-
10 Pages
- « Première
- ←
- 8
- 9
- 10
Premières écoutes / premiers avis
#136
Posté 17 septembre 2005 - 13:58
#137
Posté 15 juin 2006 - 19:44
Je suis nouvelle sur ce forum et je m'y plait bien.
Je parle de cette album que j'ai trouvé particulier, j'ai surtout aimé la chanson " Storm ".
Les sons sont très spéciaux, mais c'est la couleur de notre Bjork.
Si vous voulez réagir à mon sujet et me parler de vos réaction au sujet de l'album, n'hésitez pas.
Je vous fais de Gros bisous
Yzabel
#138
Posté 24 août 2006 - 16:08
Pour être franc, je trouve cette BO très bien. Bien sur c'est plus agréable en musique de fond, mais il faut partir du principe que c'est une BO et qu'elle ne s'écoute pas comme les autres CD. Je suppose qu'avec les images dessus c'est encore mieux et ça prend tout son sens. Je viens de comprendre sur un autre sujet que je ne verrai surement jamais le film.
C'est tout de même une musique très originale. Je me souviens que j'écoutais la musique pour la première en fond pendant que je rangeais ma chambre et au bout d'un moment j'ai fini par réalisé qu'il y avait un mec qui chantait depuis une éternité (Holographic Entrypoint). Si on fait quelque chose à côté en fait ça pase très bien moi ça ne m'a pas tellement pas agacé et ça ne m'agace toujours pas. D'ailleurs la chanson passe là.
#139
Posté 17 décembre 2006 - 08:54
Francesco, le 27.07.05 à 18:04, a dit :
Moi aussi j'ai été acheter ce CD chez le disquaire du coin - un constat reccurent ; un petit problème me viens à l'oreille : pas moyen de retrouver cette putain de "magie" qui m'as fait aimer "le Björk". Je ne prends strictement aucun plaisir à écouter ce disque.
Decedée depuis bien longtemps, la Björk de Début/Post ; plus recemment, celle de Selmasongs/Vespertine ; celle de Medúlla est à l'agonie. Que reste t-il ? A en croire DR9 : presque rien !
Si ma memoire est bonne, depuis que je suis inscrit sur le formu (et depuis que j'écoute Björk tout court), je n'ai jamais eu le moindre jugement négatif. Là (mais je prends ça sereinement), je me demande si elle voulais faire ce CD juste pour rire, et voir si les gens (oh les cons) allaient l'acheter.
- Chansons de 4/5 minutes en mode "copier/coller la mélodie 6 ou 7 fois, ajouter des paroles parfois, et laisser mijoter" (cf. Ambergris March, cf. Shimenawa, cf. Cetacea, cf. Antarctic Return)
- Foutage de gueule monumental avec Holographic Entrypoint (d'ailleurs, rejoignez le C.A.P.I.S.H. si vous partagez mon point de vue à ce niveau - voyez avec BFL ou moi)
- Et surtout, manque flagrant de magie - rien de décolle - c'est plat - ça fait mal aux oreilles. Quand on écoutait Isobel, Hunter, Hidden Place, ou Mouth's Cradle, il y avait quelque chose qui en ressortait, de l'énergie. Ici, rien (et vous m'en voyez bien désolé).
RESTE QUE, DR9 est une BO ; comme son nom l'indique (ou pas), elle est reliée à un film. J'attend donc de voir l'ensemble des 2 pour pouvoir donner un avis definitif.
Mais franchement, là, il ont intérêt à avoir assurés nos 2 champions sur ce coup là ; on vous attends au tournant !
voilà ce que j'en pense.
J'aime maintenant beaucoup DR9...
M'a fallu 4 mois.
Comme quoi
#140
Posté 17 décembre 2006 - 12:37
1. Gratitude : Cette introduction me semble reprendre un motif de Selma songs. Je pense à
"I've Seen It All". Puis cet idée du double fond ; idée commune à ces deux titres : dans
Gratitude l'écriture fait figure de fossile comme sentiment dont le fil des mots traduit, par
son travail (cf. lentement et difficilement), le contenu de ce "coeur" (?). Dans "I've Seen It All",
le sens est sensiblement différent (vu le contexte), puisqu'en découvrant sa limite
(cf. lorsqu'elle se découvre si faible en prison), ce qui caractérise le personnage de
Selma tient dans la conviction que sa vie se résumera à une simple répétition de ce
qu'elle a vécue, dans le cadre rigide de ses propres limites (la source de son aveuglement).
(je passe le sens de l'aveuglement de son fils et le sens de sa révélation, etc.)
Dans Gratitude, ce "fossile" du contenu de son coeur s'articule dans les armatures complexes de
l'écriture, et transpirent en quelque sorte par ses propres gesticulations, alors que dans
I've Seen It All, cette armature était la limite de Selma qui est déterminante dans le sens à donner
à "il n'y a plus rien à voir", c'est-à-dire, il n'y a plus rien à inventer. Elle est aveugle par métaphore,
comme si le sentiment d'approcher les limites supportables pour un individu, faisait disparaitre
ce besoin qui l'anime et lui donne vie, dans un abîme désormais infranchissable.
Donc, au niveau du sens de ces deux textes, je pense que l'on peut saisir le mouvement suivant :
Si pour Björk, comme elle le dit, dans la partie est le tout, il y a un sens assez précis à
chacun de ces deux textes : On peut se figurer un cercle. Le trait de ce cercle est la limite et l'enjeu
pour elle, qu'il y a entre l'intérieur (son propre épanouissement) et l'extérieur de ce cercle
(le besoin qui y est lié à cet épanouissement).
Gratitude : chante le besoin d'écrire, chose que Selma ne chante pas. Selma n'essaie
pas de devenir chanteuse ou d'écrire quoique ce soit. Elle fait de l'association de sons
improbables la matière de son émerveillement, de sa vision ! Je suppose que DR9 va
nous mettre devant cette "illumination" (cf; Alarm Call), où moins il y a de
place, plus il y a d'espace. Moins il y a de place pour la répétition, plus il y a de place pour
l'invention. J'ai l'impression qu'elle tente de nous approcher de l'expérience de Selma vis-à-
vis du chant et de la musique.
Pourquoi ne pas écouter Pearl comme Selma écoute l'empreinte de la machine sur le métal ?
Pourquoi ne pas écouter HOLOGRAPHIC ENTRYPOINT comme le chant dans la chapelle de
la prison ?
A mon avis, si cette bo est surprenante par ses sons, mais aussi par le sens qu'elle induit.
Björk veut se détacher de l'image qu'elle a donnée, de l'habitude musicale qu'elle a gravée
dans l'oreille de ses auditeurs, comme on le sait. A présent, il faut passer à l'acte d'écouter.
C'est en ce sens que cet album est difficile pour moi, parce que cet acte est aussi créatif que
l'écriture.
voilà, j'espère ne pas avoir été trop long et que ces quelques idées trouveront un interlocuteur
avec l'un ou l'autre d'entre vous.
A+++
#141
Posté 17 décembre 2006 - 17:30
Il faudrait peut être pas perdre de vue que DR9 est un film de Matthew Barney, qui a déjà une oeuvre extremement riche et une variété de thèmes et de références importantes, et que le texte de Gratitude (puisque tu dis ne te baser que sur le texte) a été écrit à deux. Honnetement ce morceau a du être introduit pas Barney( c'est son film!) , et Bjork n'a fait que travailler le texte pour lui donner un niveau poetique et musical, c'est tout. Etant loin d'être la créatrice unique de ce texte, on ne peut absolument pas le relier à I've Seen It all (qui lui aussi a en partie été engendré par Lars Von Trier, puis remanié par Björk). Le travail de Björk su DR9 c'est avant tout de la composition et de la production, et ça se sent. Bref, en gros, je trouve pas que les travaux sémantiques sur ces deux textes ne sont pas reliables à l'ensemble de son travail. Je sais bien qu'elle est egocentrique, mais de là à relier des textes de BO systématiquement à sa petite personne.... non j'y crois pas du tout.
Autre chose, rien à voir, mais le debat autour d' Holographic Entrypoint n'a pas lieu d'être. Il est tout à fait normal que ça écorche nos oreilles occidentales, puisque c'est du nô, et que c'est loin d'être accessible pour qui n'a pas une bonne base de culture japonaise. Et de toute façon, lisez le livret, il n'a pas été composé par Björk, seul le texte a été écrit par Barney.
#142
Posté 17 décembre 2006 - 18:12
Quant à Holographic Entrypoint, le livret indique quand même "produced by Björk". Elle a bien dû faire quelque chose. Le texte a bien été écrit par Barney, mais apparemment il a été traduit par le chanteur ("Noh score written by Shiro Nomura") et transcrit certainement en certains mots pouvant être calés dans une "rythmique" de nô. Mais je pense que Björk a dû en composer la "mélodie" si on peut parler de mélodie, et aussi les temps des percussions.
Et ch'n'est pon par les cônes qué nou trait eune vaque!
#143
Posté 17 décembre 2006 - 18:55
ben, "produced by Björk"....la réponse est là, elle l'a produit..... elle a du orienter le travail du chanteur et des musiciens, qui n'avaient à mon avis vraiment pas besoin d'elle pour faire leur boulot. Là il nous faudrait un spécialiste du nô, mais je crois pas qu'il y ai de compositeur à proprement dit, du moins ça se fait dans une logique tres différente de la notion de "compositeur" dans la musique savante occidentale. Le chanteur de nô, qui est aussi acteur, compose lui même son chant, comme la composition d'un acteur, c'est une performance, jpense que la mélodie vient du jeu.... Et les percussions derrière, viennent à des moments précis et codifiés.... Donc à mon avis Björk à vraiment joué un role de productrice sur ce morceau, en leur donnant peut être certaines directions, mais certainement pas un rôle de compositrice.
Bref, finalement on s'en fou un peu, ce que j'essayais de dire, c'est que je vois pas l'intérêt d'un débat autour de la qualité ou non de ce morceau...
[EDIT]
Citer
Le Nô est un art théâtral dramatique hautement stylisé, chanté et dansé, joué le plus souvent masqué, dans lequel la beauté du mouvement et de la voix est à son point culminant. Voilà pour la définition officielle. Traditionellement, cinq pièces de Nô étaient présentées dans la même journée. Pour contraster avec les pièces dramatiques, des pièces comiques, appelées Kyôgen, étaient jouées entre les pièces de Nô. Ces deux formes évoluèrent côte à côte. On se réfère collectivement aux deux sous le nom de Nôgaku.
Les thèmes apportés incluent la piété filiale, l'amour, la jalousie, la vengeance et l'esprit des samouraïs. Tout cela est présenté sous la forme d'une simple émotion, grâce au chant, à la danse et à la musique. Les pièces de Nô n'ont ainsi souvent pas d'intrigue.
Les pièces de Nô ont toujours été écrites, composées et chorégraphiées par les acteurs eux-mêmes. Les plus anciennes remonteraient aux environs de l'an 1333. La plus grande partie des pièces connues date des 15ème et 16ème siècles. Une petite partie a été écrite durant les 100 dernières années. Malgré son côté codifié, le Nô reste en constante évolution (quoique fort lente).
Les caractéristiques uniques de ce genre théâtral sont:
- Le type de scène sur lequel il est joué (unique en son genre).
- L'accent mis sur un seul rôle principal.
- Son utilisation des masques.
- L'usage de la danse comme moyen d'expression important.
- Les méthodes de vocalisation particulières de ses chants.
- La poésie de ses scripts.
- Son orchestre composé d'un grand tambourin (ô-tsuzumi), d'un petit tambourin (ko-tsuzumi), d'une flûte traversière (fue) et parfois d'un grand tambour (taiko).
voir aussi L'article Wikipédia qui ma foi n'est pas mauvais
Citer
La musique a pour fonction de créer l'ambiance, souvent une atmosphère étrange, en particulier quand interviennent des éléments surnaturels. Les anciens masques du nô étaient tenus par la bouche et les acteurs ne pouvaient pas prononcer de texte, c'était donc antiquement le chœur qui parlait à sa place. Actuellement, le chœur est chargé de fournir les éléments de narration et de dire les répliques d'un acteur lorsque celui-ci exécute une danse, ou afin d'amplifier l'intensité dramatique d'une tirade. La domination des percussions dans la musique souligne l'importance fondamentale du rythme dans la représentation de nô.
Le texte est psalmodié selon des intonations sévèrement codifiées. Du fait de la fixation du répertoire à la fin du XVIe siècle, le texte est en japonais archaïque, incompréhensible pour les Japonais contemporains. La plupart des salles proposent ainsi des traductions du texte.
Ce message a été modifié par aifol : 18 décembre 2006 - 12:37
#144
Posté 17 décembre 2006 - 21:10
SaWaSdEe, le 17.12.06 à 17:30, a dit :
Written by Björk and Matthew Barney. Sachant qu'ils sont mariés, je pense que le lien
entre l'oeuvre de Björk et celle de Barney est sans doute plus proche qu'il n'y parait.
Mais il n'y a pas vraiment de manière d'en juger plus précisément...
A+++
Ce message a été modifié par Mhm...mhm : 17 décembre 2006 - 21:13
#145
Posté 18 décembre 2006 - 00:23
Je veux bien être fan, mais il faut remettre les choses à leur place.... dans un univers aussi riche que celui de Barney l'influence de Björk est minime....par contre les directions que Björk a pris a partir de Vespertine sont clairement influencées par sa relation avec Barney.
Je précise que j'ai une passion bien plus grande pour le travail de Björk, mais il faut aussi rester lucide.... sur cette BO elle s'est mise au service de Barney, en s'éffacant pas mal, sa liberté s'est surtout jouée au niveau de la composition, et c'est tout, elle a oublié sa face pop pour se mettre au service de l'art de Barney. La BO de DR9 est extremement réussie aussi pour ça.
J'attends de voir DR9 dans son integralité (dans un mois!), là je serais plus certaine de ce que je dis. Mais quand on compare les influences respectives de l'un et l'autre sur Vespertine et Cremaster III, sortis à la même époque, la différence est flagrante. Peut être aussi parce qu'ils ne pratiquent pas du tout le même art, et qu'ils se nourrissent de choses tres différentes.
Partager ce sujet :
-
10 Pages
- « Première
- ←
- 8
- 9
- 10

Aide

















