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Pj Harvey - Route du rock 2017

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Alors voilà j'ai assisté à la séance d'hier à 15h. et c'était formidable. Formidable de la voir, de l'entendre, de rigoler, de la voir réflechir, changer des choses, et surtout, surtout de l'entendre chanter.

 

Nous étions environ 35 spectateurs, de tous ages, réunis un peu avant 15 h à l'entrée du Somerset House. Passage obligé par le vestiaire pour laisser les appareils photos et autres enregistreurs. Notre guide nous donne quelques consignes (ne pas s'appuyer sur les vitres, etc) puis elle nous demande de la suivre dans les couloirs et escaliers labyrinthiques du Somerset. Toute la petite bande bien groupée arrive finalement dans le sous sol, et on tombe sur une pièce vitrée à l'intérieur d'une plus grande salle. une sorte de boite dans la boite.

A notre arrivée Polly et ses musiciens sont en pleine discussion. je comprends qu'on y parle d'un changement de suite d'accords, et il semble y avoir unanimité autour de ce changement. les premières minutes sont un peu bizarres, il ne se passe pas grand chose, ça me fait peur, ça a un petit coté secret story: on les regarde, nous sommes vraiment très proches, eux ne nous voit pas derrière les vitres teintées. et les voir juste discuter et rigoler ça va 5 minutes.

du coup on en profite, on regarde tout, les détails, les instrument posés par terre, les mouvement des techniciens et ingénieurs du son, qui règlent les micros, une sorte d'écusson/armoirie Pj Harvey dessinée au mur, qui représente un âne face à un loup à 2 têtes.

 

Et puis elle se met à chanter une chanson, accompagnée juste à la guitare par John Parish. c'est très joli. elle répète dans les refrains "What's he doing with that stick?" Spontanément on a envie de dire que c'est dans la continuité de l'album précédent. ils s'arrêtent. décident de changer un peu l'ordre, et reprennent.

puis ils se décident à enregistrer. ils font un test de micro. elle s'inquiète auprès d'un des techniciens de savoir pourquoi l'un de ses 2 micros (son préféré) ne fait pas le même son que pendant les démos.

 

et là surprise, au moment d'enregistrer, ils lancent une boucle d'un sample reggae, ce qui donne du coup à la chanson une tout autre dimension. et ça devient amusant, Parish a du mal à se caler sur le rythme du sample. Le producteur, Flood, assis dans un canapé et qui donne son avis, et des consignes sur tout, demande à Polly de compter la mesure pour aider Parish. le batteur s'y met aussi et compte avec les doigts.

 

Polly et les musiciens sont vraiment au naturel. manifestement ils ne savent pas quand est ce que les spectateurs sont présents ou non. on s'amuse la voir enlever sa veste, pour mettre un petit gilet, se lever pour attraper une harpe électrique, pour finalement la reposer...

 

 

bref, il y a une foule d'autre détails à raconter. d'ailleurs derrière moi une des spectatrices a amené un carnet pour prendre des notes.on est souvent dans l'anecdotique. mais j'ai été épaté de voir ses étapes dans construction de la chanson. ses hésitations, ses erreurs.

au bout de 45 minutes, le son est coupé pour les spectateurs, et on nous demande de rejoindre la sortie.

c'est passé très vite. je pense que j'aurai adoré rester encore plus longtemps à regarder ça.

 

Au final tout cela n'a pas du tout l'aspect d'une installation artistique, avec grand concept, pour un musée. c'est juste la possibilité pour les fans et les curieux, d'assister à l'enregistrement d'un disque. exactement comme si on avait été invité dans n'importe quel studio d'enregistrement. c'est tout simple, et pourtant je pense que peu d'artiste serait prêt à faire la même démarche. parce que c'est une façon d'exposer ses doutes, ses erreurs. (ça me fait penser à l'interview de Björk pour Pitchfork ou elle évoque son travail solitaire, pendant lequel elle ne souhaite pas être photographié, alors qu'elle explique qu'elle peut se laisser filmer lors de l'enregistrement des cordes). J'imagine aussi que cela ma plu parce que c'était justement PJ Harvey, et qu'avec Yannick Noah, par exemple, je n'aurai pas ressenti la même chose.

 

 

j'ai tellement hâte d'entendre l'album terminé. Peut être que la chanson que j'ai entendu ne figurera pas sur l'album final, ou peut être qu'elle aura une tout autre sonorité. (il y avait un joueur de saxophone présent, mais il n'a pas eu l'occasion de jouer pendant notre présence).

voilà, mon amour pour PJ Harvey a encore grandi hier.

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merci pour le compte rendu détaillé! très chouette à lire!

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Ca me plait!

 

(et c'est vrai que ça a un petit côté secret story/voyeurisme etc. mais bon vu que c'est PJ ça passe bien!)

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C'était captivant de te lire, merci !

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je ne l'avais pas vu, alors, plaisir du partage :265-web-blog-lb-pj-harvey.jpg

Rien à ajouter

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toute cette session "saxo" est magique. Mais cette photo là est vraiment la mieux :peace:

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Le visuel de son livre de poésies, cosigné avec Seamus Murphy quia fait les photos, pour une sortie programmée au mois d'octobre. plusieurs éditions dispos (dont une deluxe-autographe-édition-limitée-photo à 500£). Permet de patienter, avant d'avoir des nouvelles du prochain album.

http://www.bloomsbury.com/uk/superpage/hollow-of-the-hand/

9781408865736.jpg

Edited by mike
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il est sur amazon (c'est peut-être trop tôt pour les liens sponsorisés)

donc en gros, 25 € la version brochée et un peu plus du double, 59, pour le relié

pas facile de choisir entre les deux (souple : plus pratique / rigide : plus classe dans la bibliothèque au côté du dvd de Let England Shake...)

 

l'édition spéciale y est aussi (375 €) (mais avec 256 pages contre 232 pour les 2 autres - erreur ou 'du plus', en plus des tirages)

 

Hâte d'en voir et connaître un peu plus (Kosovo, Afghanistan, Washington - pourquoi eux, pourquoi pas d'autres, ...)

Edited by cdric

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Ah! tu as trouvé ça où? La photo a été prise en hauteur, et vu la surveillance quasi policière par les guides qui nous entouraient, je doute que ça soit une photo volée.

Seamus Murphy était présent lors des sessions, pour prendre des photos. Le jour où j'y était il prenait des photos de l'intérieur du studio.

Il sera avec Pj Harvey les 9 et 10 octobre prochain au Southbank Center pour présenter leur livre, dans une soirée lecture de poésie/chanson/projection d'image.

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Hmm je l'ai vu sur le forum de Polly, dans son post le gars dis que ca vient d'ici:

Source: http://floodmagazine.com/15180/imagine-this-the-photography-of-seamus-murphy/.

 

Et vu le nom de l'adresse url c'est bien de seamus murphy (je n'avais pas vu), il y en a peut être d'autres, une recherche par google image devrait aider.

 

Edit: eh bien non ! Rien du tout avec google..

En parlant du 9 et 10 octobre prochain, sur le forum ils ont l'air de s'attendre a entendre du neuf ou du moins avoir plus d'infos sur la sortie de l'album, et quelqu'un a résumé tout ce que l'on sait depuis let england shake, j'ai pas tout saisi mais je copie son post:

 

In less than a month we HOPEFULLY will be hearing live recordings of some new songs (rather than a few second clips, I mean), so "to celebrate" I've systemised what we do know about some particular tracks from all of these articles and stuff (well, I did it back in the day, actually, more for myself, but now I've decided to "publish" it):

 

 

"Imagine This": first song that she wrote after "Let England Shake" - Feb 2012, "for the Chain Letter project";

"Imagine this: around your eyes/ a rag is tied/ and you're on a track /right hand on the back /of another man";

blindfolded men being led away to a watery grave.

 

"I'll Be Waiting": she wanted the guitar to be stuttering, in a bid to try and replicate the stuttering of children

suffering from post-war trauma; she wants a young boy to take the lead and that she would shadow him;

based on the poem "The Children" (?).

 

Some fan even wrote down the lyrics by the ear:

 

Spoiler! :

"I'll Be Waiting"

 

 

They swept across the land

They did not leave a thing

They did not leave a person

A stone or a tree

 

They did not leave anything

They did not leave anything

 

All they left is sand

All they left is sand

 

I remember father

I remember him

Every minute I remember

Every moment

 

Now I hate everyone

Now I hate everyone

Before I used to love

 

One day God shall grow

One day God shall grow

From their graves

When they return

 

Over their graves

I will be waiting

And when they return

I will be waiting

 

I will not leave a person

Standing

I will not leave anything

I will not leave anything

 

All I'll leave is sand

All I'll leave is sand

 

And then God shall grow

And then God shall grow

From their graves

When they return

 

God will be growing

Over their graves

I will be waiting

When they return

 

From another source: "I cannot forget / my father or brother/ they were killed / right in front of me"; "Now I hate everyone / Before I used to love all people".

 

 

"The Ministry of Social Affairs": provisional title, based upon a poem "The Beggar Girl"; Kabul, Afghanistan -

"See them sitting on the terrain / kneeling by the barricades / no-one smiling, no-one crying / staring straight

back into my eyes"; London - "A million beggars' silhouettes / Near where the money changers sit /

By their locked cabinets";

 

song is built around a leery old blues song, "That's What They Want" by Jerry McCain & His Upstarts, whose

refrain "That's what they want / Oh yeah / Money, honey" Polly sings through an alien vocal effect.

 

 

 

"Guilty": song recounts a drone attack as witnessed through a grainy surveillance screen - "There's a little figure

/ on the television / scratching on the ground / waiting for the moment"; "Whats he doing with that stick? /

Which one is guilty?".

 

"Homo Sappy Blues": before the recording, it intended to be a potential lead single, but they changed it a lot; note "man to sing"; some lyrics about migration, vodka and tattooed children, also lines like "God sent you" and "what God gave you".

 

"The Revolving Wheel": "A revolving wheel of metal chains / <...> / Four little children flying out / A blind man sings in Arabic / Now you see them, now you don't / Faces, limbs, <...>"; "Hey little children, don't disappear"; "Don't let them fade out".

 

"Community Of Hope": based upon a poem "Sight-Seeing, South of the River";

("Here's the Hope & Demolition Project", "and they're gonna put a Walmart here";

song documents Hope VI, the US' flawed project to clear out and replace dilapidated social housing

and not always with the same number of residences.

 

"River Anacostia": about predominantly African-American district in Washington DC that was segregated by the

construction of a freeway.

 

"Throwing Nothing": "At the refreshment stand / a boy throws out his hand / As if to feed the starlings /

but really he throws nothing" - Washington boy scares the starlings away.

 

"UNHCR" (UN High Commission for Refugees In The Field): "How to stop the murdering? / By now we should have learned"; "What we did / Why we did it / I make no excuse /

I believe in the future we could do some good" (?).

 

"A Line In The Sand": "Enough is enough, a line in the sand, 7 or 8 thousand people killed by a hand", "I saw people

kill each other just to get there first"; note "clapping".

 

"The Orange Monkey": "Restlessness took hold my brain / with questions I could not hold back / an orange monkey on

a chain"; "a happy chaos / carried on".

 

"The Chain Of Keys": "The dusty ground's a dead end track / the neighbour won't be coming back"; "A key so simple

and bright, how can it feel so desperate?"; guitar orchestra and Russian gospel choir, note "swing feel?".

 

"(All) Near The Memorials To Vietnam And Lincoln": Polly - "I think the bit about the alien children would be good here".

 

Other titles: A Dog Called Money, The Ministry of Defence, Medicinals, Age of the Dollar, Dollar Dollar, Around Your Eyes, The Boy.

 

 

And also a cute, lovely and important (IMO) quote from Polly Jean: "I want songs to remain as singalong-ey as possible. I tried so hard to make them catchy when I was writing them. That's my masterplan."

 

Edited by HöShI
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Cool. Merci. C'est donc à priori à l'enregistrement du titre "Guilty" que j'ai eu droit.

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Le livre est sorti aujourd'hui. Et pas trouvé en librairie sur Paris. Tant pis, il existe une édition ebook qui a l'avantage d'avoir un contenu exclusif, c'est à dire de l'audio: Polly qui lit elle même plusieurs des poèmes , et Murphy qui commente plusieurs de ses clichés. Le livre est divisé en 3 parties: Kosovo, Afghanistan et Washington DC. Des poèmes accompagnés de clichés. Les photos sont très belles. Il y a aussi à la fin un carnet de notes de PJ.

D'habitude je n'aime pas trop lire sur iPad. Je suis vieux, je préfère les livres. Mais là je trouve chouette d'entendre Pj me faire la lecture. (Et si elle pouvait aussi me border dans mon lit et m'amener des petits gâteaux)

 

Bon du coup je vais repasser à la caisse et commander une édition physique du bouquin.

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