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benjicok

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Everything posted by benjicok

  1. Monsieur Link C'est un film un peu plus léger, un peu plus coloré, un peu plus simple que tous les films du studio Laika. Mais c'est un très beau film d'aventures, inventif de partout, visuellement somptueux comme toujours chez eux, avec un mélange parfait de stop motion et d'images par ordinateur pour beaucoup de décors. Un casting voix en VO parfait (difficile à voir même à Paris en dehors d'une pauvre séance par jour, même si je suis assez curieux de voir ce que pourrait donner Eric Judor). Par delà la légèreté, quelques evocations des atrocités de la colonisation, qui ne font pas de mal.
  2. El Reino Compliqué pour moi d'avoir un avis simple sur ce film, parce que : d'une part, il est construit comme un thriller très efficace un peu malin et souvent drôle où pendant deux heures on soit un personnage et on est en empathie avec lui, on voudrait presque qu'il s'en "sorte", et que "le bien" triomphe. le problème étant que ce personne est une vraie ordure , un être médiocre, et que la mise en scène efface tout ça au profit d'une identification totale au protagoniste. Moi ca me pose souci qu'on me force à m'identifier intégralement à un personnage parfaitement irrécupérable d'autre part, l'espèce de pseudo-brûlot sur la politique / l'économie espagnole est tout relativisé par la décision de ne jamais nommer un parti, un camp, un moindre élément réel. tout ce qu'on voit est comme abstractisé; tous les coups portés sont donc complètement à coté. enfin la décision de ne montrer dans l'univers du film que : l'ensemble du champ politique pourri jusqu'à l'os ou comme contre pouvoir une presse populiste et elle même empêtrée et corrompue est assez... étrange? Quel est le message? Tous pourris, y'a rien a sauver? Et pour tout compliquer, il faut admettre que la forme du film est très impressionnante, avec des scènes fortes de partout (la course poursuite de nuit, le débat télévisé final)... Disons que pour moi le film est le meilleur quand il n'essaye pas d'avoir un discours politique...
  3. Je trouve ca complètement anecdotique mais je ne qualifierais pas ca de mauvais. juste vraiment pas du tout ma came. je trouve presque sympathique l'idée d'un premier single qui ne soit pas hypra putassier avec gros beats, auto tune et synthés comme habituellement. Après, je ne comprends pas pourquoi elle nous propose des featurings de partout...
  4. Heu, j'en suis à l'épisode 3 de la saison 2, je ne comprends pas pourquoi tu dis que ca n'est pas de la SF???
  5. L'album est sorti aujourd'hui ! Musicalement j'aime bcp , le mélange entre les sons du précédent et l'orchestre symphonique est super . Par contre barrière de la langue oblige, j'attends les traductions avec impatience ...
  6. Le nouvel album (en suédois !) de jenny Wilson sort le 12 avril ! et le premier single est déja disponible : http://www.thejennywilson.com/news/
  7. Idem. Le plaisir de l'entendre n'est plus là et elle n'est plus vraiment capable d'émouvoir je trouve. trop de blagues pas drôle, de discours relous et l'interpretation n'est absolument plus là. Je préfère rester sur les concerts où elle m'a foutu en larmes. Je suis content de voir qu'elle a toujours suffisamment la pêche pour aller sur scène mais c'est plus pour moi...
  8. La saison 2 de Fleabag a repris, et . WOW. premier épisode vraiment incroyable
  9. Ca me semble vraisemblable vu le style et la photo promo officielle tend a montrer que c'est bien lui donc pour moi aucun souci
  10. Grâce à Dieu Un peu le parallèle français de Spotlight, mais qui s'intéresse aux personnages et aux témoignages plus qu'au scoops et à l'enquête. le film a d'abord été envisagé comme un documentaire par Ozon, ca se ressent, parce que le film n'est vraiment qu'une galerie portraits d'individus plus qu'une grande enquête édifiante sur un sujet sulfureux. Ozon oujours soucieux de présenter la parole des concernés, la parole qui se libère et qui soigne mais aussi qui rouvre des blessures mal refermées, et la parole utilisée pour etouffer l'affaire quand on se place parfois du côté des institutions religieuses. Les victimes choisies pour être les personnages principaux permettent d'avoir une variété des points de vue, de caractère, de sensibilité vraiment remarquable. et la façon dont Ozon traite Brabarin et surtout le père Preynat est vraiment très très juste pour moi Formellement, j'ai été surpris par la quantité de lectures de lettres et de mails en voix off sur des images assez quotidiennes des victimes. Au début j'ai trouvé ca assez artificiel mais en fait ca permet d'apprécier justement là violence sourde des echanges faussement polis et cordiaux avec le cardinal Barbarin et sa secrétaire (ces personnages terriblement aimables mais profondément pourris par le mal). je ne m'y attendais pas mais j'ai passé près de la totalité des deux heures de film en larmes. L'intégralité du casting est fabuleux, des rôles principaux aux plus petit rôle secondaire. La seule faute pour moi ce sont ces rares flash-backs des agressions où ozon semble jouer sur un suspense un peu sale en mode "hé hé jusqu'où vais-je pouvoir aller avant de couper".
  11. ah bah ecoute, je pense que quand l'académie récompense des films aussi navrants , on ne peut pas trop rêver...
  12. Le chant du Loup Variation en mode Sous-Marin de Docteur Folamour (où un grain de sable dans les engrenages du système de dissuasion nucléaire dégénère en conflit mondial potentiel) , centré sur un opérateur de sous-marin chargé de la surveillance sonore via le sonar. J'ai apprécié cette proposition très française (on est bien dans la marine française et ca change beaucoup des films américains sur les mêmes thèmes). La situation de départ est un peu tirée par les cheveux mais une fois démarré, le film génère un vrai suspense très bien tenu. Pour un premier film français, belle ambition. Le casting est vraiment bien trouvé en tout cas. Quelques défauts cependant : des effets spéciaux inégaux et parfois vraiment indigents sur certaines scènes en surface, et une tendance aux dialogues trop écrits et pas vraiment naturels.
  13. Oscar du meilleur second rôle féminin à Regina King, pour Si Beale Street pouvait parler Oscar du meilleur documentaire à Elizabeth Chai Vasarhelyi et Jimmy Chin, pour Free Solo, Oscar du meilleur maquillage et coiffure à Greg Cannom, Kate Biscoe et Patricia DeHaney, pour Vice, Oscar des meilleurs costumes à Ruth E. Carter, pour Black Panther, Oscar des meilleurs décors à Hannah Beachler et Jay Hart, pour Black Panther, Oscar de la meilleure photographie à Alfonso Cuarón, pour Roma, Oscar du meilleur montage son à John Warhurst et Nina Hartstone, pour Bohemian Rhapsody, Oscar du meilleur mixage son à Paul Massey, Tim Cavagin et John Casali, pour Bohemian Rhapsody, Oscar du meilleur film en langue étrangère à Roma, Oscar du meilleur montage à John Ottman, pour Bohemian Rhapsody, (le montage de ce film n'est que l'un de ses nombreux problèmes, je ne comprends pas ce qu'ils ont fumé) Oscar du meilleur second rôle masculin à Mahershala Ali, pour Green Book, Oscar du meilleur film d'animation pour Spider-Man : New Generation, Oscar du meilleur acteur à Rami malek pour Bohemian rhapsody Oscar de la meilleure actrice à Olivia Coleman pour la favorite Oscar du meilleur réalisateur à Alfonso Cuarón pour Roma Oscar du meilleur film à Peter Farelly Green Book (pas vu mais bon, bref j'ai dit ce que j'en pensais ici haha)
  14. Sortie aujourd'hui du Livre de Valérie Rey-Robert "Une Culture du viol à la Française" (plus connue sous le pseudo Crepe Georgette) J'etais mardi dernier à la rencontre qu'elle a faite à la librairie Violette And Co (où j'ai pu croiser l'intégralité de ma timeline twitter feministe c'était un beau moment d'échange) pour la sortie du live, elle est fabuleuse, drôle et erudite, et comme toujours pédagogue (pas encore eu le temps d'attaquer le livre malheureusement) mais ca s'annonce comme la bible didactique et grand public à faire circuler le plus largement possible autour de soi. Une interview chez Vice vient de sortir https://www.vice.com/fr/article/d3mdpy/la-culture-francaise-cest-celle-du-viol Pour info ce soir c'est au tour de Francis Dupui-Deri qui fait une rencontre dans la même librairie pour la sortie de son livre "La crise de la masculinité : autopsie d’un mythe tenace" qui a l'air aussi super
  15. alors non. c'est pas "vrai" . les homophobes de 2012 faignaient la "peur" qu'on supprime toute mention de père et de mère dans le code civil, (c'etait un cache sexe pour leur bigoterie, mais c'etait le discours). Là on ne change rien de tout ca on fait juste des formulaire plus inclusifs et plus pratiques. (après je suis d'accord avec Fistuline, allons y carrément supprimons les mentions de genre, représentant légal , deux cases, hop moi ca me va) Et pour le mépris de classe, j'ai du mal à voir comment les neuneus de la manif pour tous peuvent etre rangés parmi les déclassés. L'article de libé ne faisait que les mettre devant leurs contradictions. Il voulaient se donner un air de bonne foi, de gens qui posent sincèrement les questions sans que ca soit pour cacher leurs vraies opinions, ils étaient traités en conséquence... je n'iame pas check news et leur fausse impartialité et leur faux apolitisme de facade, mais ils etaient relativement factuels https://www.liberation.fr/france/2012/11/27/parent-a-parent-b-la-droite-part-en-live-sur-le-mariage-pour-tous_863502 et ils disent que ca a gagné le discours du front national, pas que ca provenait de l'extrème droite... https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/15/les-fact-checkeurs-se-sont-ils-trompes-a-propos-des-mentions-parent-1-et-parent-2-dans-le-code-civil_1709089 là ils disent qu'ils regrettent certaines formulations caricaturales, je les trouve bien gentils, parce que c'etait bien un fantasme total, mais surtout un fantasme total complètement non sincère, ce n'etait pas la vraie peur de ces gens. Ces gens avaient juste peur que les homosexuel·les aient des droits
  16. dans le genre Direction Artistique toute adorable, y'a Yohsi's Crafted World qui va sortir. j'ai essayé la démo, alors c'est adorable mais au niveau jeu on se fait grave chier ???
  17. C'était génial. la première fois que j'entendais Valérie Rey-Robert parler d'ailleurs ça fait quelque chose ...
  18. je trouve la DA "coffre à jouets/playmobils en plastique / tilt shift" absolument adorable. Je n'ai pas joué a ce jeu depuis des années, j'en garde un souvenir si fort, j'espère que ca va être à la hauteur dans mon souvenir le jeu etait moins "mignon joyeux coloré" et plutot "mélancolique etrange", faut voir si ca marche sur le long terme
  19. surtout que le 4um est une micro communauté donc question ventes c'est peu , et qu'ils achetent tout là bas donc pas forcément représentatif des ventes potentielles sur le public général de Björk
  20. Minuscule 2 Tout aussi chou et bien animé que le premier volet, celui-ci tente une augmentation des enjeux (un voyage planétaire), mais en fait est assez ennuyeux et ne parvient pas à justifier sa durée. Y'a de quoi remplir un moyen métrage de 30 min max là dedans.
  21. oui ca sera surement très bien. Ce podcast est merveilleux.
  22. La Favorite Le cinéma de Lanthimos a tendance à me plaire, mais il m'a par le passé repoussé violemment (La Mise à mort du Cerf Sacré). Là j'ai retrouvé son humour, son cynisme, ses élans absurdes mais dans un cadre presque plus "grand public". c'est probablement son film le plus accessible (la part d'humour y est plus grande qu'à l'accoutumée). La favorite raconte le parasite progressif d'un duo existant (la Reine Anne et sa favorite) par un troisième personnage qui s'y insère et forme à partir de là un triangle mêlant jeux de pouvoir et jeux amoureux. Le machiavélisme de façade semble révéler à la fin une vraie tristesse et une vraie peine quand tout finit de manière relativement prévisible par se détruire. Car tous ces rapports à des dégrés de calcul et de fausseté étaient aussi au fond également de vraies relations entre des personnages plus profonds qu'il n'y semble. La reine Anne, présentée comme une dégénérée accablée de tous les maux (goutte, paralysie, crises d'angoisse, tout y passe), en manque d'affection et d'attention constant, navigue entre la bouffonnerie et le désespoir le plus noir (une vie terrible, 17 enfants morts-nés, ou morts très jeunes, une solitude absolue, mis à distance de tout pouvoir politique réel par sa favorite qui intrigue à sa place pour ses intérêts personnels) tandis que Emma Stone et Rachel Weisz perdent toute humanité à se chamailler la place de seconde). Elles sont fort bien choisies mais celle qui emporte le tout est Olivia Colman dans le rôle de la reine Anne (les registres entre lesquels elle navigue sont tellement riches et c'est un vrai travail d'équilibriste. esthétiquement on est dans un espèce de miroir grossissant et enlaidissant de Barry Lyndon. Là ou Kubrick recherchait la beauté des cadres et la splendeur des lumières naturelles, ici tout est grotesque, exagéré, déformé, extravagant, excessif et semble refléter la pourriture cachée du monde de ce château quasiment en huis-clos anxiogène. Il y a une veine disons féministe au film, avec une tendance a présenter des personnages féminins riches complexes , et une tendance a présenter les hommes comme ce qu'ils sont souvent: des bouffons fats et assoiffés de pouvoir. Malgré tout, un petit détail me chagrine, le scénario présente comme réel l'homosexualité/la bisexualité de ces personnages alors qu'il s'agit plus probablement d'une vision créée de toutes pièces par la vraie Abigail (celle qui cherche a prendre la place de la favorite) à l'époque a fort renforts de rumeurs pour discréditer sa concurrente. Il est toujours chouette d'avoir de la représentation LGBT, mais peut être pas forcément au prix de céder aux armes du sexisme de l'époque.
  23. Une intime conviction Un premier film d'une maitrise impressionnante porté par des acteurs stupéfiants. Je crie mon amour pour Marina Fois qui dans tous ses rôles dramatiques m'a toujours complètement tué (sa filmographie est quand même très impressionnante et elle semble être une belle personne à la ville, engagée et concernée, je l'aime) . elle est ici parfaite. Gourmet dans un rôle de "vraie personne de la vraie vie pas encore morte" (et donc un peu casse gueule quand même) reste égal à lui-même c'est à dire impérial. Et le choix de Laurent Lucas dans le rôle de Jacques Viguier, absent à lui-même pendant la totalité du film c'est fort malin car on y projette sa filmographie passée partagée entre victimes et bourreaux. Le film brode sur un terreau judiciaire exact et précis et y adjoint un personnage fictif (celui de Marina Fois) pour de manière a la fois extrêmement didactique (il est important de rappeler que le système judiciaire français n'est pas celui des états-unis et que la rareté des films de procès dans notre pays a tendance à déformer l'image qu'on se fait de la justice) et incarnée developper les tenants et aboutissants des mécanismes de cour d'assises (le doute raisonnable étant la seule chose à obtenir pour le camp de la défense), tout en présentant aussi à côté un pan de récit complètement fou avec un bascule progressive dans l'obscession du personnage de Marina Foïs.
  24. la cooptation de dominants c'est quand même particulièrement pas nouveau non? (je ne comprends pas les questions qu'on ne se poserait pas...
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