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Netflix sera omniprésente ce mois ci avec une dizaine de nouvelles saisons ou nouvelles séries proposées.

Vendredi prochain, mise en ligne de la saison 1 de Mindhunter la série produite par David Fincher (réalisateur de quelques épisodes également).

Une série sur les premiers profilers du FBI à la fin des années 70.

 

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Le premier épisode par Fincher est super bien. a voir ce que ca donne sur le long terme

 

(c'est moi ou le générique fait des petits clins d'oeil à celui de se7en?)

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Après 5 épisodes je confirme que je trouve ca super :) .. y'a un ton vraiment bien (pas trop sérieux/dark/emo), et puis à partir de l'épisode 2 y'a Anna Torv :wub: (ca contrebalance un peu le coté "club de mecs" ...)

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Mouef. Jai fait déjà 7 épisodes. Ça se regarde bien en effet. Mais je trouve que Jonathan Groff est calamiteux. Il oscille entre deux expressions.

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ah? alors il est certes moins impressionant que son collègue (Holt McCallany) mais je trouve qu'il colle parfaitement au personnage... (même si honnêtement je suis plus intéressé par le dit collègue et le personnage d'Anna Torv.)

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J'ai terminé la saison hier soir et enfin Netflix nous a proposé du solide, quand même pas mal de déceptions avec eux depuis le début de cette année 2017.

La reconstitution de cette partie de l'Amérique pré-Reagan déjà en décomposition est une réussite et participe à l'ambiance glaçante de la série.

Les différents réalisateurs arrivent à instaurer un sentiment de dégoût, de malaise, un peu avec quelques photos de scènes de crimes qui défilent très vite mais surtout avec le témoignage des tueurs dont la simple description orale de leurs atrocités génère ces sensations.

 

J'attendais de voir la fin de la saison pour revoir quelques images réelles d'Ed Kemper sur Youtube (vu il y a pas mal de temps dans un reportage) et la ressemblance entre l'acteur et le vrai Kemper est assez bluffante.

Voir le vrai Kemper raconter ses horreurs vient d'installer un certain trouble.

 

Les dernières minutes de l'épisode de fin de saison sont du grand art.

Un peu aussi grâce à "In the Light" de Led Zeppelin :

 

 

Un dernier mot concernant le très bon choix du format d'image à mi-chemin entre le 16/9 et le Cinémascope.

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vu les trois premiers épisodes et je vais m'arrêter là.

 

J'ai un gros souci avec le discours sur la criminalité en lien avec les changements de société.

De nombreux passages nous suggèrent (je résume à la hache, elle peut aussi servir à décapiter une femme lol) "les mecs avant ils tuaient pour une raison que l'on pouvait expliquer, il y avait un mobile repérable, maintenant ça part en cacahuète, on n'y comprend plus rien". historiquement, c'est du pipi de chat.

 

Comme si les tueurs en série (désignés tueurs fous avant 70's) étaient apparus - comme par magie - avec la société des années 70, en plein bouleversement sur l'autorité, cf. le passage sur le gouvernement Nixon qui aurait perdu son rôle symbolique de canalisateur blabla

Présenter le profilage comme un nouvel outil ok, mais pour le faire passer pour une solution qui répond à un nouveau type de criminalité : raccourci scénaristique de méga feignasse (et politiquement douteux...)

Ok il y a une augmentation à cette période, mais rien de nouveau !

 

et pour les dîners en ville :

Les entretiens entre les deux agents du FBI et Ed Kemper vous paraissent-ils crédibles ?
Par rapport à la réalité, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas la même intensité que j’avais moi-même ressentie. C’était beaucoup plus intense en vrai. Ed Kemper était moins consensuel qu’on le voit dans la série, et beaucoup plus bavard. Il lui est arrivé de me raconter un crime pendant trois jours. Il me décrivait l’odeur de l’herbe, le ciel, les vêtements et il faisait toute l’interaction entre la victime et lui-même. C’était assez stupéfiant. +++

 

Faire parler les tueurs en série, mais pas trop non plus, on se fait frissonner, c'est un peu à l'image du générique ponctuée de flashs morbides.

 

 

bon je retourne à mes documentaires. :coucou:

 

 

 

 

ps : je ne suis pas la seule à penser :

macron.jpg
+++

 

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J'ai un gros souci avec le discours sur la criminalité en lien avec les changements de société.

 

De nombreux passages nous suggèrent (je résume à la hache, elle peut aussi servir à décapiter une femme lol) "les mecs avant ils tuaient pour une raison que l'on pouvait expliquer, il y avait un mobile repérable, maintenant ça part en cacahuète, on n'y comprend plus rien". historiquement, c'est du pipi de chat

Effectivement 'est ce que disent les personnages au début quand ils tentent de monter ce nouveau service du FBI auprès de leur chef et qu'ils tâtonnent avec les flics sur le terrain (ils découvrent ce pan de la criminologie en même temps que nous, dans la série) mais c'est pas du tout ce que dit la série, qui montre que c'est bien le regard de la société et de la police sur ces crimes qui a changé et qu'ils étaient toujours là (sur 10 épisodes ,y'a des choses qui changent quand même) . les personnages peuvent quand même exprimer un avis qui est rempli de préjugés non? :D

 

 

et pour les dîners en ville :

je comprends qu'on arrete une serie quand ca ne plait pas comme toi , mais le profiler qui donne son avis sur 2 épisodes (alors qu'on a des entretiens avec Kemper jusqu'au 5 ou 6ème épisode?)...je comprends pas trop . Et bon , quel intérêt? parce que oui, je me doute bien qu c'est pas comme en vrai... Ce qui n'empêche pas d'avoir des scènes de dialogues de 15 min passionnantes et super prenantes)

 

 

et oui pour macron j'y ai pensé aussi :lol:

 

Bon plus sérieusement, j'espère qu'il y aura une saison 2. Avec plus de Anna Torv.

 

mindhunter-anna-torv-600x388.jpeg

 

ca manque clairement de femmes l'univers de cette série (si on met de cpté les victimes)

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Je me suis un peu ennuyé sur les 2 premiers épisodes, très (trop) lente mise en place, le 3ème était déjà beaucoup plus intéressant. Je vais continuer encore un peu. L'idée de base de "découverte" de profilage/psychologie des meurtriers est intrigante quand même.

 

ps: je ne vois rien d'incroyable dans la réalisation de Finsher, oui c'est beau, bien filmé, mais pas fou non plus.

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le regard de la société et de la police sur ces crimes qui a changé et qu'ils étaient toujours là (sur 10 épisodes ,y'a des choses qui changent quand même) .

Je dis simplement que le(s) scénariste(s) ont fait le choix (dans les trois premiers épisodes tout du moins) de ne pas relier les interrogations des inspecteurs avec d'éventuels dossiers ou cas non élucidés du passé et en même temps plusieurs scènes suggèrent très fortement que c'est une nouveauté, notamment la scène avec les gros préjugés des flics de la cambrousse.

 

et on ne me retirera pas de l'idée qu'en toile de fond, Fincher suggère c'est la "permissivité / esprits libertaires" des années 70 qui créent ces êtres effroyables. ça transpire.

 

Donc il suffisait d'une scène qui présentent des cas non élucidés pendant une période donnée, pour suggérer : ah ouais ok, tous ces cas qu'on a classés à la pelle (qui peut aussi servir pour enterrer un corps de femme lol) , dans maladie mentale ou mass murderer, on va essayer d'affiner l'identification, d'améliorer notre technique (c'est suggéré par les modif de vocabulaire sur la liste, mais c'est pas assez poussé), Là, c'est simplifié pour faire des deux inspecteurs, des explorateurs d'un nouveau monde : ce qui est "sexy" à l'écran mais intellectuellement pauvre.

J'aurai pu avoir mon compte sur le côté geek avec le rôle de l’universitaire, mais franchement elle est sous exploitée, on s'intéresse plus au fait qu'elle "trouble" le personnage principal (la scène de l'attente au restaurant)

 

 

Et bon , quel intérêt? parce que oui, je me doute bien qu c'est pas comme en vrai...

bah ça te dérangeait pourtant dans Les Figures de l'ombre :D

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Fincher suggère c'est la "permissivité / esprits libertaires" des années 70 qui crée ces êtres effroyables. ça transpire de partout.

alors Fincher n'est pas le plus gros gauchiste de la terre, ha ha (hem) , mais là quand même sur cette série, je ne suis pas d'accord (et c'est plus le scénariste qu'il faudrait critiquer sur ca éventuellement d'ailleurs) . C'est explicitement dit dans la suite de la série. Ces remarques que tu cites viennent de gens qui s'ouvrent progressivement à un champ de connaissance qu'ils ne soupçonnaient pas. Forcément ils disent des bêtises au début.

 

Quand tu dis que ca transpire de partout je ne comprends pas (à part cette discussion avec Bill Tench, justement) :hein:

 

"explorateurs d'un nouveau monde", oui, si on veut mais c'est plus une ouverture, un coup de projecteur, un changement de point de vue sur un pan ignoré (au sens de mis de coté) pendant trop longtemps, pas une découverte d'un nouveau phénomène. ils tâtonnent d'ailleurs et revoient leurs dénominations, interprétations d'un même cas au fur et à mesure.

 

bah ça te dérangeait pourtant dans Les Figures de l'ombre :D

tu me crois si je te dis que j'étais sur que tu parlerais de ça? :lol:

là les ITW de Kemper sont quasi mot pour mot ce qu'il a dit, cf les transcriptions avec bien sur des ellipses, et des compressions, la série ne peut pas passer 20 épisodes en temps réel sur lui (je fais confiance a ce que j'ai lu pour la fidélité des entretiens, il est évident que je n'ai pas été les lire moi même, j'ai une vie :drop:). Que la reconstitution ne rende pas compte des sensations ressenties par ce profiler (des années après, sur d'autres entretiens) ou qu'il ne raconte pas les mêmes détails dans la série que ce qu'il lui a dit à lui... , je ne vois vraiment pas le problème. On n'est quand même pas au même niveau de remix de l'histoire que dans les figures de l'ombre, non? :drop: (faire se rencontrer des gens qui ne travaillaient pas ensemble, raconter des choses que les concernées disent ne pas avoir vécu ou ressenti)

 

Par contre là ou j'aurais des critiques à faire c'est sur le personnage de la petite amie de Ford. Cet arc narratif sur leur sexualité (et comment les recherches de Ford le troublent au lit), la façon dont est traité ce personnage sont asse pataudes, caricaturales, et franchement dispensables.

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On n'est quand même pas au même niveau de remix de l'histoire que dans les figures de l'ombre, non?

nan mais je charrie exprès. :lol:

 

Fincher n'est pas (trop) complaisant avec les tueurs en série, il arrive à équilibrer, surtout grâce aux réactions du vieux flic, qui se révolte.

mais au final, j'ai rien appris (pas de geekerie fbi + les tueurs en série ont un problème avec leur sexualité, ont une mère dominante et un (beau)-père absent ou maltraitant > merci du scoop aha), et donc le seul intérêt c'est la fascination pour le "mal" (dont les photos de crime très explicites) > donc autant voir les vrais tueurs en doc.

 

 

alors ficher n'est pas le plus gros gauchiste de la terre, ha ha (hem)

:sournois: sans dec

 

nan mais le rôle des meufs : elles sont là pour faire des petites injections de féminisme (parce que bon quand même) et suggérer des pistes pour les mecs. :rolleyes:

 

apres je comprends qu'on regarde hein, c'est bien foutu mais pas pour moi !

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ha ha

mais au final, j'ai rien appris (pas de geekerie fbi + les tueurs en série ont un problème avec une mère dominante et un père absent ou maltraitant > merci du scoop aha), et donc le seul intérêt c'est la fascination pour le mal > donc autant voir les vrais en doc.


alors je ne sais pas si c'est vraiment pour "apprendre" que j'ai continué à regarder (parce que oui, c'est pas bouleversant de nouveauté :biggrin:). C'est plus de voir la transition entre deux méthodes qui m'a intrigué
Je pense qu'on peut clairement dire que la fascination pour les Tueurs en série joue aussi, on est tous un peu le pied dedans à divers niveaux je crois, mais la fascination pour "le mal", bof. Surtout que l'enjeu ici c'est précisément de dépasser cette idée du bien et du mal comme inhérent aux individus et passer à un autre point de vue, plus sociologique

 

Après voir les vrais en doc c'est surement très intéressant aussi, mais je ne sais pas si c'est vraiment le même propos , tu vois? (la série est plus sur le regard qu'on porte sur ces crimes)

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C'est plus de voir la transition entre deux méthodes qui m'a intrigué

d'accord, je peux le comprendre, et j'ai pas eu mon compte assez vite.

 

mais la fascination pour "le mal", bof.

 

j'ai mis des guillemets.

ah non ! j'ajoute :P

 

Surtout que l'enjeu ici c'est précisément de dépasser cette idée du bien et du mal comme inhérent aux individus et passer à un autre point de vue, plus sociologique

 

oui c'est bien résumé, le réal veut dépasser cette binarité, mais si le spectateur a déjà assimilé ses cours de socio de terminale, sans geekerie, il te reste quoi pour t'occuper l'esprit ?* les descriptions violentes, les photos de crimes très crues, et la perversité des types en pleine gueule (mais qui mangent des pizzas).

 

cf. jeep :

Les différents réalisateurs arrivent à instaurer un sentiment de dégoût, de malaise, un peu avec quelques photos de scènes de crimes qui défilent très vite mais surtout avec le témoignage des tueurs dont la simple description orale de leurs atrocités génère ces sensations.

C'est certainement une illusion, mais avec le format doc, j'ai moins l'impression qu'on joue avec mes émotions et d'apprendre bcp plus. peut etre c'est une question de mise à distance aussi.

 

 

*il essaye d'élargir avec la problématique père/fils adopté. mais bon... c'est faiblard

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mais si le spectateur a déjà assimilé ses cours de socio de terminale, sans geekerie, il te reste quoi pour t'occuper l'esprit ?* les descriptions violentes, les photos de crimes très crues, et la perversité des types en pleine gueule (mais qui mangent des pizzas).

 

cf. jeep :

Les différents réalisateurs arrivent à instaurer un sentiment de dégoût, de malaise, un peu avec quelques photos de scènes de crimes qui défilent très vite mais surtout avec le témoignage des tueurs dont la simple description orale de leurs atrocités génère ces sensations.

C'est certainement une illusion, mais avec le format doc, j'ai moins l'impression qu'on joue avec mes émotions et d'apprendre bcp plus. peut etre c'est une question de mise à distance aussi.

 

 

*il essaye d'élargir avec la problématique père/fils adopté. mais bon... c'est faiblard

 

Je disais que le lendemain j'ai revu quelques extraits d'interviews de Kemper et que j'étais vraiment troublé.

Ça allait bien au delà de la description faite par l'acteur dans la série.

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