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Fistuline

Söfftchevaliers
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  1. Les droits d'auteur, à peu près partout dans le monde, vont aux ayant-droit (comme la baston laeticia - david - laura chez les halliday pour décider qui est l'ayant-droit) pendant 70 ans après le jour de la mort de l'auteur. Ensuite c'est domaine public. Donc oui, tu as vu juste, la capture est d'actualité, et les sociétés de collection de royalties ont simplement les détails bancaires de l'épouse/enfant/cousin/chien (uniquement aux US) de Mark Bell dans leur registre. On ne peut pas changer une personne physique pour une autre, qu'elle qu'en soit la raison. Les auteurs peuvent s'arranger entre eux pour changer les pourcentages, mais la personne réputée ayant composé un morceau ne peut être modifiée ou remplacée. Sidenote: je suis surpris de voir que Mark Bell est réputé avoir composé bien plus de la BO de DID que Bjork elle-même. J'imagine que c'est lui qui a passé énormément de temps à confectionner les arrangements autour des paroles.
  2. Ahhhhh une étude de cas ! Chouette, merci, ça faisait longtemps ! Je suis tombé sur cette bande annonce il y a quelques jours et me suis dit que c'était une reprise pas inintéressante. Et en plus de Hunter, je trouve que la musique derrière ressemble énormément à un morceau de la BO de American McGee's Alice Aloooooors ... Hunter, reprise de Riaya (feat John Mark McMillan) (maison de disque Kobalt, comme Bjork, sans doute pas un hasard) Il y a deux aspects à celà. 1. La reprise Comme je le disais quelque part sur le forum, n'importe qui peut sortir une reprise de n'importe qui, sans autorisation et la distribuer. A LA SEULE condition de créditer l'auteur original pour 100% des droits d'auteur. En ce cas, tout le revenu d'utilisation du master (revenus de streaming, de téléchargement, d'utilisation youtube, etc) revient à l'artiste ayant enregistré cette reprise (ou son label) et tout l'argent des droits d'auteur revient à l'auteur original. Exemple: morceau original - Heap, et reprise de Kelly Clarkson. Heap n'a rien su de cette reprise jusqu'au jour, deux ans plus tard, où les royalties sont arrivées. Album de noel cheesy, vachement joué sur les radios US, les droits d'auteur reviennent à Heap. En revanche, lorsque l'artiste qui enregistre une reprise modifie la chanson, il essaie en général de s'approprier une part de la composition et en ce cas, il faut demander l'autorisation et négocier avec l'éditeur de l'artiste ayant composé le morceau original. Exemple: morceau original - Heap, et reprise de Ariana Grande. Grande ajoute quelques paroles au début et change un peu la mélodie des refrains. Pour ça, elle obtient 5% des droits d'auteur. Seulement 5 parce que la chanson reste très proche de l'originale et surtout totalement identifiable sans ambiguïté. Maintenant pour le cas qui nous intéresse, on peut dire que c'est une reprise d'une chanson bien identifiable mais tout de même sacrément différente de l'originale. La mélodie a changé (comme je le disais, en droits d'auteur, les paroles comptent, mais pas autant que la composition), le rythme a changé. On peut imaginer que Riaya a essayé d'obtenir une part des droits d'auteur. Alooooors ... Cette personne, Riaya, est inconnue au bataillon et je n'en trouve aucune trace dans les registres de droits d'auteur. Ce qui laisse penser que 100% des droits d'auteur son bien attribués à l'auteure originale et son éditeur : Hunter est un morceau publié par Kobalt. Dans les règles communes 50/50 entre l'artiste et son éditeur. Bjork et Kobalt touchent à parts égales la totalité des droits d'auteur de la version de Riaya. Et en théorie, Riaya n'a pas eu besoin de demander l'autorisation de qui que ce soit pour faire cette reprise. 2. La synchronisation C'est là que c'est intéressant pour le compte en banque. Faire une reprise et la distribuer est une chose, mais la mettre sur des images dans un film, une série, une pub, c'est tout autre chose, c'est de la synchronisation et c'est comme ça que les artistes remplissent le frigo, pour beaucoup, en 2019. Ici c'est bien du matériel promotionnel. La personne qui diffuse et utilise ce matériel dans son propre intérêt est tenue de demander l'autorisation (qui s'accompagne d'un paiement): - pour l'utilisation de l'enregistrement: l'ayant droit étant Riaya et sa maison de disque (Kobalt) - pour les droits d'édition: l'ayant-droit étant Bjork et son éditeur (Kobalt publishing) Il y a toujours plus d'intérêt pécuniaire pour l'enregistrement que pour l'édition ... SAUF QUE c'est Bjork, qu'elle a une réputation mondiale, son éditeur a très bien négocier un super deal territoire par territoire. Et peut être que je me trompe, mais je ne crois pas que la musique de Bjork soit très synchronisée, je me souviens même pas avoir entendu sa musique dans des films ou séries. Ce qui me laisse penser que son éditeur est très très regardant et s'assure de ne pas diluer l'oeuvre pour viser les gros coups. Ce qui lui permet de dire "ah oui mais vous vous rendez bien compte que bjork ne fait quasiment pas de synchro, alors pour voir hunter pour votre blockbuster, va falloir vider les bourses". Si la production de Terminator est tres attachée à l'utilisation de cette reprise ... elle raque. En bref ... elle possède tous les droits d'édition, et la reprise a l'air d'être vite devenue très populaire, il y a des 100 aines d'uploads sur youtube. + une mallette de biffetons pour l'utilisation en synchronisation. Ça devrait être plutot avantageux pour elle. Et puis rien ne dit que ce n'est même pas carrément une commission ... la production aurait travaillé avec Riaya et McMillan pour produire cette chanson et aurait contacté Bjork en amont ..."si on t'envoie un gros chèque, est-ce qu'on peut créer une reprise de ta chanson pour le prochain terminator". Jackpot. C'est en ça qu'en théorie la gestion des droits d'auteur est très bien foutue ... Ce n'est évidemment pas le cas ici, mais tu peux composer un morceau qui aurait un succès tout à fait relatif ou pas de succès et si quelqu'un le reprend et qu'il devient populaire, tu peux te faire une petite fortune sans avoir à travailler. Il vaut mieux être auteur-compositeur qu'artiste-interprète. C'était le roman du jour. Aucun lien, mais je viens de découvrir que LVT touche 10% de tous les droits d'auteur de DID. Tranquille ...
  3. On peut pas boire, à l'union chapel, malheureusement! :(((( a cause que c'est un lieu de culte mes couilles. (Heureusement, faire rentrer des flasques dans les églises, ça se fait assez bien, vu qu'il faut être bien habillé et chaudement)
  4. A Union Chapel Ah oui, je veux!!!
  5. Pour ceux qui aiment comprendre d'où viennent les revenus des artistes ... mon équipe vient de passer un an à compiler toutes les données relatives à UNE chanson (Imogen Heap - Hide and Seek) durant toute son existence. Et on en fait une représentation visuelle interactive, qui permet de facilement s'apercevoir des volumes de revenus issus des différentes filières ... numérique / physique / synchro / radio / concerts ... ça n'avait jamais été fait et le but est d'essayer d'apporter un peu de transparence et permettre aux gens de visualiser tout ce merdier très alambiqué que même les artistes ne comprennent pas ... C'est là : http://loas.myceliaformusic.org (même la sacem a partagé le lien, ils vont apprendre 2-3 trucs )
  6. Ah mais là tu ne parles que de rémunération directe. Ce n'est pas pertinent de le comparer entre les plateformes puisqu'elles ont toutes un système différent. Par exemple youtube, il suffit de lancer une vidéo. Spotify il faut écouter 30 secondes. Et c'est aussi à mettre en lien avec leur système tarifaire. En tout état de cause, les revenus du paiement direct sont toujours ridicules, quand on est pas un artiste superstar streamé des millions de fois par mois. Là où l'on peut comparer c'est sur la rémunération des droits d'auteurs. Combien les plateformes versent-elles aux sociétés de collections (qui reversent aux artistes) ? Chaque plateforme négocie annuellement ou bisanuellement avec les sociétés. Et youtube a conclu un deal avec ICE (qui regroupe plusieurs sociétés européennes pour rémunérer les artistes plus rapidement) qui est très avantageux. Alors que spotify, par exemple, paie très peu en droits d'auteurs. Pour vraiment se faire une idée de la valeur des plateformes pour les artistes, il faut prendre en considération tous les paramètres. Par exemple, spotify, qui sont les pires des crapules, versent des millions aux labels pour acquérir leurs catalogues. Ces contrats sont confidentiels, et cet argent n'est en aucun cas redistribué aux artistes. Spotify paie une fortune, les labels capitalisent sur la valeur de leurs artistes, mais les artistes n'en touchent rien. De même, les majors sont tous actionnaires de spotify, donc touchent gros sur les benefs de la plateforme, mais cet argent n'est pas non plus reversé aux artistes (sauf une petite partie, chez Sony, cette année, suite au scandale d'il y a deux mois). En outre, youtube est en train de mettre en place le paiement des droits de performance (à la Spedidam, en france, qui reverse aux ayant droits, musiciens, chanteurs, producteurs), en faisant la première plateforme de streaming payant des droits de performance, aucune autre ne le fait, ce qui est assez dingue. Bref, plus que les sommes, ce qu'il faut observer c'est le modèle de rémunération. Un paiement direct n'est qu'un paiement direct arbitraire, l'offre et la demande, tout ça ... Libres aux artistes de choisir le "magasin" qui convient à leur desiderata en terme de prix de vente, en somme. Mais l'utilisation de musique, en europe, emporte systématique des droits (d'auteur et de performance) et c'est la façon dont ceux ci sont rémunérés qui fait la différence. Et c'est sur ce critère que des artistes (comme joanna newsom l'a fait pendant un bout de temps) discriminent spotify et ne veut pas figurer à leur catalogue. Rappel schématique du modèle de rémunération du streaming en Europe (hors allemagne) pour toutes les plateformes (le paiement direct n'est pas représenté ici, on ne parle que de rémunération des droits) : Je peux expliquer - éclaircir, si besoin, parce que ce n'est pas exactement facile à appréhender, j'en conviens. EDIT = à mon sens, dans un système sain et qui fonctionnerait correctement, il n'y aurait même pas de rémunération directe. On ne "paierait" pas les artistes pour vendre leur musique sur catalogue, avec un prix de vente fixé par la boutique vendeuse. On les paierait pour UTILISER leur musique. Chaque utilisation entrainerait un paiement, selon la forme d'utilisation, streaming/téléchargement/syncho ... la durée d'utilisation, la portée, etc ... Tout simplement rémunérer les ayant droits, et non pas fixer un prix de vente.
  7. Difficile à dire ... tout dépend des annonceurs et du type de contenu. Certaines vues rapportent plus que d'autres, parce qu'un annonceur a mis bien plus de fric sur une campagne liée à un type de contenu. En revanche, youtube est la meilleure plateforme de streaming pour les artistes musicaux. Youtube étant un très bon élève qui paie bien, et fait tout de façon éthique, en rémunérant les droits d'édition, de performance,etc. Le moins éthique, et à proscrire si on veut vraiment soutenir les artistes, étant spotify.
  8. Nouveauté chez YouTube, s'il on utilise dans une vidéo un enregistrement sonore qui dispose d'un content ID (donc référencé à la sacem ou tout autre organisme de gestion de droits), l'auteur du morceau touche 100% du revenu ... plus un radis pour le créateur de la vidéo. ( jusqu'ici c'était 60/40, avantage aux créateurs de musique). Les youtubeurs vont utiliser bien moins de musique désormais ... s'il y a plusieurs morceaux, les revenus sont partagés à parts égales entre les ayant droits. YouTube depuis YouTube Music mise tout le son et moins la vidéo ...
  9. Tout se négocie, dans ces conditions. Parfois les coûts (matériel à louer, transport, etc) sont pris en charge par le promoteur, parfois ça sort du cachet. La j'imagine que c'est un cachet net. Uniquement ses propres couts de production sont payés par son cachet. Ma foi c'est une question d'éthique. Ou plutôt d'avoir une éthique ou de s'en foutre. Chacun sa vision de la chose. Mais comme elle sait que ses fans sont des vaches à lait, elle s'en cogne que les tickets soient si chers.
  10. @pierro je suis heureux pour elle d'apprendre ça ... Mais j'ai du mal à imaginer comment un festival ou une salle arrivent à payer ce genre de cachets. Ils font tout à perte pour le prestige d'avoir bjork sur scène ? Ben elle se fait pas chier. Elle a raison ceci dit ... quand on peut se le permettre ... C'est le jeu du capitalisme après tout.
  11. Quand tu vois le nombre de personnes du crew à faire voyager / héberger / payer. Déjà rien que ça, c'est faramineux. Tout le set à transporter d'un endroit à l'autre, énorme cout. Tout le matos c'est dingue ... tout le monde est en IEM + micros RF ... ils sont combien sur scène ? 8 ou 9 en tout ? ça fait 8 x 2 = 14 Tx/Rx radios, ça a un coût énorme à louer vu que chaque pays a des législations différentes sur les bandes radios utilisées par la 3G/4G pour les téléphones et qu'il est interdit d'interférer. Ensuite son cachet pour les festivals ... C'est quoi ? Allez, 20 000 ? Ce serait déjà super bien payé! Ou alors je me fourvoie et elle est si bankable qu'on lui offre des millions ? Peut être ... En tout cas, son concert là, guesstimate, ça dépense dans les 50K par show au bas mot.
  12. Ouh j'espère qu'elle a une bonne assurance cas de force majeure ... Sur une tournée qui coute facilement 4 fois ce qu'elle rapporte, annuler ça fait mal.
  13. Oser qualifier d'écolo quelqu'un qui fait des tournées partout dans le monde avec toute une troupe de collaborateurs + un décor qu'il faut bien trimballer aussi en avion / camion ... Je ne la condamne pas, en disant cela ... Mais le journaliste n'est pas cohérent. Quand on est un artiste de tournée, on ne peut pas être être qualifié d'écolo. En attendant, vous voir raconter tout ça, ça m'a donné envie. Si l'occasion se présentait en dehors d'un festival, je crois bien que j'irais.
  14. Oui parce que ça correspond à ce que je disais un peu avant dans ce topic, le nombre de vues sur YouTube se compte non par vidéo mais par content ID. C'est à dire un contenu correspondant à une composition. Donc dans le total de notget visualisé ici, il y a aussi toutes les vidéos des gens qui ont mis sur YouTube une vidéo du baptême de leur petit dernier avec notget en fond sonore (grosse ambiance!). Pour l'artiste, que ce soit sur sa chaîne ou une autre, ça ne fait aucune sorte de différence, YouTube sait (ou plutôt entend) tout. Et l'artiste (plutôt son label) récolte tous les fruits, même des chaînes des youtubeurs, etc ...
  15. J'aime bien jeter un coup d'oeil dans les entrailles de youtube ... alors je partage. Ce n'est pas vraiment passionnant. 27 mai 2017 - 28 mai 2018, en un an, Bjork fait 45,198,083 écoutes. 3.7m / mois. C'est pas mal. Mais ça reste moins d'un smic. #Austérité Vous vous débrouillez pas mal, pour la soutenir, à Paris, puisque vous arrivez en 3ème position. Juste derrière Santiago, qui caracole toujours en tête, toutes périodes confondues sur les dernières années. Et Mexico juste avant Paris. Petit aperçu des chansons préférées 2017-2018, à droite.
  16. Courtship, c'est aussi désagréable à entendre qu'à regarder. Mais presque moins pire que sur l'album. Un peu vivante, au moins. Anchor song ... c'est joli mais ça va bien maintenant, faut passer à autre chose. Quel ennui.
  17. Ah puis j'ai oublié d'aller inspecter ses revenus de droits mécaniques. Bon je garde ça pour plus tard. Il faut savourer son plaisir. Mais comme ça te passionne, je vais te faire un bilan de toutes ses sources de revenus. Si elle lit ça, elle risque de m'embaucher comme comptable. Imagine que chaque trimestre, elle reçoit un relevé, de chacun de ces organes de collecte. Qui détaille toutes les sources de revenus. Chaque relevé peut faire plusieurs dizaines de pages. En ligne / physique, pour chacun des titres de sa carrière. Ben ça en fait du papier de gâché et de la paperasse à traiter. (et comme ça, tu sais à quoi ressemble mon bureau)
  18. C'est la base de données de PRS. N'importe quel sociétaire peut la consulter. J'imagine que la SACEM fait pareil. Tu peux rêver pour que la SACEM se fasse chier avec ça. Tout ça est public puisque le but c'est que, par exemple quelqu'un qui fait un film et est intéressé par un morceau, puisse consulter ça pour savoir à qui il va devoir faire des chèques ! Les artistes ne sont pas obligés d'être sociétaires de ce genre d'organisme. Mais s'ils ne le sont pas, alors leur musique ne peut pas passer à la radio, à la télé, être jouée en concert etc ... Sauf s'ils sont allés négocier des licences eux-mêmes avec ladite radio, ladite télé, ladite salle de concert et tout ... Ces organismes sont là pour ça ... Tu mets ta musique à disposition, via leur catalogue, et tu les charges de collecter les revenus de ta musique. Et ils prennent un %age pour survivre. (ou pour organiser des événements à la con, dans le cas de la SACEM).
  19. Tiens du coup, j'apprends un truc au sujet d'une de mes chansons préférées au monde ! Merci ! Je vais la lire. Alors je suis très très étonné que les crédits n'en tiennent pas compte ... Sarah Kane n'est morte qu'en 99, donc le texte appartient à ses ayant droits. Plusieurs explications possibles : - soit les ayant droits ont décidé qu'ils renonçaient à tous leurs droits, la pièce est apparentée à du domaine publique. Je vois mal quel éditeur ferait ce choix. - soit (et je penche pour ça) les éditeurs n'ont pas désiré subir tout le processus qui leur permettrait de toucher des royalties, parce que n'ayant aucun intérêt par ailleurs dans l'industrie musicale ... Et ils ont négocié avec Björk un paiement qui lui permet d'utiliser le droit d'édition. Une license, en somme ...
  20. Mmmh intéressant. Si les mots ne sont pas exactement les mêmes et s'ils ne venaient pas avec une mélodie, alors il n'y a pas vraiment de raison de lui attribuer quoi que ce soit. Ce pourrait cependant être le cas, par courtoisie, par générosité, ou comme un hommage.
  21. Ah ? écrit par qui ? Les droits d'auteur en musique ne concernent pas que le texte. Mais la composition. Puisque même un morceau instrumental est soumis aux mêmes règles. Ce qu'est une composition peut être tout à fait débattu. Mais en règle générale, il s'agit d'un texte, avec une mélodie, un arrangement, une progression harmonique, les accords du morceau. Si An echo a été écrit par quelqu'un d'autre (ce que je ne savais pas) il n'est pas du tout crédité dans l'attribution des droits d'auteur.
  22. RE ! Je suis allé voir du coté des chansons avec Guy Sigsworth ... Rien de bien passionnant. Ma chanson préférée de Björk, An echo a stain ... bien partagée 50/50 avec GS. Cependant je découvre au passage qu'elle s'appelle aussi Crave (le remix, donc ?). Cas d'école intéressant, puisque remix de Matmos (si j'ai bien suivi) ... à qui aucun droit d'auteur n'est donné. Sans doute que le remix n'est pas considéré comme suffisamment éloigné de l'originale pour que ce soit une autre composition. Les remixes sont souvent la cause de bastons entre labels ... Si un remix emploie juste un sample de quelqu'un d'autre, le quelqu'un d'autre fait valoir que le remix est composé AUTOUR de son sample et essaie de conserver le maximum des droits. Ici, ce n'est constitué QUE de samples de Bjork, donc les auteurs restent les mêmes 50/50 Bjork-GS. En revanche, Matmos sera alors considéré comme producteur. D'ailleurs crédités en "feat. Matmos" donc à présent featured artist sur le remix. Donc en matière de droits de performance, les 65% des featured artists seront divisés 50/50 entre Bjork et Matmos. Et GS, non-featured artist, 7%. Tout ça est aussi utile pour collecter sur Youtube. Puisque Crave ou An echo a stain, aucune différence, ce sera un seul CONTENT ID, avec deux pistes audio différentes traitées de la même façon. Donc quiconque utilise l'une ou l'autre sur une vidéo de sa bar mitzvah permettra à Bjork et GS de toucher des petits centimes. Ce cas est intéressant pour démontrer qu'en fait, ce système est TRES bien fait ... S'il ne marche pas bien, c'est parce qu'il n'arrive pas à suivre la quantité de musique exponentielle qui existe sur les internets. Youtube, twitter, snapchat, facebook ... Tous ces gens paient des licenses pour avoir le droit de diffuser de la musique. Mais derrière, il faut quelqu'un qui lit tous ces immenses rapports et va calculer ... "ah oui, Gudmundsottir ... 25%, jouée 28377 fois l'an dernier, alors attend, je prends ma calculette, Claudine, passe moi mes lunettes". Et ce, multiplié par 387262 services et 3827625778388 artistes. Sauf en Allemagne, où la décision a été prise que "ben non, c'est trop de boulot, les artistes, y z'ont qu'à se démerder".
  23. Je ne résiste pas au plaisir de partager cette vidéo du club du 3ème age de Brisbane jouant un tas d'instruments pourris ... ça commence à 9 minutes ... Les hippies ... c'est pas facile ... mais les vieux hippies, c'est vraiment une drole d'affaire.
  24. Là ... ce serait énorme de ne pas leur laisser la moitié des droits d'auteurs. Alors voyons ... I go humble : Tout va bien. 25%/25%. Et 25% à Kobalt (label de Bjork) et 25% à Warp (label de Bell) qui ensuite redonnent des bouts à leurs artistes respectifs. Heirloom : Idem ... sauf que c'est un peu plus compliqué, parce que le Martin est allemand (GEMA) et l'allemagne c'est trop chiant plus complexe parce que leur système de merde n'a jamais réussi à s'adapter au XIXème siècle à la technologie et à ce jour, ils n'ont toujours pas de blanket license. Ce système qui fait, chez nous, que les salles de concert, les radios, les coiffeurs, etc ... paient de l'argent à la SACEM chaque année et la SACEM redistribue aux artistes sociétaires. Non, en allemagne, on a joué une de tes chansons dans une radio, ben c'est à toi de le savoir et d'aller envoyer une facture à la radio. BONJOUR, VOICI MA FACTURE POUR 0.03€, BIEN A VOUS. Raison pour laquelle, en Allemagne, on ne trouve rien sur youtube, parce que la GEMA bloque tout, parce qu'elle n'a jamais accepté que youtube verse une license pour tout le contenu. Donc au final, les artistes ne peuvent avoir aucune présence. C'est unique en Europe, et c'est d'la merde. Et c'est la raison pour laquelle, ici, avec Heirloom, le Martin touche directement ses 50%, qui devraient être en fait 25%, parce qu'il prend le bout qu'un label devrait prendre. Bref, les artistes allemands sont gagnants ... SI leur musique est jouée à l'étranger. En allemagne, ils peuvent crever et l'industrie musicale allemande avec, vu qu'elle ne peut se développer. Austérité, angela, la culture c'est une perte de temps, tout ça ... Bon, mais revenons à nos %ons ... Ici, tout va bien, et c'est commun, tu chantes sur une instru de quelqu'un d'autre, en général, on divise 50/50. A condition que la mélodie chantée soit vraiment originale et considérée comme une composition. Par exemple, dans le domaine du rap, qui ajoute en général simplement des mots non chantés sur une instru, on considèrerait que l'ajout des mots attribuerait à l'auteur 10, maximum 20% des droits d'auteur. L'auteur de la composition gardant la plus grande part 80-90%. Note que ni le Mark ni le Martin ne sont "featured" artists. Ce qui veut dire que l'enregistrement a été attribué à la maison de disques de Bjork (OLI) et que les compères sont considérés comme producteurs, donc attribués 7% de la composition. Par curiosité je viens d'aller voir The Dull Flame of Desire ... Elle a bien crédité le mort Le mort ne touche rien, car il est mort depuis plus de 70 ans. Par contre, je ne comprends rien dans l'articulation entre ses labels. ça fait maintenant pas mal d'albums que son label est Kobalt. à l'époque de Volta, c'était encore Universal. Sauf que .... Wanderlust : Je ne suis pas du tout sûr de comprendre pourquoi Dull Flame est chez Universal mais Wanderlust chez Kobalt. Sans doute que Dull Flame a été composée bien plus avant, avant que son contrat avec Universal soit échu. Et Wanderlust bien plus tard, quand elle a signé avec Kobalt. Bon mais ça, on ne saura jamais. NEXT ? Cette petite enquête de décortication m'amuse beaucoup.
  25. Instant justice ... Madame Hopkins est enregistrée auprès de l'APRA (Australasian Performing Right Association), équivalent de SACEM/PRS pour la région australo-guinéenne ... APRA et PRS communiquent donc l'APRA collecte son argent auprès de PRS. C'est tout de même une erreur stratégique parce que l'APRA prend un pourcentage sur sa collecte, alors que PRS a pris son pourcentage également auparavant. Je pense 7% et ensuite 7% sur le restant. Je me doute que ce topic passionne tout le monde. Toi là ... la seule personne qui a lu, je suis sûr que tu ne savais pas que c'était si compliqué et que tu y penseras la prochaine fois que tu entends ta chanteuse préférée en faisant tes courses au monop', en te demandant qui va recevoir son petit sou pour ce morceau ! Et mes monologues n'auront pas été inutiles.
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