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benjicok

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Humiliation et harcèlement sexuel : Björk dénonce Lars von Trier

15 octobre 2017 - 14:33

sujet d'origine : Féminisme, sexisme... Vers l'égalité femmes=hommes ?

 

 

i am inspired by the women everywhere who are speaking up online to tell about my experience with a danish director . because i come from a country that is one of the worlds place closest to equality between the sexes and at the time i came from position of strength in the music world with hard earned independence , it was extremely clear to me when i walked into the actresses profession that my humiliation and role as a lesser sexually harassed being was the norm and set in stone with the director and a staff of dozens who enabled it and encouraged it . i became aware of that it is a universal thing that a director can touch and harass his actresses at will and the institution of film allows it . when i turned the director down repeatedly he sulked and punished me and created for his team an impressive net of illusion where i was framed as the difficult one . because of my strength , my great team and because i had nothing to loose having no ambitions in the acting world , i walked away from it and recovered in a years time . i am worried though that other actresses working with the same man did not . the director was fully aware of this game and i am sure of that the film he made after was based on his experiences with me . because i was the first one that stood up to him and didn't let him get away with it

and in my opinion he had a more fair and meaningful relationship with his actresses after my confrontation so there is hope

let's hope this statement supports the actresses and actors all over

let's stop this

there is a wave of change in the world

kindness

björk


Mother! de Darren Aronofsky

06 octobre 2017 - 12:44

Mother.png

Quand Aronofsky (réalisateur de la subtilité et de la nuance :lol:) tourne son curseur d'intensité à 15/10, ca donne un film épuisant, prétentieux, grotesque, plus à la fois super sérieux et parfois très drole, misogyne.
c'est un film-allégorie qui code à la fois plein de choses et tout ce qu'on veut bien y mettre (ca marche avec un délire écologiste, une reflection sur la création artistique, une relecture biblique de l'histoire de l'humanité en huis clos, ... ). Quand ton film parle de tout il parle probablement de pas grand chose en fait... ca rappelle formellement et thématiquement quelques vieux Polanski (repulsion, Rosemary's baby...) et ca capture assez bien ce qui faisait le sel de Polanski (l'absurde, l'angoisse, l'incompréhension) mais avec les gimmicks très lourds d'Aronofsky en plus... Le parti pris de faire de Jennifer Lawrence la base de tous les plans (le film n'est quasiment composé que de gros plans de son visage , de plans de dos où on voit sa tete dans le coin, ou de points de vue à la première personne) est assez fort mais au final on sort complètement lessivé de la séance

J'avoue que l'expérience en salle est probablement à vivre , mais je peux clairement pas dire que j'ai aimé le film. Heureusement qu'il y avait Pfeiffer <3

120 battements par minute de Robin Campillo

24 août 2017 - 10:13

120_battements_par_minute.jpg

j'étais trop mal hier a force de lire tellement de la merde sur ce film/les homosexuels/Act up en général, un peu à cran, un peu a fleur de peau, et le voir m'a fait tellement de bien. c'est un film important , mais c'est AUSSI un film magnifique (ce qui est rarement le cas pour ces films importants). Je ne sais pas si j'ai trouvé ca aussi impressionnant et surprenant qu'Eastern Boys du même Campillo qui était un sacré film lui aussi (personne ne l'a vu ¯\_(ツ)_/¯ ) .

Ce que j'ai préféré c'est la première partie du film plus axée sur Act Up, les Assemblées générales, les discussions, le militantisme, les compromissions, les actions... La fin en forme de "film de maladie" est moins extraordinaire mais très belle aussi, et surtout sublimée par l'apparition pendant 5 minutes de la mère de Sean qui est incroyable.

Et y'a pas à dire, un film sur des pédés (le film n'est pas que sur eux loin de là mais c'est une composante fondamentale, ce n'est pas qu'un film documentaire sur Act Up)  filmé par un pédé, joué par des pédés ca change tout.  Je crois que c'est la première fois que je vois une scène de sexe gay qui ne fasse pas faux, surjouée ou au contraire cachée dans une pudeur honteuse.

 

Le film se permet de traiter à la fois de la pédagogie (ce qu'est le milieu associatif, ce qu'est le SIDA, LE VIH, ce que c'est concrètement pour les malades, les rappels de prévention), du militantisme et de la politique, et enfin de l'intime qui sous-tend l'action militante. le tout avec honnêteté et une grande sensibilité, un humour féroce et tendre .

 

La salle est restée dans un silence incroyable pendant le générique de fin, c'était un très très beau moment

 

:coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur:


Okja de Joon-Ho Bong

04 juillet 2017 - 11:48

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Etrange film... Mélange entre satire cartoon sur les dérives de l'industrialisation et du capitalisme ou encore les trahisons idéologiques des activistes ecologiques, de film sincère et presque naïf sur l'amitié sans faille entre une enfant et son cochon OGM géant, avec des changements de ton, de style à chaque scène ou presque, avec des acteurs qui jouent tous à divers degrés de n'importe quoi (la jeune enfant est dans un jeu naturaliste, charmant, Tilda Swinton est un personnage ancré dans le réel mais traité de manière clairement satirique, et Jake Gyllenhall est dans le surjeu à 1000%, il ne semble presque plus faire partie du même film. Et pourtant ca fonctionne je trouve. Je ne sais pas quel public est la cible de ce film, mais j'ai beaucoup aimé. Bong Joon-Ho est vraiment un réalisateur incroyablement éclectique et singulier (même quand je n'aime pas un de ses films comme Snowpiercer, je suis quand même impressionné par ce qu'il fait). Okja est visuellement époustouflant, la musique est vraiment chouette (des fanfares roumaines (?) ), que demander de plus? (le voir au ciné ! mais notre système français rigide et surtout le syndicat des exploitants de salle (qui ont fait pression pour interdire les quelques séances gratuites qui étaient programmées) en aura voulu autrement...)


[Starz - Amazon] American Gods

19 juin 2017 - 10:01

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La nouvelle série de Bryan Fuller (Dead like Me, Pushing Daisies, Hannibal)
 en collaboration avec Michael Green, adaptée du roman du même nom de Neil Gaiman.
 

En sortant de prison, Shadow apprend la mort de sa femme et de son meilleur ami dans un accident de voiture. À bord de l'avion qui le ramène chez lui, il se fait embaucher comme garde du corps par un étrange personnage dénommé Wednesday. Celui ci l'entraîne dans un long périple à travers les États-Unis. Shadow découvre bientôt que Voyageur n'est autre

Spoiler
qui tente de rallier à sa cause les autres anciens dieux et quelques personnages folkloriques afin de mener une guerre sans merci aux divinités plus récentes de l'Amérique que sont la voiture, internet, la télévision et les médias.

 
Chaque épisode raconte à la fois l'histoire des personnages principaux, mais aussi le plus souvent un bout de mythologie, qui raconte comment différents dieux sont arrivés aux états unis avec les vagues d'immigration successives (dans le monde de la série, les dieux existent dès qu'on croit en eux, et les populations venant du monde entier ont importé leurs dieux avec eux). La série aborde donc à la fois les mythes fondateurs des états unis , les folklores du monde entier, et l'histoire de Shadow qui fait un road trip à travers les Etats Unis avec Odin.
 
Visuellement on est proche de ce que Bryan Fuller proposait sur Hannibal, mais en beaucoup plus chargé. la musique de Brian Reitzell est aussi vraiment excellente, avec beaucoup de percussions comme dans Hannibal mais cette fois teintée de Jazz et de saxophone complètement fou.

J'ai trouvé ca tout bonnement excellent ! Je crois que le roman est assez fidèlement adaptés pendant les premiers épisodes puis que ca s'en émancipe un peu plus ver la fin. En tout cas j'ai trouvé l'arc narratif sur la saison passionnant et peut-être encore plus les histoires individuelles des dieux (particulièrement le passage sur Anansi, le dieu araignée d'afrique de l'ouest , Czernobog et les sœurs Zorya de la mythologie slave) ainsi que quelques scènes très fortes (la scène avec Anansi dans le bateau d'esclaves, complètement dingu, ou la scène ou un homme et un Djinn se trouvent , s'aiment et échangent leurs vies, avec au passage une des scènes d'amour homosexuel les plus tendres et belles que j'aie vu à l'écran, et avec une absence de fausse pudeur absolument rafraichissante).
Les anciens dieux comme les nouveaux dieux sont tous formidablement campés et conceptualisés (mentions spéciales à Gillian Anderson (Média), fabuleuse, Ian McShane (Odin),  Crispin Glover (Mr World) qui en deux scènes est parfaitement glaçant, Orlando Jones (Anansi) et Kristin Chenoweth (Easter).
 
 
 
La saison 1 vient de se finir, et une saison 2 vient d'etre officialisée donc ca s'annonce bien pour la suite.

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