C'est presque un album à 50% Katerine, en fait

1 Monseigneur
2 Glamour à mort
3 En Saint Laurent
4 A la Néandertal
5 Extraterrestre
6 Petit chaton
7 Poney rose
8 Saint Sebastien
9 Rue Saint Benoît
10 El Santo
11 Seule à seule
12 Sor Juana
http://www.music-sto...glamour-a-mort#
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Fascinéepar Sor Juana Inès de la Cruz, poétesse mexicaine, mystique et intellectuelle (en ce XVIIème siècle où les femmes étaientessentiellement considérées comme des reproductrices), ArielleLaure Maxime Sonnery de Fromental caresse à l’occasion de soncinquième album le projet de consacrer des sessions à celle quel’on considère comme la première féministe d’Amérique latine.Survient Philippe Katerine, en pleine décrue RobotsAprès Tout,transportant dans ses malles Gonzalès, metteur en ondes fou dans lecivil, ainsi qu’un petit bout (en fait «PoneyRose»,texte hallucinant et zoophile) de la césarisée Marjane Satrapi.L’équipe est complétée par Renaud Létang (qui connaîtparfaitement le moindre recoin des studios Ferber, où a été enregistré l’album, et ce depuis ses aventures musicales communes avec Alain Souchon), et le styliste Vincent Darré (transfuge de lamaison Ungaro), qui a concocté une défroque de Super Arielle, avec diadème à cœur sacré de Jésus inclus.
L’évocation stricto sensu historique devient alors un space opera à paillettes,dans lequel se mêlent sequencers frénétiques et climats acoustiques, extases mystiques et portraits iconoclastes. Ici, se percutent l’electro pop et une techno minimaliste, quelques mesures de mariachis en folie, et les vocalises de chœurs mâles en feud’artifice.
Ici,les religieuses balancent leurs cornettes par-dessus les moulins,mais pour s’offrir à leur seul «Monseigneur»(«Quandje dors dans tes bras/C’est des millions de bras/Qui se chargent demoi»),les saints bénéficient de gros avantages de séduction en cavalcade trépidante («Regarde le bien, Saint Sébastien/Il avait quelque chose de plus qu’unsaint homme»),et les petits chatons se font caresser, puisque tel est leur destin.Arielle Dombasle ose tout, d’un portrait d’El Santo, mythiquecatcheur au masque d’argent des quartiers déshérités de Mexico,à quelques définitifs haïkus («Quitteà mourir, autant que ce soit en Saint-Laurent»),le tout enrobé d’une voix flûtée d’apprentie diva, et de la soie des machines. Festif, sophistiqué, léger et profond, Glamour à Mort!est un disque révolutionnaire.
http://www.zikeo.com/francaise/407-arielle...asle-chronique/
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Un simple disque qui tournerait en rond comme tant d'autres ? N'y pensez pas, tant l'objet qui nous turlupine ici ressemble plutôt à la rencontre cyclonique de quelques phénomènes, dont l'addition ne pouvait conduire qu'à cette apparition de type ovniesque. Arielle Dombasle, Philippe Katerine et Gonzales à bord du même vaisseau, voilà un attelage qui promettait d'être spatial, glamour à mort, quand la chanson française, d'habitude, est si banale et sérieuse à mourir. Cette connexion entre grands esprits joueurs eut lieu une première fois il y a deux ans sur un plateau de télé où Arielle était venue présenter son répertoire d'alors, cet album intitulé "C'est si bon" où elle revisitait la crème de l'entertainment américain. Philippe Katerine, pour sa part, était en pleine tornade rose, remontant le son tel un possédé échappé de cet album d'avant-garde cosmique, Robot après tout, dont il avait conçu les plans avec Gonzales. Entre l'Américano-Mexicaine, le Vendéen de Montmartre et le Canadien, certains atomes crochus allaient bientôt centraliser leurs pouvoirs explosifs.
C'est Arielle qui souffla d'abord à ses prétendants l'idée qui lui galopait depuis quelque temps. Celui de réaliser un album de chansons originales en hommage à Sor Juana Inès de la Cruz, poétesse mexicaine du 17ème siècle, considérée comme la première des féministes hispanophones. Cette religieuse éclairée, tellement libre et audacieuse qu'elle frôla d'un souffle l'excommunication, est l'icône du Mexique baroque, et Arielle imaginait dans un premier temps croiser le récit de Sor Juana avec la musique de Bach, Vivaldi ou Haendel qu'elle maîtrise avec perfection. Katerine entrant dans son jeu, entraînant Gonzales dans la boucle, et le disque pieux et sérieux envisagé au départ allait changer de visage. C'est une Sor Juana téléportée vers le 21ième siècle qui allait désormais inspirer nos trois intrépides. Une super héroïne de comics, une sainte des temps futurs, profilée pour d'incessants allers-retours entre les époques, qui occasionnerait des carambolages musicaux et autres anachronismes sonores tout aussi spectaculaires. Arielle avait en tête un feu d'artifice où tambourinaient à la fois les rythmes tribaux mexicains et la distinction du baroque, l'électro-pop rigoriste de Kraftwerk et la transe répétitive des anglo-saxons. A cette profusion d'envies pas forcément compatibles, Katerine ajoutera sa propre marque, son style qui transgresse tous les autres, son goût du grotesque, sa science imagée lorsqu'il s'agit de faire entrer toute une folle farandole sous quelques couplets et refrains.
Les premières strophes choisies pour évoquer Saint Laurent suffisent déjà à transporter ce disque vers d'irréels sommets à la beauté sidérante. A l'autre bout du spectre, on assistera l'évocation particulièrement secouée de El Santo, ce catcheur au masque d'argent adulé dans les quartiers pauvres du Mexique et qui incarne une forme de sainteté, populaire et laïque. Au milieu de ce grand écart, il y aura toutes ces chansons aux humeurs contradictoires, parfois acoustiques avec le titre Seule à seule et d'autres fois électrogènes comme sur Glamour à mort, et Extraterrestre, sauvagement drôles sur A la Neandertal ou aussi bouleversantes que du Jacques Demy avec Sor Juana.
Cet album représente douze tableaux de grâce, de violence et de rires à l'intérieur desquels Arielle Dombasle s'infiltre telle une femme caméléon qui caresse de sa voix pure de soprano un Petit chaton sublime et n'offre son corps divin qu'à Monseigneur, à la manière de la Sainte Thérèse extasiée du Bernin. Le génial Vincent Darré, sorte de Cocteau des temps modernes, a poétisé à l'extrême le costume d'héroïne qu'elle endosse pour ce nouveau rôle, sans doute le plus étonnant de sa fort cocasse trajectoire.
mini review titre par titre
1 Monseigneur
Une des plus faibles de l'album à mon gout. Je ne vois pas trop où ça va, et ca ne joue même pas avec le personnage Dombasle, alors je suis un peu perdu
2 Glamour à mort
Haha énorme. un tube.
3 En Saint Laurent
Une jolie chanson, pas coconne du tout, Katerine ecrit des choses qu'il n'aurait pas écrites pour lui (il l'aurait peut être fait, mais en déconnant beaucoup plus, alors) , et ç'est vachement bien
4 A la Néandertal
On ne peut penser qu'à BHL quand elle exhorte son amant a la prendre "à la néanderthal"
5 Extraterrestre
Bon, on va pas revenir dessus, c'est un chef d'oeuvre u_u
6 Petit chaton
Iiih arielle qui fait miaou. C'est probablement ce qu'il y a de plus kitsch et sucré sur l'album
7 Poney rose
haha. Arielle qui chante faux sur une musique limite simplette. Arielle nous parle de son poney poney poney poney roooooooose. <3
8 Saint Sebastien
Mon coup de coeur de l'album. Arielle vieille bourgeoise bigote qui se rend compte dans une fulgurance du potentiel érotique de Saint Sébastien (clin d'oeil a sa fan base gay?) "on dirait qu'il se tient, qu'il se tient comme une putain"
9 Rue Saint Benoît
Je pense que c'est une chanson de katerine qu'il lui a refilée. C'est tellement lui
10 El Santo
Arielle qui chante son amour a un boxeur (catcheur?) en espagnol. je comprends rien ^^
11 Seule à seule
Une chanson mélancolique à la Katerine...
12 Sor Juana
Le mexique de pacotille <3
Bref un album 100% Katerine, et aussi 100% Dombasle (le personnage)
La vieille bourgeoise, le mexique, les petits chats, tout ca s'imbrique vraiment bien :-*:

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