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benjicok

les films de 2017

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Elle dit que c'est fait exprès (mué) et que visiblement autrement ca n'était pas financé, je veux bien la croire mais à quoi bon si c'est pour avoir un mauvais film? ^^

J'imagine que c'est pour pouvoir faire un deuxième film plus libre (à condition que celui-ci marche)

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67 salles seulement. 20 000 entrées la première semaine. c'est mal barré. :lol:

mais il fera peut etre une carrière honorable sur le long terme, à la télé ?

C'est un film du dimanche pour TF1... avec plateau repas.

 

 

ha ha ha je me suis fait la réflection, elle est HYPRA GAULEE

dis donc toi, je te prends encore à baver sur les femmes musclées ;)

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Tom_of_Finland.jpg

 

Beau film, qui n'échappe pas complètement aux codes un peu rigides du biopic (photos à la fin, musique un peu appuyée par moments, vieillissement avec prothèses et perruques), mais qui à part ça reste vraiment surprenant, car c'est aussi un vrai film (si, si, c'est possible).

Une vraie histoire tragique et émouvante car resserrée autour de l'intime avec beaucoup de pudeur (pas d’exploitation crasse des tragédies personnelles) et vraiment bouleversante par moments . La réalisation est assez personnelle et la photo vraiment magnifique, acteurs impeccables.

 

La seconde guerre mondiale, ses morts et la culpabilité qui en découle ; la Finlande des années 50, filmée comme un enfer de frustrations, de menace et de méfiance, la clandestinité qui construit mais surtout détruit le couple, mais aussi l'ouverture californienne ensoleillée et hédoniste , la reconnaissance publique , puis les années SIDA et le militantisme, et enfin le rejet complexe et déchirant de sa soeur concernant sa production artistique qui semble peser sur lui depuis le début, d’abord dans la dissimulation puis une fois qu’il lui révèle.

 

Le film évoque également et la façon dont son œuvre s’est nourrie de ses fantasmes ambigus sur les uniformes des allemands / russes ou comme elle a permis à la communauté homosexuelle américaine puis mondiale de s’organiser et de se construire (ses fantasmes d’hommes supravirils, hédonistes, cuir-moustache à uniformes sont quand même devenus une partie importante de l’identité gay et ça s’est vraiment fixé sur ces archétypes avec lui). Chose amusante, il n’est pas tant à l’aise que ça au cœur de cette imagerie fantasmée une fois qu’elle s’incarne pour de vrai.

 

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Tom_of_Finland.jpg

Je ne connaissais pas sa vie, et j'ai trouvé ça bien raconté et le contexte historique est vraiment intéressant. Après oui, ce n'est pas un grand film de cinéma, mais ça vaut le coup d'être vu.

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Le_Grand_Mechant_Renard_et_autres_contes

 

Merci d'avoir mis ici en lumière ce film, sinon je n'y serais pas allé. C'était très drôle, mignon, et les voix sont formidables ! Et quel plaisir de voir un film dans une salle remplie d'enfants et leurs réactions.
Beaucoup mieux pour ma petite tête que Valérian...

 

b7b74e4c0a.jpg

 

J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce film aussi, même si j'aurai adoré s'il avait fini 10 minutes plus tôt.

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"Un road trip au féminin" ? C'est masculin par défaut, un road trip ? :yeahright:

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Eh eh.. c'est vrai que c'est con cette accroche.

Le pire c'est que tu le dis road trip, je pense à Thelma et Louise..

 

Bandes de cons..

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J'ai adoré la planète des singes.

Cette trilogie se fini vraiment très bien. C'est tellement touchant. arriver a gérer une histoire toujours du point de vue des singes, et qu'on ressente autant d'émotions, c'est fou (surtout en motion capture)

En sortant je repensais a Bjork quand elle disait :«Je trouve sidérant que certains me disent que la musique électronique n’a pas d’âme. ils rejettent la faute sur les ordinateurs en disant : « Ce truc n’a pas d’âme ». Mais c’est faux. Si la musique n’a pas d’âme, c’est que personne n’en met. Ce n’est pas la faute de l’outil »

 

 

Et je sors de Que dios nos perdone. Incroyable. Polar de l'annee, deja au dessus du caire confidentiel (qui envoyait du bois)

Grosse grosse claque. Javier Pereira est extraordinaire !! Peu présent à l'écran. Mais incroyable !!! Une découverte.. Le film est top. J'ai eu peur au début que 2h06 ce soit trop, et sur la dernière demi heure je sentais que ça allait être la fin, et que j'en aurai bien pris pour encore 1H. Le scénario est super, mais ce qui fait les grands films, il n'y a pas à chier, et bien ce sont les personnages... Ils sont riches, avec une balance de noir et de lumière, chacun, même les 3eme roles. Canon. Foncez.

 

Edited by stocka
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Je rattrape un peu les films dont je n'ai pas parlé ici :

La_Planete_des_singes_Suprematie.jpg

3ème et dernier volet de cette nouvelle série de films Planète des singes, qui vient joliment clore l'histoire. La toute fin à base d'explosions n'est pas au niveau du reste c'est franchement dommage, parce que sinon c'est vraiment bien. Des moments calmes, construits, contemplatifs, de l'émotion qui nait très joliment (la scène où les singes trouvent la gamine est incroyable. j'en avais les larmes aux yeux sans aucun dialogue). C'est presque un western dans la neige, c'est super super bien.
Le premier film était du point de vue des humains, le second se répartissait dans les deux camps, celui-ci est à 100% du point de vue des singes. Réalisation de haute tenue, acteurs (en capture ou non) très bons. Une des franchises blockbusters les plus chouettes, qui ne prend pas ses spectateurs pour des abrutis, et qui va là où on ne l'attend pas.

Les_Proies.jpg

Je n'ai pas vu le film de Siegel, qui visiblement est bien mais se complait dans un sexisme assez assumé et un peu en mode psy de comptoir sur la sexualité féminine. Là on est à 100% chez Coppola fille, avec encore une fois un gynécée qui parcouru par la frustration, l'ennui, le désir et le spleen adolescent, mais qui dans ce cadre "guerre de sécession + irruption du mâle manipulateur" change légèrement la donne... Je'ai trouvé ca assez chouette, mais je pense que ce n'est pas ce que Coppola a fait de mieux, c'est assez léger au fond. Mais j'ai trouvé le huis-clos assez artificiel et atmosphérique très habilement amené (on se croirait presque dans Les Autres d'Amenabar, les personnages sont à peine incluses dans le monde extérieur qui vient percer à quelques rares moments. La moiteur et la brume renforcent cette sensation. Les Actrices sont impec, et c'est toujours aussi plaisant de voir Nicole Kidman revenir comme ca en 2017 après quelques années à vide.

Barbara.jpg

C'est tout sauf un biopic, un peu à la manière de Jackie l'année dernière et clairement à l'opposé d'une démarche comme le Biopic Dalida sorti récemment , avec fiche wikipedia filmée , traumas qui expliquent le talent et la carrière exceptionnelle... rien de tout ça. Un dispositif de mise en abime (Amalric filme un réalisateur qui filme un biopic sur Barbara, qui est jouée par Brigitte, elle-même jouée par Jeanne Balibar). Et en fait on capture l'esprit de l'artiste par une construction complètement éclatée, où chacun ne fait pas que jouer , mais est aussi presque possédé, Amalric film quasiment des fantômes. c'est autant un film sur Barbara qu'un film sur Balibar, ou encore sur la fascination qu'elle exerce encore. Dans une même scène on passe sans prévenir d'archives au reconstitutions et souvent aussi Amalric provoque des décalages violents, en interrompant l'illusion, ou parfois même au contraire , on ne sait plus qui et quoi on regarde. Des scènes qui n'ont pas grand chose à voir avec l'artiste en question (la nuit que passe Balibar avec un technicien) sont sublimes. En tout cas ce que fait balibar ici est proprement dingue.
De la vraie poésie et sincèrement un des films les plus marquants pour moi de cette année.

Jeannette_l_enfance_de_Jeanne_d_Arc.jpg

Et pour finir, Jeannette :drop:

Je ne comprends pas ce film. C'est à la fois une somptuosité visuelle, un film sérieux et assez fou sur l'enfance de Jeanne d''Arc, mystique et aride à la fois, avec un texte ardu mais finalement assez fort de Peguy, déplacé des Vosges dans la cote d'opale (tellement beau ce coin).... ET aussi une farce stupide qui vient tout gâcher avec de la musique métal même pas de qualité, chantée par des gens qui n'ont pas la voix pour (la gamine c'est PAS possible), du rap/slam ch'ti, des chorégraphies "Arte La Nuit" de Découflé (avec dab, tektonik, et autres mélanges des genres improbables)... le choix d'acteurs non professionnels comme d'habitude avec Dumont trouve ici sa limite, car on voit les acteurs peiner sur le texte, buter, rire, voire clairement lire le texte hors champ.. et niveau danse, on limite les dégâts en filmant des bouts de corps de près mais c'est plus gênant que véritablement frais ou sincère. l'oncle de Jeanne est l'incarnation du mot "gênance" du début à la fin, sa présence corporelle, sa façon de sortir le texte, ses chorés, sa façon de se déplacer en faisant des moulinets façon clodettes... On sent dumont sincère et occasionnellement c'est magnifique (quand Les gens chantent correctement, quand la musique se fait plus douce... j'ose imaginer ca avec une musique pas "décalée", type ce qu'a pu faire Camille sur Ilo Veyou

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074483.jpg

 

Vu The Beguiled de Coppola, puis le film original de Siegel (1971). C'est une expérience intéressante et que je vous recommande. J'ai bien aimé les deux, pour des raisons identiques et différentes. Coppola réalise un remake en débarrassant le projet de Siegel d'un certain nombre de ses aspérités, notamment le contexte politique, en le mettant plus à distance, mais en créant un autre contexte politique, intéressant aussi. J'ai une légère préférence pour le film de Siegel, nettement plus âpre et malaisant. Coppola réussit quand même à tisser un intérieur assez fascinant, avec une sorte de lien quasi organique entre les personnages féminins, qui prévalent d'une manière assez franche (et réjouissante). Toutefois, il est dit partout que son projet était de renverser le point de vue, quand dans le film de Siegel il s'agissait du point de vue du personnage masculin (Clint Eastwood), elle aurait tenté de donner le point de vue de ses héroïnes. Je trouve que cette analyse vaut pour un bon gros raccourci, et c'est beaucoup plus subtil que ça.

 

En tout cas la comparaison vaut vraiment le coup d'œil, en particulier pour ce que peut signifier d'écrire des personnages féminins (est-ce un projet en soi ? Le contexte était nécessaire et forcément constitutif de cette construction ? Le désir des femmes doit-il être traité d'une manière saine et équilibrée ? [non] etc)

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Detroit.jpg

 

C'est très fort et très dur.. Je ne sais pas si ce film sera utile pour faire progresser la justice sociale, je ne sais pas si il est fidèle à ce qui s'est passé, mais quiconque sort de ce film en ne voulant pas faire tomber le privilège blanc et masculin est un sale con -_- Ca aurait surement été mieux si c'était réalisé par un ou une concernée par le sujet mais c'est deja énorme..

Will Poulter qui joue le flic le plus affreux du monde est parfait avec sa gueule qu'on a envie de claquer direct et son uniforme trop grand. il est l'incarnation ambulante du privilège blanc et on peut dire que le directeur de casting a très bien fait son boulot

 

C'est marrant je pensais que Biglelow était républicaine mais c'est pas un film de républicain...

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nouvelle règle dans ce topic : 1 message = 1 film

 

sinon les discussions deviennent impossibles à scinder pour créer des topics à part

 

merci :)

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14777.jpg

 

 

J'avais beaucoup de curiosité et d'enthousiasme pour ce film, qui en fait n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. Je ne sais d'ailleurs pas trop quoi en penser. Il y a des choses très intéressantes mais d'autres qui m'ont complètement perdu. L'esthétique assez froide, l'ironie très caustique, la distance mise avec le personnage principal qui nous empêche toute empathie avec lui m'ont plu au début, lassé à la fin. Ce film soulève tout un tas de problématiques très intéressantes : le rythme déshumanisé de nos sociétés, la prévalence des technologies, la course au scandale et au buzz au détriment de l'éthique, le malaise de l'art contemporain, le mépris de classes, les inégalités sociales, la mendicité... Mais j'ai trouvé qu'il se perd en n'en creusant aucune, ce qui fait qu'à la moitié du film on se dit déjà que la fin n'apportera pas vraiment plus de sens que le début. J'ai retenu des scènes assez fortes comme la scène de la conférence de presse, ou la scène de la performance de l'artiste/singe pendant la réception, clou du spectacle du film, mais celles-ci se mêlent dans une narration assez désaxée où l'on ne comprend plus trop quel est le propos principal qui guide le scénario. Je dirais que le film se maintient jusqu'à 1H30/45, la dernière demi-heure devient vraiment pénible (je me suis surpris à me demander quand et comment ça allait se terminer). Dans l'ensemble, j'ai un peu eu l'impression que le film lui-même devenait la caricature de ce qu'il critiquait ; mais c'est sûrement le but aussi. Je suis curieux d'en lire d'autres avis.

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