Jump to content

Riri

Membres
  • Posts

    810
  • Joined

Everything posted by Riri

  1. J'écoute beaucoup Klein depuis quelque temps. Il me semble que je n'en ai jamais parlé ici. Klein est une musicienne londonienne catégorisée expérimentale/R&B/dark ambient, et c'est encore plus que ça. Elle fait partie de ces personnes apparues ces dernières années que je trouve absolument passionnantes, qui font justement fi des catégories et travaillent à une extension étonnante des domaines de recherche qu'iels sont sensé·es investir, ou dans lesquels on cherche à les cantonner. Elle vient de sortir un disque brillant, Cave In the Wind, sur le label ijn inc. Qui a une allure de grosse pièce sonore contemporaine/muséale, mais en gardant des intonations très pop. C'est très libre. Très politique bien sûr, il est par exemple question de l'arrêt de Roe v. Wade dans la première très longue piste (plus de 29 minutes de matière brute). C'est beau, laid, glaçant, rassurant, ça se tord dans tous les sens. (Avec ma pire phobie en guise de pochette.) SInon je recommande tout particulièrement Frozen (2020), qui est juste incroyable. Vraiment un de mes disques préférés parus ces dernières années. C'est aussi précieux parce qu'en tant que femme noire, en tant qu'artiste noire, elle produit quelque chose qui n'est évidemment pas ce qu'on attendrait d'elle, en l'enfermant dans un référentiel et dans des limites moisies qui sont celles de ces auditeurices, pas les siennes. C'est important parce qu'elle révèle, comme toustes les autres, que le travail des artistes non-blancs est naturellement tout aussi vaste et varié que celui des autres. Que ce travail n'est pas réductible à des caricatures flemmardes et qui n'ont pas de sens, par manque de culture, d'imagination et d'empathie. Ce travail riche et sincère n'est pas réductible à des banalités offensives, à part pour le racisme qu'elles entretiennent et propagent. La pochette du disque est d'ailleurs très éclairante. En écrivant ce post, je viens de voir que Mica Levi et Arca ont tout de suite repéré son travail. Sans surprise.
  2. C'est vrai que c'est court, mais le disque a vraiment une dynamique compacte et très efficace, ça dépasse pas sur les bords, ça dit ce qui doit être dit avec une sorte d'économie. Comme une économie de l'attention. En mode voilà ce que je vous livre, c'est sans fard et ça ne cherche pas à s'excuser d'être là, c'est juste précis et sincère. J'ai vraiment bien aimé ce disque. Et c'est contemporain, sans regarder en arrière ou trop en avant, c'est maintenant. Vachement agréable ça.
  3. C'est le moment Femmes Trans Power : Sarahsson — The Horgenaith Si on me demandait "vas-y cite un des disques que tu as aimés dernièrement et au travers duquel l'artiste se livre sans détours, de manière concrète et personnelle mais aussi très poétique", je citerais The Horgenaith. C'est délicieux, ambivalent tout le temps, expérimental sans trop, très contrasté, presque trop court mais efficace dans sa fulgurance. On passe par tous les états, de l'intimité du corps à de grandes plaines inanimées au ventre de la baleine, c'est riche, habité, sinistre puis joyeux sans qu'on s'en étonne. Une belle odyssée* à mes oreilles. (Et le titre m'émeut, elle explique : "My dad is a big Tom Waits fan, and in ‘Cemetery Polka’ there’s the line “independent as a hog on ice”. As a child, I misheard this as “Horgenaith”. Because it sounds similar to the word ‘Argonaut’ and I’d seen bits of the film Jason And The Argonauts with the Hydra, I made this association in my head, and have had this idea ever since of a creature called The Horgenaith. It has many, many necks, and it’s made of organ pipes, bellows, leather, clay and iron: thrashing around, and making all kinds of noise.") Super interview pour The Quietus, qui remplit toujours très bien sa mission pour me faire découvrir des artistes. The Ephemeron Loop — Psychonautic Escapism J'en dirais presque la même chose mais cette fois c'est la version HARDCORE et qui étire le temps, le malmène, le froisse, le compresse et le déplie à nouveau. C'est créatif, intelligent, profond et même vertigineux souvent, très bourrin puis contemplatif, on voyage d'un espace à l'autre avec les sens aux aguets, avec la curiosité d'explorer une lune bombardée par une pluie de météorites, ou d'être à l'échelle d'un corps qui observe et retranscrit sa présence au monde*. Vocalement on passe de Pharmakon à Björk à Jinx Monsoon à la Pythie de Delphes high on drugs, le lave-linge en mode essorage 2000 tours/seconde, et on aime que ça s'arrête autant qu'on a aimé l'écouter. Un disque qui fait apprécier le silence, qui épuise, mais vers lequel on retourne pour vérifier que c'est bien ce qui s'est produit et prendre conscience de l'espace alentour. *Dans les deux cas, la transition est centrale et clairement constitutive du projet, et c'est tellement une chance de vivre en 2022 et d'entendre tout ce qu'il y a en dire.
  4. Merci on n'entend pas assez David Sylvian (ce qui me fait penser que Blonde Redhead me maaaaaaaanque 😫)
  5. C'est marrant parfois j'ai l'impression d'entendre une sorte de Mark Lanegan en version gay fréquentable. Qui fonctionne hyper bien ! Touchant ce disque. Un peu trop uniforme pour moi, mais qui fait plaisir quand même.
  6. J'ai écouté Heavy Light du coup et beaucoup aimé. Merci pour m'en avoir donné l'envie, le précédent n'avait laissé qu'un vague sentiment d'indifférence chez moi. Les "interludes" sont vachement bien gérés et « visualiser une comédie musicale de la fin 70's avec Bowie s'envolant avec des ailes d'ange », well yes, donnez, ça fait pas de mal le supplément chantilly dans cette période D'UNE ANGOISSE RARE ET D'UNE MOROSITÉ TOTALE.
  7. Riri

    Les films de 2021

    Bon ben j'ajoute The Matrix Resurrections dans mon top 💝
  8. Riri

    Les films de 2021

    Allez, si ça peut vous intéresser ou vous rappeler des choses à voir. Ce sont les tops and bottoms sortis en 2021, donc il y a aussi des films produits en 2019/2020. LES TOPS ! Candyman de Nia DaCosta. Number 1, un des films les plus intelligents de ces vingt dernières années je dirais. Déjà très fan du film original de Bernard Rose, qui naviguait un peu à vue et ne définissait pas vraiment ce qu'il abordait, et absolument ravie de la franche radicalité de cette suite. Brillant. (Si vous vous intéressez au personnage de Candyman, un bon épisode lui est consacré dans la série de docus Behind the Monsters) Memoria d’Apichatpong Weerasethakul. Le meilleur des meilleur·es actuellement. The Power of the Dog de Jane Campion. Rarement été autant soufflée par un tel sens de l'image et de la lumière. Un grand moment de cinéma, avec une réserve sur la musique de Greenwood, trop illustrative à mon goût. Saint Maud de Rose Glass. Une bonne tarte, excellente Jennifer Ehle. The Night House de David Bruckner. Terrifiant. Superbe composition de Rebecca Hall, remarquable de finesse et d'inventivité. Kingdom: Ashin of the North de Kim Sung-Hoon. Très fan de la première saison de Kingdom, ce chouette film rattrape aisément le naufrage de la deuxième. Superbe Gianna Jun. Raya et le dernier dragon de Don Hall, Carlos Lopez Estrada et Paul Briggs. Fun et touchant. Awkwafina pour toujours cœur avec les mains. Nomadland de Chloé Zhao. J'y pense (ce film dont je suis sortie pourtant très mitigée) Possessor de Brandon Cronenberg. Pas le talent du père mais intéressant, les scènes de mauvais slasher étaient amusantes mais peut-être pas indispensables ? La Nuée de Just Philippot. UN BON FILM D'ÉPOUVANTE FRANÇAIIIIIIIS ! Avec un bel hommage bien rendu et bien dosé tout le long du métrage. The Wolf Hour de Alistair Banks Griffin. Bravo Naomi Watts. Lamb de Vladimar Johannsson. Vraiment pas enthousiasmé par la dernière scène, mais sinon séduite par cette fable grinçante. The Medium de Banjong Pisanthanakun. Une sorte de remaniement de The Strangers de Na Hong-Jin (ici producteur), un peu cheap sur la fin mais pourquoi pas ? Respect de Liesl Tommy. J'ai juste beaucoup aimé, Aretha Franklin est une de mes artistes préférées et Jennifer Hudson est parfaite. Pas si mal mais c’est quand même toujours pareil les films de super-héro·ïnes : Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux de Destin Daniel Cretton ex-æequo avec Black Widow de Cate Shortland Pas si mal mais il fallait aller plus loin : The Father de Florian Zeller Pas si mal mais soignez vos fins je sais pas ? : Sputnik de Egor Abramenko Pas si mal pour une franchise éclatée au sol : No Time to Die de Cary Joji Fukunaga LES BOTTOMS ! Le film bancal et c’est dommage, il y avait un excellent potentiel : Karen de Coke Daniels Le film turbo pénible, rendez-moi mes yeux et mes oreilles : Dune de Denis Villeneuve Le film interminable : Annette de Léos Carax Le film plus long que le film interminable : The Last Duel de Ridley Scott Le film de la gênance : Titane de Julia Ducournau Le film qui est le pire film : BAC Nord de Cédric Jimenez Le film qu’il ne fallait pas faire : Benedetta de Paul Verhoeven ex æquo avec L’Origine du monde de Laurent Lafitte Le film que c’est mieux quand on comprend quelque chose finalement : Zack Snyder’s Justice League Le film que je n’aurais pas dû voir : The Nightingale de Jennifer Kent Le film euh, juste non ? : Les Sorcières d’Akelarre de Pablo Aguero Le film honteux, sérieusement : Old de M. Night Shyamalan ex æquo avec Malignant de James Wan Le film juste raté : Pig de Michael Sarnoski ex æquo avec Wonder Woman 1984 de Patty Jenkins Le film le plus drôle malgré lui : Blood Red Sky de Peter Thorwarth Le film dont j’espère que les créateurs vont se reconvertir très vite : The Deep House et Kandisha de Alexandre Bustillo et Julien Maury Merci de m'avoir rappelé de voir Le Sommet des dieux ! + Moneyboys grâce au top de benjicok, merciii ! En attente également : Teddy, France, Gagarine, Madres Paralelas, Matrix 4, The Eternals, Drive My Car
  9. Riri

    Les films de 2021

    Un top 3 ON FIRE Benji.
  10. Je rejoins kekeland pour le concert de louanges, suis toujours aussi impressionnée par ses qualités d'autrice. Quelques facilités parfois, mais dans l'ensemble c'est vraiment bon. Vocalement c'est impeccable et plein de très belles nuances. De mon point de vue, le meilleur album jusqu'à maintenant, sans conteste. Juste un léger problème, elle force toujours autant, et l'album aurait peut-être gagné à être allégé de deux ou trois chansons pour être vraiment parfait, et un peu moins homogène côté arrangements (mais ça me fait ça depuis les débuts, trop de chansons et trop de production parfois, je l'aime vraiment beaucoup avec une voix un peu plus nue et un tracklisting moins copieux) edit : et j'ai adoré le clip de Doin' Time <3
  11. Si ça intéresse anyone (perso ça me fait mon début d'année) http://www.katebush.com/news/clarification Clarification It’s been very exciting to hear all the positive feedback around the Remastered project and the lyric book. Thank you so much for embracing both of them. It means a great deal to everyone involved. I didn’t do any interviews for either project hoping that the work could speak for itself. I read some articles that included a number of inaccuracies and usually I don’t respond. However I do feel I need to address one story which came from a phone interview I did two years ago. I was very disappointed that the use of a quote out of context was timed with the release of the live album and it seemed as if the focus went onto the quote rather than the work. It was deeply frustrating. At the time I discussed the idea of responding to it with close friends and we all agreed it was best to let it go. It seems the quote keeps being used and so I’d like to present my side of the story. Over the years, I have avoided making political comments in interviews. My response to the interviewer was not meant to be political but rather was in the defence of women in power. I felt he was putting a really negative slant on powerful women, referring to a witch hunt involving Hilary Clinton. In response I said that we had a woman in charge of our country, and that I felt it was a good thing to have women in power. I should have been clearer when I then said it was the best thing that had happened to us for a long time - because I greatly disliked the behaviour of the previous PM, who at that point I felt had abandoned us and everybody felt angry and let down. Again with no response from me to the latest resurfacing of this article, it could make it seem like I am a tory supporter which I want to make clear I am not. I won’t be commenting further on this, but feel it’s become so pervasive that I felt I needed to clarify this matter once and for all. Happy New Year, Kate
  12. Sont sur ITunes (en tant que 2018 Remaster) : The Kick Inside, Never for Ever, Hounds of Love, The Dreaming et Lionheart. Mais ça ne correspond pas au lancement des vinyles ni au lancement du premier pack de CD. Je ne comprends pas vraiment pourquoi tous ces lancements différents, s'il s'agissait de livrer le premier pack on devrait aussi avoir The Sensual World et The Red Shoes
  13. Ce matin j'ai fait le tour de Lionheart, The Dreaming, Hounds of Love et Never for Ever. C'est assez énorme — et très étrange d'entendre différemment des morceaux que j'ai pourtant écoutés des milliers de fois. J'y entends des choses que je n'avais jamais entendues auparavant, des voix, des fins de phrase, des backing vocals, des échos, des rythmes, des instruments dont je suis désormais capables de dire ce qu'ils sont, ou que j'ai vraiment l'impression d'entendre pour la première fois. C'est en tout cas une redécouverte totale. Ça donne un gros gros coup de frais au catalogue. Et c'est vraiment appréciable d'entendre les chansons pour ce qu'elles sont. Oui je n'ai pas bien compris pourquoi tout ça n'était pas disponible dès hier sur Spotify ou Deezer ? Sauf erreur de ma part tout n'est pas sur iTunes non plus :/ Edit : ou The Red Shoes sera dans le second pack ? (Je l'attends avec impatience celui-là)
  14. En deux épisodes, cette capacité à rendre tout cheap chiant inintéressant moche kitsch et ringard, ça force l'admiration.
  15. Je suis ravie. Deux questions après cet épisode 6(66) pour les personnes qui se rappellent bien de la première saison, moi me rappelle pu : - Vivien a eu deux bébés non ? - Qu'est devenue Adelaide ?
  16. LE FEU Death Grips - Year of the Snitch
  17. Grand album, majestueux et festif, maîtrise de tout, plaisir total, amour famille joie de vivre, références joyeuses, quel bonheur d'avoir de telles surprises dans ce vilain monde de grincheux.
  18. Blue Lights est vraiment un titre fabuleux. L'album est un tout petit peu conventionnel pour moi, mais c'est presque plaisant comme ça, j'entends quelque chose de très "égal" sur la durée, avec soudainement de grosses vagues d'émotion. Un beau disque, qui aurait mérité une prise de risque un peu plus franche sur la forme pour me plaire vraiment, mais un beau disque.
  19. One Breath peut m'ennuyer aussi parfois, mais je l'assortis toujours de faces b pour faire passer le tout, elle en a une collection assez grandiose je trouve, avec des morceaux parfois bien plus intéressants que ses faces a, de mon point de vue. C'est vrai qu'en concert c'est quelque chose (et à 1m50 de moi elle a perdu sa ceinture en s'acharnant sur sa guitare. Un des souvenirs de concert les plus sexy de ma vie.)
  20. Bon ça y est, je le tiens ce nouveau morceau. Le clip sense8esque aide bien. Hâte d'entendre le disque.
  21. Hunter - track listing 1. As a Man 2. Hunter 3. Don't Beat the Girl out of My Boy 4. Indies or Paradise 5. Swimming Pool 6. Alpha 7. Chain 8. Wish 9. Away 10. Eden Transidentité toujours, Eden, Paradise...
  22. Anna Calvi a donc annoncé la sortie de son troisième disque, Hunter. Le premier extrait, Don't Beat the Girl out of My Boy, me laisse un peu beaucoup perplexe (mais j'aime bien son titre)
  23. Une belle vidéo et une belle itw dans Dazed avec des belles photos et tout.
  24. Fin de l'épisode 4 de cette série toujours aussi parfaite, toujours aussi éprouvante. Un article au passage, en cette journée du 10 mai.
×
×
  • Create New...

Important Information

By using this site, you agree to our Terms of Use.