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Mother! de Darren Aronofsky


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9 réponses à ce sujet

#1 benjicok

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Posté 06 octobre 2017 - 12:44

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Quand Aronofsky (réalisateur de la subtilité et de la nuance :lol:) tourne son curseur d'intensité à 15/10, ca donne un film épuisant, prétentieux, grotesque, plus à la fois super sérieux et parfois très drole, misogyne.
c'est un film-allégorie qui code à la fois plein de choses et tout ce qu'on veut bien y mettre (ca marche avec un délire écologiste, une reflection sur la création artistique, une relecture biblique de l'histoire de l'humanité en huis clos, ... ). Quand ton film parle de tout il parle probablement de pas grand chose en fait... ca rappelle formellement et thématiquement quelques vieux Polanski (repulsion, Rosemary's baby...) et ca capture assez bien ce qui faisait le sel de Polanski (l'absurde, l'angoisse, l'incompréhension) mais avec les gimmicks très lourds d'Aronofsky en plus... Le parti pris de faire de Jennifer Lawrence la base de tous les plans (le film n'est quasiment composé que de gros plans de son visage , de plans de dos où on voit sa tete dans le coin, ou de points de vue à la première personne) est assez fort mais au final on sort complètement lessivé de la séance

J'avoue que l'expérience en salle est probablement à vivre , mais je peux clairement pas dire que j'ai aimé le film. Heureusement qu'il y avait Pfeiffer <3

#2 Riri

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Posté 06 octobre 2017 - 15:10

Mother.png

 

J'ai adoré... Pour moi, un grand film, parfait, sur la manière dont le monde se construit, pour qui, et aux dépens de qui.

 

Une allégorie certes, ultra premier degré, mais très juste. Je ne comprends pas que ce film soit taxé de misogynie, c'est tout l'inverse. Ça m'a valu de m'engueuler avec un copain hétéro cis blanc qui m'indiquait qu'il avait mieux compris le féminisme et ses enjeux que Patti Smith par exemple LOL (dont la performance lors de la première est très chouette, fouillez Youtube).

 

Bref, je suis ressortie de cette projection complètement abasourdie. D'abord parce que j'ai trouvé certaines scènes incroyables (les scènes de bataille notamment, superbes), et aussi pour le fait que ce film montre de manière très claire, sans détours, ce que c'est que le patriarcat. C'est très éprouvant, et pourtant salutaire. Avec l'amie qui m'accompagnait, on s'est dit qu'on avait pris une grosse claque parce que

1. le film est insoutenable, mais aussi nécessaire (comment peut-on le comprendre autrement ? Il est tellement premier degré et à charge pour le patriarcat, je ne comprends pas qu'on puisse le taxer de misogynie) (oui la meuf du film en prend plein la gueule pendant tout le film, mais il ne faut pas se tromper d'ennemi comme dirait Sinéad : le problème n'est pas la représentation de ce que subit l'héroïne du film, c'est ce qu'on vit au quotidien, et représenté ici)

2. le film est très réconfortant, malgré le fait qu'il soit horrible, parce qu'il est très juste et qu'on se sent soudainement moins seulE (on se disait d'ailleurs qu'il fallait virer ce synopsis qu'on lit partout, pour le remplacer par "c'est l'histoire de nos viiiies, le cycle éterneeeeel")

3. qu'on était pas sorti·e des ronces vu les réactions que le film suscite, alors que rien n'est abstrait ou cryptique, mais ultra clair. Si le message du film n'est pas compris dans ces conditions, on a encore un bon gros paquet de travail sur la planche.



#3 benjicok

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Posté 06 octobre 2017 - 15:24

je t'avoue j'ai passé la première heure du film à me dire : tiens il met en scène l'intégralité des outrages faits aux femmes par le patriarcat c'est cool (voir ton point 1-2 , et  " (oui la meuf du film en prend plein la gueule pendant tout le film, mais il ne faut pas se tromper d'ennemi comme dirait Sinéad : le problème n'est pas la représentation de ce que subit l'héroïne du film, c'est ce qu'on vit au quotidien, et représenté ici)" je suis bien d'accord ;) ) . et puis l'espèce de petite musique " femme / muse qui nourrit l'artiste homme jusqu'à ce qu'il la consume totalement et c'est bien naturel" s'est imposée à moi (je ne saurais pas dire pourquoi, j'ai pas autant de recul sur moi que ce que je voudrais ^^) . c'est pas tant le fait de montrer la misogynie qui m'a irrité, c'est plus le message latent (et la symbolique de la MERE nature qui m'a surgavé -et aronofsky declare que le film est sur ca donc je l'ai pas inventé dans la salle). et frnachement , quand on voit Lawrence se faire tabasser, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir le mec qui se félicité d'avoir les big balls d'oser montrer ca . dissonance cognitive tout ca. ca m'a vraiment sorti de toute possible tentative de renforcer l'empathie avec les femmes

après qu'un film soit éprouvant , insoutenable , je suis pour (c'est pas obligé d'etre divertissant et réconfortant, un film) j'ai juste pas trouvé le fond et le message a la hauteur de l'expérience filmique qui est elle de haute volée.

toujours sur ton point 3, c'est pas tant que c'est cryptique (c'est au contraire presque trop signifiant dans tous les sens à mon gout), mais abstrait, oui, quand même. tout ca c'est allégorique à 100%, ce récit n'est pas gouverné par une once de realité, ou de vraisemblance... tut ce qu'on voit est distancié d'au moins un niveau d'abstraction par rapport à ce que veut évoquer Aronofsky... il ne veut pas vraiment parler des gens relous qui s'incrustent chez nous)



#4 Riri

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Posté 06 octobre 2017 - 15:39

C'est justement mon point, au sens où c'est pas si allégorique que ça de mon point de vue. J'ai reconnu tout des relations avec un pervers narcissique ou un type sujet au syndrome de Peter Pan par exemple. C'est un très chouette film sur l'envahissement, la perte de soi, le fait de n'exister que par l'autre sans en avoir le choix, le manque d'espace pour exister pour soi, la rupture, le remplacement, le sacrifice, la prédation (la scène où him veille sans ciller sur l'endormissement de mother pour lui prendre le fils, comme un lion attend le bon moment pour se jeter sur les lionceaux, grandiose). Non vraiment pour moi, c'est un contresens majeur que de le voir comme un film misogyne. Je le trouve au contraire très à charge contre les hommes et le monde façonné par eux, dans son opposition construction impossible par un personnage (mother) / déconstruction et escalade vers le pire provoqué par tous les autres personnages (féminins aussi, l'invitée [Pfeiffer] et l'éditrice étant deux personnages très justes pour montrer la manière dont le patriarcat s'empare tout aussi bien de certaines femmes évidemment, pour mener au pouvoir, à la haine et à la violence de la même façon.) Mais c'est sans doute une question de ressenti lié au vécu.



#5 benjicok

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Posté 06 octobre 2017 - 19:53

C'est justement mon point, au sens où c'est pas si allégorique que ça de mon point de vue. J'ai reconnu tout des relations avec un pervers narcissique ou un type sujet au syndrome de Peter Pan par exemple. C'est un très chouette film sur l'envahissement, la perte de soi, le fait de n'exister que par l'autre sans en avoir le choix, le manque d'espace pour exister pour soi, la rupture, le remplacement, le sacrifice, la prédation (la scène où him veille sans ciller sur l'endormissement de mother pour lui prendre le fils, comme un lion attend le bon moment pour se jeter sur les lionceaux, grandiose). Non vraiment pour moi, c'est un contresens majeur que de le voir comme un film misogyne. Je le trouve au contraire très à charge contre les hommes et le monde façonné par eux, dans son opposition construction impossible par un personnage (mother) / déconstruction et escalade vers le pire provoqué par tous les autres personnages (féminins aussi, l'invitée [Pfeiffer] et l'éditrice étant deux personnages très justes pour montrer la manière dont le patriarcat s'empare tout aussi bien de certaines femmes évidemment, pour mener au pouvoir, à la haine et à la violence de la même façon.) Mais c'est sans doute une question de ressenti lié au vécu.

 
bah sur la représentation du patriarcat , si on considère que le film ne parle que de ca, oui, ca n'est pas allégorique. Mais ce n'est pas mon avis (et visiblement plus aronofsky parle plus il trouve de sujets pour son film qui semble bien assez fourre tout...



donc si je résume : Ce que tu évoques oui je l’y ai vu aussi . Et au delà du vécu (forcément différent entre toi et moi) j’y ai reconnu ce que j’entends de la part des concernées et ca trainait dans le fond de mon crane quand je regardais le film///

Mais utiliser tout ce que tu décris pour en fait parler de tas d’autres choses (car oui le mec ne parle pas que de ça mais aussi d’écologie, de réchauffement climatique, de création artistique, c'est aussi un peu son analyse chez le psy sous forme filmique ) je trouve que ça dilue le propos que tu y as vu et même que ça exploite une expérience spécifiquement féminine pour en fit évoquer tout un panel d’autres causes et que ça la dévalue et j’ai trouvé ça super cynique . Et utiliser comme filtre les récits bibliques qui sont quand même la Manuel pratique du patriarcat appliqué me semble vraiment mal venu. après je n'aurais peut être pas du utiliser "misogyne" mais disons "exploitative" (je ne trouve pas de mot français tout a fait similaire?)

Tout ce que tu évoques je l’ai perçu dans le film mais c'est parasité par tout le reste qui fait du bruit autour (et au passage le film est aussi et surtout sur lui je crois . Il tente de se remettre en question c’est clair sur ses abus et ses excès (il veut un cookie) mais l’histoire de cette femme séminale qui vit tout ce que le patriarcat lui impose utilisée pour parler de "Darren , créateur et aaartiste".. mwais . Dissonance assez désagréable pendant le visionnage pour moi... :/

Après on va pas se mettre d’accord mais je trouve que sa non subtilité et son bourrinage était mieux utilisé dans black Swan qui assume un peu plus son côté pulp et trash . La c’est juste super prétentieux

Après oui aller le voir en salle pour l’expérience insensée, oui ! Et bravo aux distributeurs de le vendre en tant que thriller claustrophobe et froid alors que c’est complètement dément en fait :D
c'est pour ca que c'est un des très rares films à avoir eu un F en cinemascore (satisfaction en sortie de salle le weekend de la sortie), les gens n'était pas prêts à ca ^^

#6 Riri

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Posté 06 octobre 2017 - 23:16

visiblement plus aronofsky parle plus il trouve de sujets pour son film qui semble bien assez fourre tout..

Oui je vois ce que tu veux dire. J'avoue que je ne me suis pas du tout penchée sur sa parole autour du film, donc j'en ressors avec un avis assez neutre, et surtout très personnel. Un grand moment de cinéma et de pensée en tout cas, et vis-à-vis des enjeux évoqués ces moments ne sont pas forcément légion... Mais l'année est pas mal de ce point de vue, avec aussi The Handmaid's Tale et Big Little Lies notamment, mais je ne me lancerai pas dans une digression !  :manga:



#7 Sanguine

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Posté 08 octobre 2017 - 14:34

Mais c'est sans doute une question de ressenti lié au vécu.

 

Oui. Comme dit benji, le film est un énorme fourre-tout, et même si Aronofsky a clairement dit en interview quelle était l'interprétation canon, chacun voit dans ce film ce qui lui parle... Et pour moi c'est ca la grande force de mother!, que ce soit voulu ou non. (c'est un peu comme le miroir du rised dans harry potter, lol) 

 

J'ai passé toute la première moitié du film à me recroqueviller devant les microagressions que subit Jennifer Lawrence, j'étais sur les nerfs à mort. En tant que femme on a toutes vécu ca, se faire marcher dessus, être désignée pour les tâches ingrates en présence d'invités, toujours être souriante, affable. Se sacrifier pour l'homme. Et le grand partage en couille de la seconde moitié est incroyable, grotesque, ridicule, absurde comme du Ionesco. J'en suis ressortie le souffle coupé, et persuadée que le thème principal du film était "les hommes sont des ordures". Au final c'était pas du tout l'intention d'Aronosfky (et putain je suis tombée de ma chaise quand j'ai lu les interviews où il explique le film, j'avais pas DU TOUT vu ca venir et j'ai trouvé ca à mourir de rire tellement c'est gros), mais si on est tous là à disserter, c'est qu'il doit avoir réussi quelque chose quelque part.


Modifié par Sanguine, 08 octobre 2017 - 14:35 .


#8 Riri

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Posté 08 octobre 2017 - 14:51

Mais tu trouves le film misogyne Sanguine ? Parce que j'entends et lis ça tous les jours, de la part de mecs uniquement, et à chaque fois je tombe des nues. Un ami (pourtant queer et plutôt au fait des nejeux du féminisme) m'a même dit que c'était "radicalement misogyne et radicalement féministe." Ça a pas de bon sens, tabernac.



#9 Sanguine

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Posté 09 octobre 2017 - 09:15

Pas du tout, j'ai trouvé comme toi qu'au contraire c'était une dénonciation féroce du sexisme dans le couple hétéro (et des gender roles en général). J'ai l'impression qu'on fait vraiment une lecture du film différente en tant que femme, et c'est pour ça que j'encourage toutes mes amies à le voir pour qu'elles me disent ce qu'elles en pensent (aucune ne l'a fait pour l'instant, cimer, haha). Mais je vois ce que veut dire Benjicok dans le sens où le film est exploitative: le problème c'est l'intention—Aronofsky n'a (apparemment) utilisé la torture de la mother que pour nous faire une parabole biblique, mais si ca avait été écrit et réalisé par une femme qui parlait de son vécu, ca aurait été 100% un film féministe. C'est assez ironique qu'il ne semble pas se rendre compte son prétexte narratif est plus puissant que le sujet qu'il cache...



#10 benjicok

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Posté 09 octobre 2017 - 09:30

Mais je vois ce que veut dire Benjicok dans le sens où le film est exploitative: le problème c'est l'intention—Aronofsky n'a (apparemment) utilisé la torture de la mother que pour nous faire une parabole biblique


tu as résumé mon post laborieux en une phrase, merci ^^
Même si je mettrais un point de détail sur le "(apparemment)": ce sentiment je l'ai eu pendant la séance, pas seulement après l'avoir entendu parler du film en interview... il y a quand même dans le film suffisement de choses qui font que le film n'est pas qu'une dénonciation du sexisme (qu'il l'ai fait volontairement ou non) ; et je pense honnêtement que si une femme avait écrit et réalisé ce film, elle n'aurait pas ecrit tout à fait la même chose (parce que vraiment derrière toutes ces paraboles à sens multiples au choix, je trouve vraiment qu'il parle vraiment de lui, homme et artiste... et que ce discours ne serait pas le même venant d'une femme

#11 Riri

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Posté 09 octobre 2017 - 11:35

c'est pour ça que j'encourage toutes mes amies à le voir pour qu'elles me disent ce qu'elles en pensent (aucune ne l'a fait pour l'instant, cimer, haha). 

Pareil, je demande à toutes d’aller le voir, et personne n’y va. En cause ? Le fait qu’il est noté partout par des mecs que le film est misogyne. « Ouin, si même les mecs le disent, t’imagines ce qu’on va se prendre dans la gueule en le regardant ? » Et ça commence à me souler très fort. Je me demande même si c’est pas un gros écran de fumée/os à ronger utilisé comme repoussoir pour éviter aux femmes d’aller le voir. La classification du film pose question aussi : épouvante-horreur (ah bon ?). Deux copines : «  ouin non j’ai peur du sang, j’irai pas. » Au final, les meufs n’y vont pas. Question sur le synopsis aussi "l'arrivée d'invités inattendus va perturber leur tranquilité" (ah bon?) (Fun fact : l’ouvreuse à qui je demande si c’est vraiment chaud pour une spectatrice féministe et qui me répond : « ah non, elle morfle mais elle s’en sort bien à la fin. »  :mega-surprise: )

 

En réalité je m’en bats un peu les lèvres de ce que dit Aronofsky pour défendre ou expliquer son film, il n’empêche qu’il a réalisé une fable détaillée, précise et juste sur ce que vivent les femmes dans le cadre d’une relation abusive (je ne vois pas deux parties, le film s’ouvre sur une scène « non-réaliste » ; pour moi tout est lié et montre bien la spirale et la perte de repères, avec un départ qui semble à la bonne échelle, et une escalade où tout devient hors de proportion et cauchemardesque) Et honnêtement, ne pas reconnaître en interview qu’on n’a pas fait un film « féministe », ça vous étonne encore ?*  :manga: 

 

Pour ce qui est de quémander des cookies, franchement si chaque cismec produisait une telle œuvre, aussi honnête et aussi peu glorieuse pour leur image, je leur tendrais la boîte volontiers. Du moment que chacun pige que c’est pas trop possible de faire vivre ça aux meufs, et qu’il y a *peut-être* derrière tout ça la promesse d’un progrès… Sincèrement ce serait distrib de space cookies faits maison.

 

 

 

ce discours ne serait pas le même venant d'une femme

 

*Une meuf défendrait sans doute son film comme profem (même pas sûr, d'ailleurs), de façon simple et frontale, et se ferait dézinguer pour ça, tandis qu’un mec a sans doute besoin d’invoquer des tas d’autres choses ou de jouer les étourdis (coucou George Miller) pour que son film continue à se vendre. Certes. Mais de là à voir le film comme misogyne alors qu'il est juste question de ne pas gêner la bonne progression du box-office... Ça pique un peu. L'autre chose, c'est qu’une femme réal n’aurait assurément pas les mêmes moyens financiers et la même visibilité pour proposer une telle production. Son scénario serait-il seulement lu jusqu'au bout ? Y aurait-il des prods pour lui filer du blé ? On a bien du mal à imaginer qui pourrait faire ça aujourd’hui. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y a peut-être une différence, pas sur le traitement ou la réal, mais bien sur la promotion. Et aussi sur la façon de défendre son projet en amont. Aronofsky doit faire le coup de la parabole biblique depuis que le projet en est à ses balbutiements.






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