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benjicok

120 battements par minute de Robin Campillo

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120_battements_par_minute.jpg

j'étais trop mal hier a force de lire tellement de la merde sur ce film/les homosexuels/Act up en général, un peu à cran, un peu a fleur de peau, et le voir m'a fait tellement de bien. c'est un film important , mais c'est AUSSI un film magnifique (ce qui est rarement le cas pour ces films importants). Je ne sais pas si j'ai trouvé ca aussi impressionnant et surprenant qu'Eastern Boys du même Campillo qui était un sacré film lui aussi (personne ne l'a vu ¯\_(ツ)_/¯ ) .

Ce que j'ai préféré c'est la première partie du film plus axée sur Act Up, les Assemblées générales, les discussions, le militantisme, les compromissions, les actions... La fin en forme de "film de maladie" est moins extraordinaire mais très belle aussi, et surtout sublimée par l'apparition pendant 5 minutes de la mère de Sean qui est incroyable.

Et y'a pas à dire, un film sur des pédés (le film n'est pas que sur eux loin de là mais c'est une composante fondamentale, ce n'est pas qu'un film documentaire sur Act Up) filmé par un pédé, joué par des pédés ca change tout. Je crois que c'est la première fois que je vois une scène de sexe gay qui ne fasse pas faux, surjouée ou au contraire cachée dans une pudeur honteuse.

 

Le film se permet de traiter à la fois de la pédagogie (ce qu'est le milieu associatif, ce qu'est le SIDA, LE VIH, ce que c'est concrètement pour les malades, les rappels de prévention), du militantisme et de la politique, et enfin de l'intime qui sous-tend l'action militante. le tout avec honnêteté et une grande sensibilité, un humour féroce et tendre .

 

La salle est restée dans un silence incroyable pendant le générique de fin, c'était un très très beau moment

 

:coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur: :coeur:

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Je ne sais pas si j'ai trouvé ca aussi impressionnant et surprenant qu'Eastern Boys du même Campillo qui était un sacré film lui aussi (personne ne l'a vu ¯\_(ツ)_/¯ ).

 

Si, si, moi je l'ai vu. Et il passe sous peu sur Arte donc plus d'excuse pour ne pas le regarder.

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Si, si, moi je l'ai vu. Et il passe sous peu sur Arte donc plus d'excuse pour ne pas le regarder.

Je l'ai vu aussi :) oui il est passé hier soir sur Arte

Ça donne vraiment envie d'aller voir 120 battements par minute :)

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Pareil dans le cinéma où j'ai été le voir.

 

 

On aurait crû la traditionnelle minute de silence d'Act Up dans les Gay Prides, ce qui, je pense, était l'effet recherché.

 

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alors d'expérience, cette minute de silence pendant les prides est toujours gachée par des petits jeunes de 15 ans qui gloussent jusqu'à ce qu'ils se prennent des coups de coude. là c'était vraiment impressionnant ce silence dans la salle

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Très beau film, émouvant, militant, j'ai beaucoup aimé. En effet silence pesant pendant le générique, c'était bien trouvé.

 

Je trouve ça aussi intéressant qu'il sorte en ce moment et remette un peu le sida/prévention à la une des média.

 

(j'avais détesté Easter Boys, j'étais à 2 doigts de quitter la salle, mais j'avais tenu bon)

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J'ai bien aimé la première partie (quasi documentaire) du film, mais globalement, je ne comprends pas l'emballement général... beaucoup de choses me gênent dans la réalisation un peu touche à tout, dans le rythme du film, et la fin m'a un peu déconcerté. (la mère qui arrive comme un cheveu sur la soupe, l'épisode, trop long, des amis qui frappent à la porte, le coup des cendres, "l'adultère" very post mortem, etc.). Je n'ai pas non plus trouvé utiles les moments boîtes de nuits (combien y en a-t-il ? Pourquoi autant ?) Sans compter ces inserts microscopes (superbes) à la Hollow où le virus du SIDA est sublimé par l'image au milieu d'un film à l'image documentaire assumée. Trop éclectique donc ; les moments "perles" sont disséminés ici ou là, mais du coup n'ont pas le temps de m'emporter complètement. Trop de longueurs.

J'ai été plus touché par Eastern Boys.

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Rien à redire sur ce film, Benjicok a tout dit. Ca retrace une période de l'épidémie VIH très dure. L'épidémie est différente aujourd'hui mais ça permet de poser les bases du militantisme dans la lutte contre le VIH/Sida. J'ai adoré.

Edited by Quinethssence

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(la mère qui arrive comme un cheveu sur la soupe, l'épisode, trop long, des amis qui frappent à la porte, le coup des cendres, "l'adultère" very post mortem, etc.).

j'ai trouvé cette scène très forte , justement. parce qu'elle dure, parce que la mère réagit avec beaucoup d'humanité et pas d'une manière cliché. La mort c'est aussi avoir un mort dans un appartement pendant de longues heures, et un mort d'un militant act up c'est également une cellule militante qui fait son deuil et qui repart au combat. "l'adultère", je le vois comme une façon de conjurer la mort en baisant.

 

edit : directement de campillo, dans le numéro de rentrée de la 7ème Obsession (super gaaine ciné au passage) :

IMG_0404.jpg

 

 

Je n'ai pas non plus trouvé utiles les moments boîtes de nuits (combien y en a-t-il ? Pourquoi autant ?)

je crois qu'elles arrivent après chaque action d'act up (un zap, une opération sensibilisation dans le collège, etc). une parenthèse pour que les personnages soufflent, et plus symboliquement une façon de célébrer la vie (dit comme ca c'est tarte mais dans le film j'ai trouvé ca vraiment bien)

 

 

 

Sans compter ces inserts microscopes (superbes) à la Hollow où le virus du SIDA est sublimé par l'image au milieu d'un film à l'image documentaire assumée.

ce n'est ps ce que je préfère dans le film, je trouve ca un peu tarte pour être honnête (le virus 3D - j'aimais plutôt tant que ca restait de la poussière (et ca fait sens avec la fin), mais je trouve étonnant de décrire l'image du film comme "documentaire" . Il y a des scènes de RH qui s'en rapprochent mais le reste est tout sauf documentaire , que ca soit la photo ultra travaillée ou les scènes d'intimité qui sont cadrées très précisément et à dessein et surtout pas "sur le vif" ou pour capter une ambiance ou un instant.

 

 

J'ai été plus touché par Eastern Boys.

je pense que Eastern Boys est un film plus impressionnant que 120 BPM, si on parle pur cinéma. Mais 120 BPM a aussi une place dans l'histoire qui dépasse ses qualités "objectives" qui fait qu'il m'a terrassé.

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Pour les scènes de boîtes, je comprends un peu mieux. À vrai dire ça me fait penser à la même idée utilisée dans Polisse, les flics qui sortent danser après des journées lourdes pour secouer un peu tout cet ancrage dans une réalité lourde.

Je crois en fait que si le sujet m'a intéressé et que le scénario m'a plutôt séduit (en grande partie), j'ai juste eu du mal avec la réalisation. Disons que je peux comprendre qu'il ait un prix pour le film, moins pour le réalisateur.

  • I like 1

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quand je dis que j'ai préféré EasternBoys, je pense aussi que 120 BPM mérite des tas de prix , et des prix de réalisation aussi :lol:

je suis juste très déçu qu'Eastern Boys n'ait pas eu de prix majeurs... il a été nominé aux césar mais bon...

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Après réflexion, Benjicok n'a pas tout résumé : le film parle beaucoup de sérophobie, lutte toujours d'actualité aujourd'hui.

C'est, ce je pense, ce qui m'a le plus touché dans ce film : l'amour naissant d'un mec séronégatif qui s'éprend d'un autre mec séropositif, et ce, peu importe ce que cela implique. Dans un contexte (1989, pour le rappeler) où la maladie n'était pas encore très connue, et dont beaucoup de gens ignoraient les modes de transmission : cette peur engendraient de nombreuses craintes infondées (coucou la salive :coucou: ). Lui s'en fout, il aime et c'est tout.

Certes, la psychologie de ce mec est complexe (s'éprendre systématiquement d'autres mecs séropositifs), il n'empêche qu'il soutient et accompagne, quoi que cela implique.

 

Rappelons donc qu'aujourd'hui les personnes séropositives sous traitement ne contaminent plus, pourtant, il leur est toujours compliqué de construire une vie amoureuse, sexuelle, de se faire soigner dignement (dentistes qui refusent de soigner), etc....

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Certes, la psychologie de ce mec est complexe (s'éprendre systématiquement d'autres mecs séropositifs),

c'est explicite ça? je n'ai pas du tout compris ca personnellement, et j'ai peut être raté une réplique

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c'est explicite ça? je n'ai pas du tout compris ca personnellement, et j'ai peut être raté une réplique

Non, non, ce n'est pas explicité dans le film, ce n'est que mon analyse très personnelle de ce que j'ai vu.

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