" entre viol et viol. Les fais reprochés ne sont pas suffisamment graves et graphiques : les défenseurs se "sentent encore autorisés" à relativiser les faits et à donner dans le déni. Ils devraient faire profil bas. L'inconscient collectif n'a pas encore bien imprimé que les violences sexuelles et le harcèlement font de gros dégâts, bien visibles, et commencent bien avant toute "relation sexuelle". Nous vivons dans un monde de représentation où la télé nous habitue à des exemples très gores. Grosses pénétrations pas consenties, truc caricaturaux. (Le sexe et la violence font vendre. La violence réelle est crue et terriblement banale, celle de la télé est esthétisée. Punir un méchant permet au spectateur de s'autoriser une jubilation sadique (/!\ TW) ) Diffusons encore le triangle sur la culture du viol et la gradation des violences sexuelles. Les victimes parlent bien du climat psychologique dégueulasse qui a régné. Harcèlement. On n'est plus dans la drague lourde. Un con se jette sur toi dans les WC, qui te traque dans ta chambre d'hôtel ou genre devant ton domicile, qui te pelote, alors que t'as même pas initier de drague. (C'est même l'aspect pervers que dans cette situation tu te demande ce que toi t'as pu faire de travers. Qu'est-ce que t'as pu faire qui ait pu être mal interprété comme un signe de drague.) Voynet ou sa femme qui disent que c'est un brave gars, que son comportement reste normal, préfèrent juste se mentir. Il leur faudrait admettre que y'a un gros problème et déjà des dégâts. Pourtant les gens commencent à savoir que les harceleurs existent, et que tout milieu de travail est susceptible d'être atteint. C'est pas juste le parti écolo. Quand tu en es au stade, où au sein de ta structure, les gens se mettent en garde contre untel, qu'une organisation parrallèle se fait faute de réponse appropriée, c'est qu'on est déjà dans le harcèlement. ======= La brigade du lol J'ai appris la news avant-hier, et je suis content d'en voir un écho sur ce forum. J'<3 ce forum Je pense tout comme vous. Ca me permet de bifurquer : Vous citez le mécanisme adaptation qui fait que des cons emboîtèrent le pas aux harceleurs, et même des connes. Par digression, ça m'a fait m'interroger sur le mécanisme d'adaptation, actuel, qui est de se revendiquer "féministe" parce que maintenant c'est la force dominante. Pour eux c'est une mode. Combien de ces affirmations sont sincères? Ca fait beaucoup d'agresseurs qui se disent repentis, à la "je suis féministe, maintenant", "c'était avant, j'étais jeune", blablablah... Ici ce sont des rédactions, des journalistes, qui ne traitaient pas forcément directement de politiques, et pourtant... ça m'a donné l'impression de gens qui, bien avant d'être chopé, ont retourné leur veste comme le font des politiciens. Un jour le sens du vent c'est de harceler, l'autre jour le sens du vent c'est d'être me too. (Je préfère certes ça, genre à la "fake it till you make it", même si je déplore le manque de substance, et parfois l'hypocrisie du truc.) Moi j'ai plutôt l'habitude de l'inverse, de lire des journaliste d'opinion à la démarche sincère et transparente. Ils enracinent leurs réflexions politiquement, ils combattent pour des causes. Je n'étais pas habitué à voir des journalistes apolitiques, qui peuvent se permettre de papillonner, léger, qui peuvent faire la girouette, qui font leur shopping idéologique du moment, qui imitent, selon ce que ça peut leur apporter professionnellement. Là j'ai analysé un mécanisme d'adaptation où des gens se disent en faveur de amélioration des droits des femmes, juste parce que c'est dans l'air du temps, parce qu'il faut afficher son progressisme, parce que c'est un pré-requis attendu. ((Coïncidence : la même soirée j'ai lu un peu les twitter de Nadia Daam, et de Caroline Fourest. Dans le fil d'info de Caroline Fourest, il y avait le débat sur l'idée d'une loi pour interdire les thérapies de conversion d'homosexuel, dans les structures religieuses. Il y avait un mec repenti... ambigu, car, même si aujourd'hui il fait genre son coming out et regrette, bin pendant des décennies il a cassé psychologiquement du pédé à la douzaine. Je pointe ici la stratégie de communication sans arrière-pensée : jouer le repenti ça marche très bien à l'américaine pour les scandales (sexuels) des politiciens et des religieux, ça marche auprès du public religieux/conservateur. Alors que le public, disons intellectuels et/ou activistes va préférer vérifier et mettre tout à plat : faire le compte de tous les dégâts, ne pas oublier, pardonner éventuellement -mais pardonner est un sentiment intérieur personnel?- Bref les messages bien mou et généraliste pour s'auto-excuser, ça fait tartuffe. Jouer le repenti c'est jouer la carte de l'émotion, au détriment de la rationalité. Ca me fait penser à la caricature de Jack Lang par Laurent Gerra "Ca c'était avant, j'étais jeuuune, j'étais fou", quand il s'agit d'erreurs politiques qui remontent à la semaine dernière. Avec un bon don théâtral, même il y a quelques secondes, c'était "avant", tout le passé est "avant...". C'est une répartie passe-partout, et donc, genre, qui ne vaut rien.
  10. Aoh

    Nintendo Switch

    Les JV vivent un âge d'or, les formes sont si diversifiées que personne ne peut se dire expert sur le sujet. Ce serait un job à plein temps. C'est le coeur du sujet. Les autres acteurs semblent trouver le terrain trop casse-gueule pour investir, et proposer leur propre modèle de console portable. On a connu microsoft, apple, sony, incroyablement plus vorace pour gagner des parts de marcher. Je n'en reviens toujours pas que microsoft ait réussi son pari avec la x-box, je ne croyais pas qu'on puisse imposer une console à coup de millions. Les joueurs avaient déjà leur marque fétiche. Tu cites sega : how the mighty have fallen, ça fout la pétoche hein?! La vraie concurrence, ce sont les jeux sur téléphone portable, les tablettes, les petits ordinateurs, et les consoles que les gens ont déjà. L'époque est au multi-support et il en faut beaucoup pour inciter les gens à acheter encore un écran. Si tu ajoutes une manettes usb, l'émulation comme une forme de retrogaming gratuit, le moddage facilité, alors les constructeurs ont moins envie d'investir dans une nouvelle console phare, et les utilisateurs avancés de payer pour un univers plus verrouillé. De plus, la mode n'est plus aux contrats d'exclusivités entre développeur de jeux et constructeur de console pour s'assurer un catalogue différents des concurrents. 1° Donc Nintendo a raison de mettre en avant ses licences internes, comme Zelda [mode troll : on] et les metroid, quand ils sortent comme promis au lieu d'être repoussé indéfiniment. Car j'imagine que beaucoup de gens ont acheter leur console en fonction des promesses de sortie. La confiance des clients, dit autrement, son image de marque, en dépend. La Nintendo a un beau produit avec la Switch, elle apporte un peu d'expériences vidéoludiques nouvelles, a un prix correct (entre le budget d'un adulte et le "papa maman, si on groupe noël mon anniv et ma fête est-ce que je peux avoir la switch?!"), avec une portabilité sur l'écran du salon. La portabilité est un peu un gadget, mais soit. Si elle ne sort pas ses licences phares, elle va démériter. 2° Autre point fort Nintendo, le multijoueur et l'effet "appareil à raclette". A côté des bons jeux stars, le gros contingent des jeux nintendo sont des jeux multijoueurs assez médiocres, mais qu'on ressort quand on reçoit des amis. La wiimote, la balance wiifit, et la caméra qui détecte les mouvement, c'était des gimmicks. Ca n'a pas été la révolution annoncée, mais au moins elles marchaient. (ça change de ce qui arrivait avant (tous les gadgets Nes) ; ou des catastrophes industrielles des autres marques (la n-gage)) 3° L'avantage d'une console, c'est l'ergonomie. La machine est livrée clé en main. La switch arrive à satisfaire les adultes, à être une console d'entrée pour les jeunes, sans faire "pâtée toute faite, en boîte de conserve". J'admire cette ergonomie. Par contre, je me tâte en songeant à l'univers verrouillé. C'est un peu comme l'obsolescence programmée des imprimantes. D'un côté je me dis "c'est dégueulasse", de l'autre je me dis "si les gens ne sont pas forcé de racheter, peut-être que la boîte va couler". Bin là c'est pareil, à la fois je me sens trop fliqué par la marque -c'est pas pour moi-, de l'autre on sent que la marque flippe et a besoin de maintenir son public captif -et je comprends cette peur de la mort-. Sega a coulé. Sony Erikson et compagnie se sont fait remplacé par les smartphone d'apple et samsung. Tous les dix ans des gros acteurs se gaufrent et d'autres apparaissent malgré l'univers hyper concurrentiel, c'est comme ça que je m'explique l'aspiration hégémonique des gafa, ils ont envie d'installer leur puissance sur les décennies. Nintendo c'est spécial, c'est un peu comme Guerlain pour les parfums. Ils sont spécialisés dans les JV. Si ils se plantent en JV, ils ne peuvent pas compenser par les ventes d'une autre branche. (Mais la marge des JV est tellement juteuse quand ça marche que je ne pense pas qu'on puisse se vautrer, et disparaître en quelques années). Je dis ça pour le côté folklorique : les zaibatsu -le modèle des SARL japonaises- sont d'ordinaire connu pour se diversifier à outrance. Je prends note. J'ai peut-être un réflexe idiot, quand je suis rassuré à l'idée que, tant que je peux racheter d'un côté la console, de l'autre le jeu, et dans ma main une carte mémoire, mon jeu est pérennisé et bien à moi. Moui, mais pour les marques l'argument écologique est marginal, je pense. Ca sonne un peu comme un descriptif commercial régurgité par un fan. Je ne veux pas être de mauvaise foi, car je ne sais pas les proportions : les réseaux internets et la conservation des données en ligne consomme aussi du CO². Une cartouche est réutilisable, et peut avoir plusieurs vies. Elle ne dépend pas de l'implantation de l'internet haut débit dans ta région du monde. Il y a la question sociale des emplois de l'ex chaîne de distribution des consoles et cassettes. C'est un virage déjà très amorcé, mais c'est un peu moche que la relation donnant-donnant, entre marque et boutiques, finisse pas un coup de couteau. Toutefois ce n'est pas le 1er secteur d'emploi bousculé par le net 2.0... Une cartouche peut être mise dans une vitrine. C'est un peu comme les bibliothèques de livre : les gens ne se font pas questionner en interview avec pour fond d'image une étagère avec une clé mp3. :D "mille fois moins performant" sonne aussi comme un argument commercial absorbé sans recul (...qui rappelle la guerre des consoles quand on agitait des gros chiffres). Jusqu'à récemment, on ne pouvait pas prédire que la technologie SSD prendrait le relai, et aiderait à assurer l'ultra HD ((une précision d'image avec 1080 pixel de hauteur)). Les graphismes c'est bien, surtout pour se démarquer dans ce concours de bits, mais au final ce sont rarement eux qui font un bon jeu. Ils ne sont plus le facteur limitant. Je préfère rappeler que l'offre actuelle est issue d'une chaîne de causes et de conséquences, plutôt que d'y voir un fatalisme, un "c'est ça ou rien". La connexion internet imposée, c'était dispensable pour bien des jeux. C'est juste qu'un constructeur ne peut pas anticiper si sa protection va résister aux hackeurs assez longtemps. Ca me chiffonne quand même que le constructeur sache exactement toutes mes habitudes de jeu. L'appareil contient une caméra, un micro, mon numéro de carte bleue... tu vois le topo. Je préfère une forme de séparation des pouvoirs, une forme de contrôle personnel, et pas juste m'en remettre à la confiance et une image de marque. Ils y a des prédispositions génétiques/familiales aux addictions. L'épisode de South Park était très bien pour l'expliquer : les entreprises, qui proposent un produit addictif, ne proposent pas un produit normal à des utilisateurs raisonnés. Elles visent les 2% de la population qui ont une faiblesse pour obtenir la majorité de leur chiffre d'affaire. Et l'utilisateur lambda ne sait pas forcément dans quoi il met les pieds. Je reste vigilant et j'estime que le sujet vaut qu'on en discute. Si la technologie permet désormais d'installer un débit de jeu à gratter dans mon salon, sur une console pour adolescent (et adulte), j'ai le droit de lever un sourcil. Dans les grands média, il y a désormais des jeunes pour recadrer la ligne éditoriale. Les reportages à là "ça rend violent" ou "ça rend asocial" sont moqués.Ta logique conflictuel "nous" contre "les autres" est biaisée. Il n'y a ni à diaboliser les media tradi, ni à trouver refuge dans la confiance envers les marques. La psychologie humaine est ainsi faite que si tu laisses une zone d'impunité et les moyens de gruger à des humains, ils vont en abuser. Certaines déductions s'avèrent justes, comme le fait que les jeunes adultes sont plus souvent accroc, car ils trouvent les JV une forme de reconnaissance sociale / valorisation qu'ils n'obtiennent pas IRL. ((digression, argh! : Ce qui est un peu la même déduction que pour le débat sur les opiacées. Certains médicaments courants prescrits aux USA rendent aussi addicts que les drogues illégales. Simplement on prescrit ces médicaments à des gens mieux intégrés en société -leur vie ne tourne pas autour de ça- et voilà pourquoi ils ne deviennent pas systématiquement accroc. Tandis qu'on marginalise les junkies et ça contribue à les maintenir dépendant. )) Pour décrire un bon jeu vidéo, on parle de sa capacité d'immersion. C'est le critère employé depuis des décennies. Quand je voie les développeurs viser des phénomènes d'addiction réflexe, plus basique, par envie de copier sur les freemium, je ne peux m'empêcher de subodorer une tentation de la facilité et un abaissement chez eux. Après tu as raison, y'a plein de jeux vidéos indé, et de formes de jeux, y'a pas à ce plaindre quand on sait choisir.
  11. Tu as tort sur ce point. Dans son mode opératoire, c'est après les refus répétés d'interview (ou le silence) et un long délai, que Elise Lucet fait un passage en force. Elle et ses équipes laissent donc aux boîtes les moyens de mettre en place une communication de crise. Mais comme elle met le doigt sur la vérité génante des industries, parfois des secrets de polichinelle, j'imagine que ça crée des dysfonctionnements aussi à l'intérieur des boîtes sur "comment répondre de façon structurée". Personne n'aime admettre à soi-même qu'il travaille pour darth vador. En tant qu'employé on a une vision compartimenté, et non globale (et plus rarement encore éthique) de son entreprise. J'ai peut-être tort sur ce "cash investigation" là. Je ne l'ai pas encore rattrapé. J'appréhende un peu, pour les raisons que vous avez cité. Néanmoins Elise Lucet sait pondérer son action à chaque niveau. J'ai confiance. Par exemple quand elle attaquait l'industrie du plastique à travers l'eau en bouteille, elle ciblait Coca-colà. Mais elle se gardait bien d'attaquer en même temps Evian (Danone), Vittel (Nestlé), alors que c'est pourtant plus "français". Et je pense que la logique interne et de ne pas faire perdre des annonceurs qui achètent du temps de publicité à france télévision. Donc je partirais sur le postulat que même quand Elise Lucet attaque le glyphosate, plutôt que la chasse aux sorcières, ce qu'elle veut c'est inciter à plus de débat sur ce pesticide dans la société, et ses avantages comparés par rapport aux autres pesticides, par rapport aux quantités déversées leurs effets et leurs rémanences. (je ne savais pas que la bouillis bordelaise restait très longtemps dans les sols)
  12. Aoh

    Nintendo Switch

    J'ai appris que la switch était, genre, la console portable la plus vendue. * Donc je pense que Nintendo va la garder un petit moment, et ce futur metroid a plus de chance de sortir sur ta console. D'une façon générale, Nintendo maintient ses consoles portables assez longtemps. Néanmoins tu ferais mieux de laisser tomber. Tu formes trop d'attentes, et le délai est trop long selon moi. Rien n'assure que ce Metroid du futur soit un ... metroid (un labyrinthe, avec des pouvoirs à acquérir pour accéder à de nouvelles zones). Euh... rejoue à des Castlevania de GBA? (me tapez pas, j'essaie de proposer des trucs) * Plus exactement, mon ressenti c'était "Ah? il peut encore y avoir une console portable dominante, malgré toute la concurrence?" Parlons des grandes tendances qui se dessinent. Bizarrement ce sont les modèles économiques qui sont en mutation. Et en tant que consommateur, on ne compare plus forcément le catalogue de jeux ou les performances de la console, mais comment la marque nous flique et nous fait payer Avant on investissait dans une console pour son catalogue de jeux, actuel et futur, et on achetait des supports physiques (cartouche, CD). Il y avait un marché de l'occasion. Et dans l'ensemble les consoles marchaient assez longtemps. (la Nes est un contre-exemple, les dents de lecture s'usaient) Aujourd'hui on achète les jeux en dématérialisé. La marque rapatrie plus de marge en évitant des intermédiaires (revendeur, usine à cartouche cd ou dvd), et se fait moins concurrence avec ses anciens jeux sur le marché de la revente. Les marques profitent de la liaison internet imposée pour contrôler qu'on n'a pas piraté les jeux. On n'est davantage vulnérable à certaines dérives : 1° Si une marque coule, elle peut abandonner une console, son magasin internet, sa plateforme, et ses réseaux pour le multijoueur. Votre console n'est plus qu'un bout de plastique. Les "accord utilisateur" qu'on coche sans les lire permettent ça. 2° Les mise à jour sont imposées, et peuvent niquer rétroactivement le contenu d'un jeu. 3° La marque incite à enregistrer sa carte de crédit, et met en avant des jeux addictifs qui pousse à acheter du contenu payant. (Merde, on n'est pas au casino!) Autant de soucis qu'on n'avait pas avec les consoles d'avant, qui fonctionnait "toute seule", (en "stand-alone"). En gros, avec Nintendo, le contrat tacite avec le joueur ressemble encore "au contrat à la papa" d'avant : tu paies en amont, et ça marche. C'est-à-dire que les jeux sont de qualités (compétitifs), ils n'ont pas besoin de racheter du contenu payant (DLC, lootbox) pour être finis, et le service après vente est assuré pour des années, car Nintendo ne va pas mourir par surprise en quelques années. (je fais ma cassandre) Par contre les consoles et les jeux sont assez chers, et on te fait payer assez cher pour les jeux anciens que tu possèdes déjà et auxquels tu voudrais rejouer. A côté, il y a le modèle économique des freemium (un jeu gratuit "free" mais bof, où tu peux acheter des avantages payant pour avancer dans le jeu, qui reste assez bof), les dlc (acheter du contenu en plus : costumes, personnages, quêtes), et maintenant les lootbox. Les lootbox c'est plus pervers, car c'est plus addictif, et les jeux te forcent à acheter les lootbox si tu veux finir le jeu sans en baver. Les loot box sont des avantages payants, mais au contenu aléatoire, comme les sachets de cartes à collectionner Magic ou Pokémon, ou les vignettes panini. Ca incite à acheter plus de trucs pour obtenir peut-être enfin ce qu'on veut. C'est plus addictif. C'est ce qu'on appelle "une boîte de skinner" en comportementalisme. Les scientifiques ont constater qu'une récompense aléatoire incite les gens à s'acharner. Et au sens propre comme au sens figuré, on vous prend pour des pigeons. :D Ironiquement, le débat du contenu payant avait été ouvert avec les polémique sur Warcraft. (à mon avis) Des joueurs vendaient des objets, des personnages, des montées de niveau en marge du jeu contre du vrai argent. Les avis se condensaient pour dire que ça nuisait à la méritocratie d'un jeu (les joueurs sont à égalité, et tu obtiens les marques de distinctions au prix d'effort de temps et d'intelligence -même si l'adolescent, l'employé ou le chomeur n'ont pas le même temps libre- ), et les éditeurs trouvaient comme "sale" cet argent fait en marge du jeu. L'ironie, c'est que maintenant ce sont les éditeurs eux-mêmes qui intègrent ces méchaniques dans leur jeu. L'argent n'est plus sale, et fuck le mérite, comme dans la vraie vie. Bye-bye cette innocence-là. (Le débat de la "casualisation", c'est-à-dire adapter les jeux aux joueurs occasionnels, est un serpent de mer. Le jeu vidéo est devenu un objet de consommation "grand public", et plus un objet de niche. Les anciens joueurs nourrissent une nostalgie.) Certes, cet argent permet aux marques de faire des jeux plus chers avec de plus jolis graphismes. Les sommes sont comparables aux films qui coûtent des dizaines de millions d'euros. Mais je déplore la perte de liberté du consommateur. Je ne vois que le côté flicage du "connexion internet imposé", je ressens comme une micro agression cette façon de me demander de l'argent alors que je suis chez moi dans mon salon. (je vois assez peu le côté "livraison de pizza de chez moi" du truc) Je déplore de ne plus avoir mes jeux de façon tangibles entre les mains, puisque tout peut m'être retiré si l'improbable se produit. Et je trouve assez écoeurant, et paradoxalement révélateur, l'idée que si vous allez chercher votre console au grenier dans 4 ans elle ne marchera plus. (Révélateur, parce que 4 ans après, votre collection de pokémon et vos sauvegardes de jeux n'ont quasi plus aucune valeur émotionnelle pour vous. Quelque part les marques ont raison d'être cyniques) D'une manière générale, je m'étonne de comment le temps passe lentement quand on est enfant, et combien il passe vite adulte. Les annonces de sorties de console me font répondre "ah, ils en sortent encore une?" alors que 4 ans sont passés. Pourtant j'aime me tenir informer, et regarder des let's play.
  13. Il n'empêche que j'/on attendait mieux de Dominique Besnehard. Comme il est gay *, je m'attendais à ce qu'il soit plus féministe, et fasse plus attention à ce qu'il dit à un micro. Besnehard a coaché Ségolène Royal durant la campagne présidentielle 2007. Il connaît la réputation de miso d'Elkabbach. Il a un côté "doux avec les puissants, dur avec les faibles", et toutes les femmes en font les frais. Après Ségolène Royal, voilà encore une femme politique qui reçoit un procès en compétence de la part d'Elkabbach ! Il ne s'autoriserait jamais envers un homme public. Et ça m'énerve énormément. Je n'aime pas Elkabbach. Même quand il faisait "bibliothèque Médicis", quand il a reçu Leili Anvar entre couilles par exemple, j'ai été légèrement crispé tout du long. * gay : et connu, et a connu des décennies plus homophobes, donc je suppose un peu militant sur ces questions. J'associe LGBT et féminisme. Prenons un exemple. J'aime bien Bilal Hassani, candidat pour l'eurovision, mais au bout de 15mn j'ai parfois l'envie de lui donner des claques. Eh bien je ne le dirais jamais à un micro, et, même sans, qu'au milieu de certaines personnes. Pour moi, intérieurement, "donner des claques" est au sens imagé. C'est ma façon de me dire que son débit vocal et son énergie m'ont usé, et qu'il est temps de zapper. (Dans la vraie vie, je ne donnerais jamais de claque, et au pire j'irais dans la pièce à côté.) Mais pour la société, c'est pris au sens littéral. Dans la société, une culture des violences homophobes se perpétue, trop de gens se croit autorisé à taper sur les garçons efféminés. Vu le nombre de violences conjugales incroyablement élevées et très majoritairement infligés par des hommes, ces deux professionnels des media savent très bien qu'une telle phrase va entretenir l'inconscient collectif, celui qui dit "on a le droit de taper les femmes". (La blague de Tex soulevait le même problème) Mention spéciale "quand leurs arguments sont valables, on peut répondre par des gifles, elles n'ont pas droit au débat pour de vrai, elles sont justes tolérées". C'est pas que "aujourd'hui on ne peut plus dire ce qu'on veut", mais "on ne peut plus dire ce qu'on veut sans en porter la responsabilité". Bientôt la fin de l'impunité, et tant mieux.
  14. "Isobel" citée dans "Le journal de la philo" de France culture pour illustrer "être mariée à soi-même" ~5mn 22 janvier 2019 Géraldine Mosna-Savoye "Quelle influence les mouvements LGBT et féministes actuels ont-ils sur la sexualité, sa définition, son discours et son dispositif ? " Lien direct mp3
  15. Aoh

    Jeux vidéo

    Je trouve le jeu très beau. J'ai trouvé les "let's play" très prenant. A la fois, je comprends que tu t'ennuies, le jeu a les mauvais défauts des block-buster. Il reprend cette façon de copier ce qui marche déjà, au lieu de prendre des risques et d'innover davantage : - copie d'Assassin Creed, jeu d'infiltration - jeu survivaliste façon Koh-lanta, avec un peu de RPG saupoudré (montée de niveau, acquisation d'aptitudes) - ambiance souvent "film d'horreur" avec des appels réflexe à appuyer sur telle touche ("quick time event"), mais une difficulté assez plan-plan ("casual") - l'esthétique fait très cinéma actuel, même si la HD est très belle Je suis content que la licence continue à vivre. Je laisse aux créateurs actuels la liberté de faire des jeux différents, autour d'une héroïne différente. Ces Tomb raider ne répondent plus à la même grammaire. Je ne pense pas qu'on puisse revenir aux vieux graphismes carrés, qui rendaient le jeu "plus libre" (on n'était pas pris par la main constamment comme le fait actuellement le jeu, pour trouver son chemin, trouver quoi escalader, et tout ce blabla). Je ne pense pas qu'on puisse revenir à des niveaux à l'architecture illogique, faites de leviers, de serrures et de clés. Je ne pense pas qu'on puisse revenir au même protagoniste "bad ass", assez mutique et psychopathe. Sa psychologie était aussi angulaire et caricaturale que sa modélisation. L'actuelle a des amis, parlent, a un physique plus proche de la normale. On est sur un autre type de dure à cuire. Et je ne pense pas que nous/toi/moi/le joueur puisse récupérer son regard d'enfant/adolescence. Par définition à l'adolescence on s'ennuie, donc les jeux médiocres nous embêtent moins, alors qu'étant adulte il faut vraiment un jeu bon ou addictif pour qu'on daigne faire un détour. ======= A une époque, les vidéos étaient des récompenses. Je me souviens du point de bascule et c'est drôle. Je situe le point de bascule dans un "metal gear solid" -auquel je n'ai pas joué- où l'action était sans cesse interrompue par des vidéos qu'on ne pouvait pas passer. La plaie. Avant, la contrainte forçait les développeurs à inventer quelque chose côté graphisme. Maintenant les machines crachent facilement de la 3D HD, et le budget se compte en millions, mais l'esthétique est trop copiée sur le cinéma. (Chaque gros jeu vidéo a vanté sa façon de repousser la qualité du graphisme. Moi je me souviens de la déception de "World of warcraft" -pas joué non plus-. Je trouvais la gamme de couleur franchement moche et irréaliste. Je n'aimais pas ces détails en fluos, et la lisibilité confuse à cause de tous ces polygones. A l'opposé de la modernité, je trouvais que ça faisait très carton pâte.) "L'esthétique est trop copiée sur le cinéma" : ou l'inverse. Les caméras numériques ont supplanté la pellicule, les effets spécieux reposent trop sur les ordinateurs, donc les films actuels empruntent aux jeux vidéos les mêmes textures et couleurs. On retrouve les mêmes lumières trop vivent. Les peaux parfaites rapellent un chewing-gum malabar, flouté par un filtre photo duveteux. Tout sent le fond vert. Hier j'ai vu un film de 2003 ("The Hour" avec Merryl Streep). C'est au moment d'écrire un petit compte-rendu que j'ai pris conscience que c'était le charme de la pellicule qui donnait son âge au film. L'esthétique "très années 90", un peu Spielberg, c'est parce que la façon de cadrer les visages selon la lumière, ou d'éclairer une pièce, s'adapte à une captation sur pellicule. C'est pas une fatalité, mais c'est l'effet block buster : quand on injecte des dizaines de millions d'euros dans un jeu ou dans un film, les créateurs sont incités à prendre moins de risques et à copier les recettes qui marchent.
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