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benjicok

Les films de 2018

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Il ne sort que dans deux longs mois.

Je regrette déjà de l'avoir vu dans une version si peu qualitative visuellement (je suis faible et j'ai de plus en plus de mal à attendre les sorties françaises de films que j'attends depuis des années). Je retournerai le voir évidemment en salle, parce que c'était fabuleux et parce que les films indépendants ont besoin de leurs spectateurs. Et parce que c'est un gâchis de voir un aussi beau film compressé en en SD

 

Call_Me_by_Your_Name.jpg

 

moi après vision du film :

nicolas-cage-crying-gif.gif

 

Spoiler

Le monologue de Michael Stuhlbarg (qui n'a pas le rôle principal mais qui est celui par qui le cœur émotionnel et moral du film passe, et qui permet à Elio de processer ses émotions)  m'a personnellement ébranlé et j'était très déçu de ne pas vivre ca dans une salle obscure, au lieu d'être seul sur mon canapé à me sentir bête et seul haha.

 

Et puis ce générique / plan séquence sur fond de Sufjan Stevens est quand même sacrément fort.

 

Le seul défaut pour moi est vraiment le casting de Armie Hammer qui n'est pas mauvais du tout, au contraire mais qui est vraiment trop vieux (et qui fait clairement son âge voir plus) parce que autant la différence d'âge du film/roman ne me choque vraiment pas, autant y'a quelque chose d'un poil malsain a voir ce mec galocher un jeune qui fait vraiment 15 ans.  

 

(ah, et Luca Guadagnino a oublié de filmer la bouffe comme il fait d'habitude, je suis un peu déçu, surtout que ca se passe en Italie, et que si il y a bien un cinéaste qui filme la bouffe c'est lui).

 

 

 

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Il y a 10 heures, benjicok a dit :

nicolas-cage-crying-gif.gif

 

+ 1.

 

Les 30 dernières minutes du film = je suis mourue d'avoir pleuré tous mes organes. Juste un mot sur Timothée Chalamet, découvert dans Lady Bird il y a quelques jours, remarquable. Une personne à suivre, assurément.

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Le 5/1/2018 à 00:16, Riri a dit :

Une personne à suivre, assurément.

https://twitter.com/michelledeidre/status/949816033484795904

 

+

Quand je vous dis qu'il est bien ce petit https://www.theguardian.com/film/2018/jan/16/timothee-chalamet-i-dont-want-to-profit-from-my-work-on-woody-allens-film?utm_term=Autofeed&CMP=twt_b-gdnnews#link_time=1516092850

Edited by Riri
ajout Article Guardian
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Le 04/01/2018 à 13:39, benjicok a dit :

Call_Me_by_Your_Name.jpg

 

 

magnifique. la plus belle histoire de premier amour que j'ai vue depuis très, très longtemps. tout est parfait : les acteurs, le tempo, l'atmosphère à la fois languide et tendue à l'extrême, la simplicité de l'histoire, la justesse émotionnelle...  et putain qu'est-ce que c'est CUL comme film, arisen my senses comme dirait l'autre

 

fistbite.gif

 

 

bizarrement les deux critiques principales du film tendent à me laisser de marbre

Spoiler

- la différence d'âge... peut-être que je suis encore arriérée là-dessus et que je changerai d'avis dans quelques années, mais ca ne m'a vraiment pas dérangée. c'est très clairement elio qui fait le premier pas (et le deuxième, et le troisième...) et c'est oliver qui le repousse pour le protéger avant de céder. oliver n'abusera jamais par la suite du différentiel de pouvoir en sa faveur, et traite elio avec énormément de tendresse et de respect, du début à la fin. ca aurait pu être archi craignos certes mais là pour moi la règle du camping est respectée. 

 

- la polémique sur l'absence de scènes de cul. certes, c'est fort possible que ce soit un calcul pour faire des entrées—et dans ce cas j'aurais tendance à pointer du doigt les studios, pas le réalisateur—mais franchement, la tension sexuelle est déjà tellement à donf dans tout le deuxième tiers du film, je pense pas que montrer du cul aurait pu apporter grand chose.  (et je pense que les hétéros mal à l'aise avec les relations entre hommes n'iront de toute facon pas voir CMBYN, scènes de cul ou pas).

 

 

sinon...

Spoiler

le discours du papa est très très émouvant, on sent que c'est un moment qui va changer sa vie. et j'aime le fait de tordre le coup à nos attentes (italie, années 80... on voit où ca aurait pu mener) et de nous épargner le ""cliché"" du père homophobe.

 

et la musique de sufjan stevens, mon dieu, ca n'aurait pas être plus parfait :wub: de toute facon ce film est l'incarnation même des chansons gay de sufjan.

 

 

EDIT: Mystery of Love a été nominée aux Oscars dans la catégorie meilleure chanson originale.

Edited by Sanguine
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les deux "critiques principales" je suis d'accord avec toi  :) 

Spoiler

le seul truc qui m'a fait micro tiquer juste sur l'age c'est vraiment juste le visuel de Hammer qui fait presque 40 ans soyons honnêtes alors qu'il joue un étudiant de 23 ans ) avec Chalamet qui a l'air d'en avoir 15. Dans l'histoire le respect est présent et Le personnage de Hammer a clairement hésité a cause de ca et le verbalise clairement...) aucun souci avec l'histoire ou les personnages, juste un mini frisson de gêne qu'on oublie assez vite.

 

pour la deuxième, je trouve personnellement le film suffisamment sensuel comme ça :biggrin: mais oui le realisateur a dit qu'il les avait virées pour rendre l'histoire "plus universelle" ou un truc du genre ce que je trouve particulièrement idiot, mais ca ne manque absolument pas. Et puis on a quand même deux fellations filmées sans chichis ni honte , je suis pas sur d'avoir déjà vu beaucoup  ce genre de scènes hétéro filmées avec si peu de fausse pudeur de toute façon. De film respire la tension feffuelle de partout de toute façon... rien que la façon qu'à la caméra a filmer l'intérieur des jambes des maillots de bains :sournois: hem.)

 

  • Thank you ! 1

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Jusqu_a_la_garde.png

 

Citation

Le couple Besson divorce. Pour protéger son fils d’un père qu’elle accuse de violences, Miriam en demande la garde exclusive. La juge en charge du dossier accorde une garde partagée au père qu’elle considère bafoué. Pris en otage entre ses parents, Julien va tout faire pour empêcher que le pire n’arrive.

 

C'est un moment très très dur a vivre mais je recommande très très chaudement ce film. la critique de libé me semble très juste :

Spoiler

 

Très remarqué lors de la dernière Mostra de Venise, où il a obtenu le lion d’argent du meilleur réalisateur et le prix de la meilleure première œuvre, Jusqu’à la garde apparaît d’abord comme un film «à sujet»,prenant très au sérieux le problème social qu’il traite - la violence faite aux femmes -, en commençant par lui donner un cadre documentaire.

 

Il s’ouvre par la rencontre d’un couple divorcé et de leurs avocates avec un juge, où il sera notamment question de la garde de leur fille adolescente et de leur fils de 11 ans. C’est un petit théâtre où domine la parole intimidante des magistrats, infantilisant les clients sous l’autorité de la loi - on se croirait chez Raymond Depardon. Mais cette partie juridique n’est que la mise à plat légale d’un drame privé très complexe dont les vrais enjeux - affectifs, psychologiques - échappent totalement à la justice. Le film va rapidement se resserrer sur ce nœud intime, rendu de plus en plus invivable par la violence d’un homme cherchant à maintenir une emprise sur sa femme et ses enfants.

 

Denis Ménochet interprète ici un beau spécimen de pervers narcissique, avec d’autant plus de justesse qu’il parvient parfois à provoquer en nous cette compassion, ce chantage affectif par lesquels il continue à manipuler son ex-femme (Léa Drucker) et son fils (Thomas Gioria, formidable). Si le film a l’intelligence de ne pas être manichéen, c’est donc surtout parce qu’il prend en compte la façon dont ce mari brutal joue avec l’empathie des autres, y compris celle du spectateur. Otage de la confrontation de ses parents, le fils est le premier à vouloir croire à la tristesse de son père, tout en étant terrifié par lui.

 

Xavier Legrand (le réalisateur, dont c’est le premier long métrage) prend en compte d’une belle manière ce point de vue du petit garçon : en quelque sorte, c’est lui qui donne sa tonalité au film, par la place qu’il occupe dans certaines scènes mais aussi en laissant le récit être peu à peu gagné par une terreur enfantine où le père s’apparente de plus en plus à un ogre.

En se référant assez subtilement à la Nuit du chasseur et plus encore à Shining, le cinéaste ne se contente donc pas d’illustrer un «sujet de société», comme le font tant d’autres films à caractère social, mais il le retranscrit en émotions cinématographiques. La première d’entre elles, celle qui finit par l’emporter sur toutes les autres, étant la peur. Le mari ouvre une brèche d’anxiété dans laquelle son entourage (y compris ses propres parents) se laisse progressivement aspirer. D’abord diffuse, l’inquiétude s’épaissit jusqu’à ce que le drame social bascule dans le thriller, puis quasiment dans l’horreur.

 

Le film démontre ainsi qu’un fait divers n’est souvent que le déchaînement d’une violence contenue en germes dans les rapports quotidiens - une victoire de la peur. On pourrait lui reprocher d’être sur ce point quelque peu prévisible, il l’est peut-être dans le déroulement du scénario mais il se rattrape par sa mise en scène, sobre et efficace. Notamment dans la séquence finale, qui semblerait pousser le bouchon un peu trop loin si elle n’était pas si réellement angoissante.

 

Pulsions. En allant ainsi de Depardon à Shining, de la rationalité juridique à la terreur domestique, Jusqu’à la garde ne fait que passer d’une forme de réalisme à une autre. Il y a même sans doute moins de vérité dans les discussions entre magistrats que dans ce qui semble le plus relever de l’imaginaire - le conte, le thriller. Le premier niveau travaillant à aplanir et éluder, là où le second met au jour des mécanismes profonds, des angoisses et des pulsions refoulées. On ne dit pas par là que Jusqu’à la garde est un chef-d’œuvre, mais tout du moins un vrai film sachant évaluer ses distances avec le réel et mettre en jeu l’imaginaire. Dans le cadre du cinéma social à la française, c’est déjà beaucoup.

 

 

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en effet grosse claque pour Jusqu'à la garde 

d'une justesse aussi bien dans le traitement du thème que des acteurs, les longs silences, les expressions, les gestes, les regards...

j'en suis encore tout retourné:mellow:

 

le film est la suite du court métrage de 2013, Avant de tout perdre

même réalisateur et mêmes acteurs, dispo sur Netflix et sur Canal+

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