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benjicok

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Everything posted by benjicok

  1. je trouve la DA "coffre à jouets/playmobils en plastique / tilt shift" absolument adorable. Je n'ai pas joué a ce jeu depuis des années, j'en garde un souvenir si fort, j'espère que ca va être à la hauteur dans mon souvenir le jeu etait moins "mignon joyeux coloré" et plutot "mélancolique etrange", faut voir si ca marche sur le long terme
  2. surtout que le 4um est une micro communauté donc question ventes c'est peu , et qu'ils achetent tout là bas donc pas forcément représentatif des ventes potentielles sur le public général de Björk
  3. Minuscule 2 Tout aussi chou et bien animé que le premier volet, celui-ci tente une augmentation des enjeux (un voyage planétaire), mais en fait est assez ennuyeux et ne parvient pas à justifier sa durée. Y'a de quoi remplir un moyen métrage de 30 min max là dedans.
  4. oui ca sera surement très bien. Ce podcast est merveilleux.
  5. La Favorite Le cinéma de Lanthimos a tendance à me plaire, mais il m'a par le passé repoussé violemment (La Mise à mort du Cerf Sacré). Là j'ai retrouvé son humour, son cynisme, ses élans absurdes mais dans un cadre presque plus "grand public". c'est probablement son film le plus accessible (la part d'humour y est plus grande qu'à l'accoutumée). La favorite raconte le parasite progressif d'un duo existant (la Reine Anne et sa favorite) par un troisième personnage qui s'y insère et forme à partir de là un triangle mêlant jeux de pouvoir et jeux amoureux. Le machiavélisme de façade semble révéler à la fin une vraie tristesse et une vraie peine quand tout finit de manière relativement prévisible par se détruire. Car tous ces rapports à des dégrés de calcul et de fausseté étaient aussi au fond également de vraies relations entre des personnages plus profonds qu'il n'y semble. La reine Anne, présentée comme une dégénérée accablée de tous les maux (goutte, paralysie, crises d'angoisse, tout y passe), en manque d'affection et d'attention constant, navigue entre la bouffonnerie et le désespoir le plus noir (une vie terrible, 17 enfants morts-nés, ou morts très jeunes, une solitude absolue, mis à distance de tout pouvoir politique réel par sa favorite qui intrigue à sa place pour ses intérêts personnels) tandis que Emma Stone et Rachel Weisz perdent toute humanité à se chamailler la place de seconde). Elles sont fort bien choisies mais celle qui emporte le tout est Olivia Colman dans le rôle de la reine Anne (les registres entre lesquels elle navigue sont tellement riches et c'est un vrai travail d'équilibriste. esthétiquement on est dans un espèce de miroir grossissant et enlaidissant de Barry Lyndon. Là ou Kubrick recherchait la beauté des cadres et la splendeur des lumières naturelles, ici tout est grotesque, exagéré, déformé, extravagant, excessif et semble refléter la pourriture cachée du monde de ce château quasiment en huis-clos anxiogène. Il y a une veine disons féministe au film, avec une tendance a présenter des personnages féminins riches complexes , et une tendance a présenter les hommes comme ce qu'ils sont souvent: des bouffons fats et assoiffés de pouvoir. Malgré tout, un petit détail me chagrine, le scénario présente comme réel l'homosexualité/la bisexualité de ces personnages alors qu'il s'agit plus probablement d'une vision créée de toutes pièces par la vraie Abigail (celle qui cherche a prendre la place de la favorite) à l'époque a fort renforts de rumeurs pour discréditer sa concurrente. Il est toujours chouette d'avoir de la représentation LGBT, mais peut être pas forcément au prix de céder aux armes du sexisme de l'époque.
  6. Une intime conviction Un premier film d'une maitrise impressionnante porté par des acteurs stupéfiants. Je crie mon amour pour Marina Fois qui dans tous ses rôles dramatiques m'a toujours complètement tué (sa filmographie est quand même très impressionnante et elle semble être une belle personne à la ville, engagée et concernée, je l'aime) . elle est ici parfaite. Gourmet dans un rôle de "vraie personne de la vraie vie pas encore morte" (et donc un peu casse gueule quand même) reste égal à lui-même c'est à dire impérial. Et le choix de Laurent Lucas dans le rôle de Jacques Viguier, absent à lui-même pendant la totalité du film c'est fort malin car on y projette sa filmographie passée partagée entre victimes et bourreaux. Le film brode sur un terreau judiciaire exact et précis et y adjoint un personnage fictif (celui de Marina Fois) pour de manière a la fois extrêmement didactique (il est important de rappeler que le système judiciaire français n'est pas celui des états-unis et que la rareté des films de procès dans notre pays a tendance à déformer l'image qu'on se fait de la justice) et incarnée developper les tenants et aboutissants des mécanismes de cour d'assises (le doute raisonnable étant la seule chose à obtenir pour le camp de la défense), tout en présentant aussi à côté un pan de récit complètement fou avec un bascule progressive dans l'obscession du personnage de Marina Foïs.
  7. la cooptation de dominants c'est quand même particulièrement pas nouveau non? (je ne comprends pas les questions qu'on ne se poserait pas...
  8. alors non y'a plein d'articles qui parlent des quelques hommes en question (et qui reviennent sur les raisons probables vu le profil des harceleurs : on ciblait des hommes "féministes", "fragiles", "dévirilisés", "emotifs", ou bien tout simplement juste homosexuels) après faire comme si il n'y avait pas une immense majorité de mecs hétéros blancs qui ont harcelé des femmes / personnes racisées / personnes LGBTQ... a un moment il faut aussi rendre compte des rapports de force en place quoi. tu peux aussi aller voir l'article de Tetu sur les cas homophobes par contre oui, les femmes harceleuses sont assez passées sous silence (rejoindre le camp dominant c'est une stratégie efficace quoique parfaitement dégueulasse pour survivre , je pense par exemple aux homosexuels qui harcèlent leurs petits camarades eux aussi concernés au collège, c'est tout a fait classique, je ne vois pas quelles questions on s'empêcherait de poser) , et certains harcelées ont aussi elles mêmes harcelées des femmes noires et je ne vois ca dans aucun article. Mais je ne désespère pas.
  9. oui, c'est ca , la deuxième partie dépend énormément de la première partie et la recontextualise un peu en en remixant certains éléments je vais essayer de voir son précédent film bien sur (pour l'instant , pas vu)
  10. La chute de l'empire Américain Un gentil gars se retrouve propriétaire de 12 millions de dollars canadiens suite à un braquage qui tourne mal. Le film va suivre le parcours de ce type qui cherche à utiiser ce fric pour "le bien" (et aussi probablement vivre en étant à l'aise ) ... Ca se veut un brulot contre le capitalisme criminel et meurtrier, mais c'est surtout beaucoup trop engoncé dans un cynisme désabusé et franchement c'est un peu dur à avaler de voir des "gentils purs et bons" (j'utilise les mots du réalisateur) utiliser les partis fiscaux pour aider les sans abris montréalais.. je suis plus que circonspect. (également circonspect sur le choix encore une fois de noirs dans le rôle de criminels (et cette citation bien sale vient confirmer que le mec est pas clair clair sur ce point " Quand je suis allé à Bordeaux, [...] je suis rentré dans une salle [...], il y avait dix-neuf Noirs, quatre Arabes et un Québécois", comme si un noir n'était pas québécois... ) , et de l'utilisation du climat #metoo a des fins de revanche (le film est relativement ok sur ca, mais les échanges après la projection du film avec le réalisateur viennent salir un peu plus la scène en question) Quelques scènes très drôles cependant
  11. bon voila ca a visiblement bien décanté pendant le weekend. reste maintenant a tous ces messieurs à se barrer ou a se faire virer et à laisser la place a celles et ceux qu'ils ont détruits . on sait que le patriarcat blanc hétérohégémonique c'est ça, mais ca reste toujours assez fou quand on en découvre l'ampleur parfois. Même quand on écoute les victimes régulièrement (certaines semblent aussi surprises de l'ampleur de certains réseaux de harcèlement). Je reste a la fois surpris (et pas tant que ca) quand on voit que sur les 20 journalistes de l'équipe permanente du Huffington post, tous étaient dans un groupe de harcèlement type slack à l'exception des meufs et des deux pédés de l'équipe. c'est quand même assez fou. Reste que j'ai peur que ca fasse comme avec #Metoo et qu'on ait le retour de bâton réactionnaire...
  12. la 3D est vraiment chouette (mais les journalistes ciné que je suis semblent dire que ça garde son pouvoir hypnotique même en 2D). Surtout utilisée pour des scènes aussi antispectaculaires que celles là. Très heureux d'avoir convaincu une personne d'y aller <3
  13. la responsabilité
  14. Si Beale Street pouvait parler L'histoire d'amour au premier plan (la beauté, la douceur, l'amour pour les personnages qui irradient sur l'écran), contrariée par le racisme extrêmement violent et dur (au second plan, mais présent malgré tout - Jenkins ne l'édulcore pas, il ne le place pas au coeur du récit) et le sexisme terrifiant qui s'y ajoute (qu'on va aller explorer dans des nuances inattendues) . Jenkins continue à explorer sa voie esthétique (qui rappelle encore une fois Wong Kar-Wai). Peu de fois j'ai vu des acteurs filmés avec autant de douceur et d'amour palpable. Sur le fond , Jenkins semble penser que cette approche assez peu "in your face" de l'antiracisme et un certain optimisme/positivisme (l'amour, l'entraide, la sororité, entraide familiale et amicale, la parole libérée entre hommes ) est la voie à suivre, je pense que c'est vraiment bien d'avoir aussi ce genre de parole (je ne sais pas du tout si c'est fidèle au livre de Baldwin, par contre). C'est somptueux, c'est bouleversant.
  15. Velvet buzzsaw Une comédie d'horreur ou Jake Gyllenhaal joue un critique d'art Bisexuel over the top et bitchy dans un milieu qui se fait massacrer par des Oeuvres d'art tueuses, réalisé par le type qui avait fait Nightcrawler? ca fait envie sur le papier, mais c'est à la fois trop light sur l'aspect outrancier de la comédie et trop léger sur l'aspect horreur (et aussi foutrement con). Ca aurait pu faire l'un ou l'autre , une vraie comédie délirante, ou un film d'horreur efficace, j'en suis sur. Après y'a un casting fabuleux qui a l'air de s'amuser comme des petits fous, mais c'est assez oubliable. Un grand voyage vers la nuit Enorme claque. Entre rêve, réalité, souvenir, deux heure passées en apesanteur entre souvenirs réels, inventés, regrets. C'est formellement incroyable, et ca se termine par un plan séquence d'une heure en 3D, parce que pourquoi pas. J'en suis sorti complètement remué.
  16. L'amour debout Malgré une légère tendance a citer ses idoles de cinéma à tout bout de champs (Eustache, Rohmer,.. ) mais avec suffisamment de sincérité pour que ca passe (et une façon d'utiliser l'actrice Françoise Lebrun pour ce qu'elle représente mais aussi comme vrai personnage) , un très beau film avec un ton très singulier qui raconte comment un couple se sépare et commence a explorer la vie chacun de son côté. Lui va finir par mettre de côté la honte de son homosexualité, elle va découvrir qu'elle l'aimait probablement trop et que sa vie peut être aussi belle en s'ouvrant a soi et à d'autres, en 4 saisons, filmées sur un an avec un budget probablement microscopique. Et une jolie façon de filmer le Paris de 2019 sans aller dans les clichés habituels. (un jeu d'acteur très particulier cependant, je pense qu'on peut très vite rester en dehors du film)
  17. https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/08/la-ligue-du-lol-a-t-elle-vraiment-existe-et-harcele-des-feministes-sur-les-reseaux-sociaux_1708185 étonnant (non), j'y retrouve cités toute une ribambelle de mecs journalistes que j'avais suivi pendant un temps avant de les unfollow parce que les trouvais régulièrement borderline ou juste misogynes ou racistes . (pour d'autres je l'apprends aujourd'hui, mais je préfère savoir ces choses là) L'article n'est pas parfait (il donne autant de place aux hommes qu'aux femmes, il cite des femmes qui avaient refusé de participer... ) mais donne deja la parole a plein de femmes concernées et je trouve finalement assez rare de voir un journal mettre en cause des gens de sa propre rédaction , même si les attaques sont relativement adoucies compte tenu de ce qui leur est reproché... Tellement d'hommes en poste qui maintenant ont parfois la caution "mec reconstruit et/ou féministe"
  18. relativement classique dans sa mise en scène, une histoire de thérapie de conversion centrée sur l'intériorité d'un jeune homme . c'est très bien joué, c'est pertinent, c'est émouvant, Nicole Kidman a sa perruque contractuelle, et c'est 100 fois mieux que le très très moyen come as you are sur un sujet similaire sorti l'année dernière.
  19. les récits des témoins de la défense sont tous absolument répugnants (Dominique Voynet, c'est la tribune de deneuve en cent fois pire) Je ne sais pas si c'est une question de génération, si c'est juste des femmes qui tentent de résister comme elles peuvent dans ce monde pourri quitte à prendre des decisions atroces, si c'est juste des cercles politiques qui se protègent, ou un peu des trois , mais c'est très dur à lire... Quand à Emmanuelle Cosse c'est abominable ce qu'elle dit mais j'ai du mal a ne pas trouver honteux que son mari (Beaupin) lui ait demandé de témoigner (de toute façon tout ce procès est ignoble, même si il a permis à des femmes de témoigner). Je me dis aussi que c'est compliqué de refuser de témoigner aussi quand c'est ton mari qui te demande ?
  20. les compte-rendus du procès beaupin sont edifiants et importants le courage de ces femmes qui témoignent <3 jour 3 :
  21. j'avais jamais réalisé ca très bon article de la souvent excellente Anais Bordages , merci
  22. je l'avais vu en octobre 2018 (à l'époque le réalisateur se lamentait de n'avoir aucune sortie en UK et en France , je m'en étais fait une raison, et puis il sort finalement maintenant) et je vous recommande absolument ce film. Un espèce d'ovni pour Hollywood en 2019, un film résolument anticapitaliste et antiraciste (le realisateur est marxiste, c'est quand même quelque chose haha). Ca commence comme une espèce de satire du monde du travail deshumanisé et en manque de sens, et puis ca part complémentement en couille sur exploitation de classe et raciale e en passant par des registres de film que je ne révèlerai pas parce que je pense qu'il vaut mieux ne rien savoir Mais si vous voulez c'est un peu à l'intersection de brazil, Being John Malkovitch et get out, même si c'est un peu limitant
  23. J'ai trouvé ça absolument navrant... C'est cheap au possible (le budget lamentable se ressent vraiment, et une grosse partie a du servir à payer Bruce Willis) , il ne se passe rien concrètement (le film fait du sur place pendant presque 1h30) , Bruce Willis a encore plus l'air de ne pas vouloir etre là que d'habitude (il a dû jouer maxi 4 ou 5 jours sur le film, la majorité de sa présence c'est une doublure ha ha), 2/3 du temps du film est consacré au plan stupide de la psy de vouloir nous convaincre que les super héros de la trilogie ne seraient que des gens malades mentaux en plein délire (alors qu'on a bien vu dans les 2 premiers films la réalité tangible de leurs capacités), une fin complotiste/illuminati complètement nanar, McAvoy qui cabotine à 120% tout le long (ce n'est pas en faisant dialoguer 25 personnalités non stop qu'on fait peur, hein). Et les personnages secondaires (le fils de Bruce Willis, la jeune fille kidanappée de split, la mère de Mr Glass sont complètement sacrifiés... (la scène finale avec eux trois est vraiment consternante, on dirait que Shyamalan n'a aucune idée de comment marche internet ou la viralité...) Après c'etait compliqué de toute façon de mélanger les univers et les registres d'un drame familial teinté de reflection sur les comics (Unbreakable) et d'une série B fantastique de qualité (Split). Ce film n'etait de toute évidence pas le projet original evoqué à l'epoque d'Unbreakable...
  24. Asako, étudiante à Osaka, a une brève aventure avec Baku avant que celui-ci ne disparaisse mystérieusement. Deux ans plus tard à Tokyo, elle rencontre un autre homme qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. J'ai trouvé ca absolument merveilleux. le film est tour a tour charmant et bouleversant, avec des ruptures de genre et de style en permanence (mais basiquement on pourrait dire que c'est un mélo), on suit un personnage principal en creux qui n'est pas parfaitement aimable d'ailleurs qui se lance après de longues hésitations dans une nouvelle relation avec un sosie parfait d'un ancien amant disparu, mais qui ne possède pas le dixième du romanesque et l'excitation de la romance précédente. Métaphoriquement c'est peut-etre une reflection sur l'amour et ce qu'on garde de nos précédentes relations en nous du bagage qu'on y met, ou sur les représentations qu'on se fait de l'amour parfait, mais ca se regarde aussi tout à fait au premier degré. En tout cas une réalisation de très haut niveau et un couple d'acteurs absolument magnifiques dont on tombe un peu plus amoureux à chaque scène. Premier film de l'année pour moi et premier grand film (et premières larmes) Ca me donne envie de voir Senses que j'avais raté l'année dernière mais comme il fait 5 heures j'ai un peu de réticences
  25. c'est exactement pour quoi je n'ai pas été le voir ... les critiques françaises sont toutes à se pâmer alors que ce film se fait étriller dans les médias anglo saxons depuis des semaines pour ces raisons là. (l'universalisme à la française tout ca) .. j'ai trouvé cet article du NYtimes ("Why Do the Oscars Keep Falling for Racial Reconciliation Fantasies?") vraiment bien parce qu'il le replace dans le contexte plus général de films sur le racisme fait pour donner bonne conscience aux blancs. ou ce tweet qui résume ça de manière plus acerbe :D : ce moment de gene absolue aussi quand Mortensen sort ce genre de choses (la tête des autres à la table ha ha)
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