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Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve

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Blade_Runner_2049.jpg

 

le film réussit le pari d'etre un bon film alors qu'il a tout pour échouer (une suite 30 ans après d'un tel classique ca ne peut qu'aller dans le mur). le film n'est pas parfait (un peu long, des raccourcis de scénario un peu gros, une grosse tendance a traiter les femmes comme des nichons à pattes, la musique de Zimmer qui a retrouvé ses meilleurs explosions de basses) mais c'est quand même une belle réussite.

Formellement à la fois complètement dans la continuité de Ridley Scott, mais aussi complètement autre chose (beaucoup de scènes en plein jour, dans un blanc quasi laiteux), vraiment scotchant (le las vegas post apo nucléaire est hallucinant). Beaucoup de scènes très marquantes pour moi...

 

Thématiquement pas mal du tout (à la fois le prolongement du premier film et d'autres choses comme les I.A.). le film s'apprécie aussi bien selon qu'on penche pour Deckard Replicant ou pas (même si il me semble qu'il implique qu'il le soit) et c'est pas plus mal que le film ne tourne pas autour de ca. Ford est très bien et semble plus impliqué que dans la plupart de ses rôles récents t le non-jeu un peu fermé de Gosling convient parfaitement aux réplicants.

 

Avant-propos : encore une qui a bien lu et négocié son contrat (loul)

https://twitter.com/Kefaland/status/913025298278514689

 

et puisque, sur l'affiche, la taille de la tête de Joi fait 40% de la taille des protagonistes principaux (soupirs), j'y allais donc déjà avec un apriori mitigé : "Elle a 14 ans ou quoi ?" :sournois: (mais bon ceci peut s'expliquer par son rôle)

 

Donc Blade Runner 2049...

 

soupirs :snif:

 

 

+++

Visuels : le film est magnifique, j'ai eu envie de rouler de bonnes grosses galoches baveuses au chef op (Roger Deakins), aux décorateurs, aux techos des effets spéciaux. Rien à dire, c'est si beau, beau, beau. :egyptien:

---

Musique : Jóhann Jóhannsson a été viré de la BO, et franchement Hans Zimmer n'est pas réputé pour faire dans la dentelle...

je pique cette remarque, lue sur le Point :

 

La pachydermie sonique de la bande-progonale n'arrange guère l'aspect clinique de l'expérience

ahaha <3 + zéro invention ou nouveautés flagrantes dans les thèmes. On reste dans les clous.

 

scénario / personnages :

en fait, le film peut se résumer par la scène de plan à trois, qui vire à deux, Villeneuve nous dit "j'essaye tant bien que mal de me caler (sur le film original) pour te donner du plaisir 'oh toi spectateur', puis cette réplique de Mariette à Joi révèle le pot aux roses : "j'ai bien regardé et au fond tu es vide"

Bref, tout ceci est vain. soupirs :snif:

 

 

 

 

 

 

 

Scénaristiquement parlant, j'ai eu le même sentiment qu'au visionnage de Rogue One, l'histoire semble préparer le terrain pour une suite, on est dans une logique de franchise (un peu masquée certes) et cela ne me satisfait pas. Je n'ai rien contre ouvrir des chemins, mais là c'est grossier

(la scène dans le sous terrain avec les 'rebelles' qui s'avancent tel une seule personne aïe :arg: ).

 

 

 

L'absence de dialogues fondateurs laisse toute la liberté au spectateur d'y injecter un peu ce qu'il veut, on peut, à loisirs, se laisser divaguer, j'ai pas mal pensé au futur du porno virtuel/ exploitation corps des femmes (cf. Joi, statues Las vegas, mur des bordels en transparence, très nombreux hologrammes de femmes dans les rues, personnages de prostituées - trop - fugaces) / terre saccagée (black out 2022, écologie : enjeux sur l'agriculture, mur de protection contre la montée des eaux). Biensur, réflexion sur l'économie (multinationales d'hier et d'aujourd'hui) sur la recherche des origines, l'effacement/conservation de la mémoire, la création des souvenirs (scène d'anniversaire), notre besoin de nostalgie (les hologrammes à Las Vegas). Bref, la contemplation laisse la liberté à une divagation. mais Villeneuve ne fait pas de choix, Bref on peut y mettre un peu ce que l'on veut, ou passer totalement à côté. parce que ce n'est pas le scénario qui va nous transporter/ donner assez de matière...

 

En résumé, émotionnellement parlant, je me suis sentie, au marché, comme une vieille femme de 90 ans qui rencontre et scotche sur les petits enfants de son meilleur ami d'enfance mort depuis 30 ans, cela fait remonter des souvenirs, tu crois reconnaitre ton ami dans les traits de son petit fils, mais en fait, c'est quelquun d'autre que tu ne connais pas encore et à peine as tu débuté une conversation, qu'il est parti jouer ailleurs. :snif::sensible: (et tout ça pour te rendre compte à la fin de tes courses, qu on t a désigné la mauvaise personne, sa fille c était là jeune femme derrière, Ahaha oh mais quelle vie

 

 

 

 

 

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pour Blade Runner moi ce qui m'a plu c'est le parcours inverse de celui de Deckard vécu par K. Un répliquant parfaitement conscient de sa nature qui voit naitre en lui la possibilité de son humanité (pour finalement être ramené à sa nature artificielle, mais tout en développant des sentiments purement humains (et le libre arbitre, et possiblement l'amour)

L'amour, et le processus de passage d'une IA à une possible conscience et au développement de véritables sentiments sont évoqués avec Joi. Tout comme K, on finit par se demander si elle n'est pas sincère dans ses déclarations. Pour K c'est parfaitement réel et on se rend finalement compte que ce b'est peut être pas aussi simple que ca (cf la dernière scène avec la Pub hologramme de Joi)

 

ca ne révolutionne pas la SF, surtout que depuis Blade Runner, ce genre de choses ont été vues et revues de manière assez proche au ciné et à la télé (je pense à Westworld, ou Ghost in the shell), mais dans une suite à blade runner, j'ai trouvé ca légitime et vraiment stimulant / émouvant.

 

la scène du plan a 3 me fait bien rire décrite comme tu le fais, mais sur le moment, c'était plastiquèrent tellement beau que j'ai été emporté moi :D

 

et alors moi le cynique, je n'ai meme pas pensé à une ouverture sur une franchise :o

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Le 06/10/2017 à 20:59, benjicok a dit :

Un répliquant parfaitement conscient de sa nature qui voit naitre en lui la possibilité de son humanité (pour finalement être ramené à sa nature artificielle, mais tout en développant des sentiments purement humains (et le libre arbitre, et possiblement l'amour)

Oui le pitch est bien. je ne dirai pas humanité, pour éviter le débat sans fin, on va dire cette possibilité d'être né de deux individus qui se sont aimés, et non pas être le fruit d'un procédé industriel. C'est plutôt la phase "je suis l'élu" couplé avec la pseudo-rebellion tardive qui m'a pompé l'air, on ne sort pas de la vision religieuse, du messie, cf. Matrix.

 

et puis, il y a des incohérences tout du long, je ne m'éternise pas sur Luv qui dévalise, tranquillou bilou, le commissariat et tue un agent, sans être inquiétée un seul instant. :top:

Le gros problème - pour moi - réside dans le camp Niander Wallace / Luv, complètement sous-exploité. On ne comprend pas les enjeux, par exemple, pourquoi c'est intéressant pour sa multinationale de faire se reproduire les réplicants ? il me semble qu'il a fait sa fortune sur la nourriture synthétique, il se met au bio maintenant ? :D on ne sait pas pourquoi Luv épargne la vie de K. à Las Vegas, on peut émettre des hypothèses (elle s'identifie à lui ? valide sa recherche de liberté ? aimerait bien se le taper ?), mais ce n'est pas écrit ou montré. Il y avait tout de même un gros potentiel, d'ailleurs cela aurait donné plus d'émotions/ intensité à la scène de combat finale, qui m'a d'ailleurs rappelée la violence de la fin de Liaison fatale.

Ces gros plans de visages de femmes en train d'agoniser pendant de longues minutes, c'est d'un classique*.

 

et Jared Leto est nul, en roue libre. J'ai mis du temps à comprendre que les trucs qui flottaient autour de lui, lui permettaient de voir en fait, c'est dommage de ne pas avoir exploité cela dans le film. Bref.

 

Citation
et alors moi le cynique, je n'ai meme pas pensé à une ouverture sur une franchise :o

 

pour moi, ils avancent masqués :msmile: , tentent l'affaire... d'ailleurs, il y a 3 mini films disponibles qui expliquent le black out, et je ne sais plus quoi. mais bon les chiffres ne sont pas supers (et c'est peut être mieux comme ça)

 

 

Citation
la scène du plan a 3 me fait bien rire décrite comme tu le fais

Disons que de se coltiner - une nouvelle fois - le fantasme classique hétéro : 1 mec, deux femmes (même si c'est joli cette fusion), j'ai tendance à sortir mes balles de cirque et jongler. Après je comprends le principe, ne pas perturber les habitudes de l'homme hétérosexuel. :lol:

 

 

Citation
mais sur le moment, c'était plastiquèrent tellement beau que j'ai été emporté moi :D

je n'ai pas du tout accrocher au physique porno mainstream de Joi, elle représente l'actrice YouPorn* par excellence, à la louche + 8 millions de vues, petite, fine, prépubère... K a dû laisser les paramétrages d'usine par défaut, c'est pas possible :rolleyes:

 

je le reverrai dans un an, pour reprendre une claque visuelle.

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mais sur le moment, c'était plastiquèrent tellement beau que j'ai été emporté moi :D

je n'ai pas du tout accrocher au physique porno mainstream de Joi, elle représente l'actrice YouPorn* par excellence, à la louche + 8 millions de vues, petite, fine, prépubère... K a dû laisser les paramétrages d'usine par défaut, c'est pas possible :rolleyes:

 

 

c'est même carrément fait exprès non? (moi non plus elle ne me fait pas vibrer plus que ca "plastiquement", mais Joi est un produit de consommation purement markété comme "actrice youporn qui fait la bouffe en plus à la maison déguisée en housewive 60's et qui est super enthousiaste sur tout ce que le propriétaire fait". Que ca soit aussi e fantasme de base du spectateur moyen imaginé par ls studios c'est une contrepartie pratique pour la promo j'imagine, mais on voit quand même que les autres femmes du film ne sont pas trop dans ce trip "ado de 13 ans hypersexuée et lisse" non?

 

et on (je) croit un moment à sa prise d'autonomie par rapport à son programme de base, qu'elle a développé des vrais sentiments et une vraie envie de vivre indépendamment de ce pour quoi elle est programmée et en dehors de l'appareil à hologrammes. la suite nous montre que pas forcément ...

 

quand je dis que plastiquement ca m'a plu c'est la mise en scène de ce plan a 3 justement qui m'a fasciné. c'est pas sexy pour deux sous

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Oui oui bien sûr que c'est fait exprès, j'explique seulement pourquoi la scène, malgré ses qualités esthétiques indéniables, est finalement très creuse (pour moi). Je reviens tjrs au -vide-, un peu comme le jeu de Gossling aha (je sais, facile).

Finalement, tout ça pour dire qu'aucun personnage n'arrivera à surpasser Rachel. :wub:
itw intéressante pour comprendre son parcours.

Pour info, le hors-série Mad movies du mois d'octobre est consacré au Blade Runner de Ridley Scott, il y a quelques anecdotes sympas.

 

madmovieshs_br-400x541.jpg

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point de vue de musicos electroniques... et surtout pour les images de Vangelis au clavier.

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"faites que ça se termine vite" je me suis répété intérieurement pendant 2h30.

Cette musique abominable (et trop forte) m'a tout ruiné.

hans zimmer, c'est vraiment une plaie.

Ces belles images si délicates, ça aurait dû s'accompagner de Cliff Martinez. Ou de Clint Mansell.
Là c'était pas possible.
Entre ça et la face d'orang-outang déprimé de ryan gosling qui n'a qu'une expression faciale en réserve ...

Le vide et l'agression auditive ...

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Clairement, la B.O., c'est le gros point noir du film.

 

La musique de Vangelis était vraiment l'un des points forts qui participait à l'ambiance du premier film. Elle apportait de la chaleur et de l'humanité à un univers froid et clinique.

 

Dans 2049, la musique est froide et clinique et n'apporte aucune humanité alors que les principaux protagonistes sont justement en recherche d'humanité.

 

Hans Zimmer a piqué les synthés de Vangelis mais il lui manque clairement son inspiration mélodique. Alors, c'est sûr, on s'en prend plein les oreilles au début du film mais, arrivé à la fin, c'est fatiguant. Le meilleur moment de la B.O., c'est quand un des thèmes du premier film est repris pour l'un des scènes !

 

Après, c'est quasiment un reproche que je ferais à la plupart des B.O. de films actuels (et même de génériques de séries télé), l'absence de thèmes mélodiques vraiment identifiables. On a l'impression que les compositeurs font seulement des musiques d'ambiance (pour pas dire de "musique d'ascenseur") interchangeables selon les films.

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