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Dindaonsòn

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  1. Du coup, vous croyez à une tournée tradi ?
  2. And rrrrrrraise your breasts ! Higher higher ! Rrrrrrraise your breasts ! Higher higher !
  3. Comme deux bosses... C’est bon, je sais où est la sortie.
  4. Je n’ai rien vu s’ouvrir. Et ce n’était pas un papillon ?! Euh je viens de me laver les yeux. C’est bien entendu une fleur.
  5. C’est bien la preuve qu’elle a toujours eu besoin d’un prompteur :D
  6. (En lisant certains retours, comme ce fut le cas lors des tournées précédentes, je me demande si l’assiduité ne peut pas devenir une contrainte. L’exigence devient telle pour certains qu’elle semble n’engendrer que de la frustration. Je peine même à voir ce qui ferait un concert satisfaisant et valable aux yeux de certains d’entre vous.) En tout cas, ce que j’adore c’est de voir comme une même soirée ne suscite pas du tout la même chose d’une personne à une autre Je ferai peut-être un commentaire plus long sur le concert mais au sujet (incontournable !) des infra-basses, j’ai en effet été surpris de sentir mes fosses nasales vibrer sur PIAM mais pas sur loss !!! Volume surprenant donc... Une autre remarque sur l’ambiance : moi qui craignais des blablas incessants, j’ai été très agréablement surpris par le silence autour de moi. Juste un truc super pénible, les fans (certains sont ici) qui, dans leur enthousiasme, expriment tellement leur joie physiquement à chaque morceau que j’avais l’impression d’être sur une piste d’atterrissage avec un agent de piste qui guidait des avions toute la soirée : chaque note, chaque syllabe sont scandées par les bras, en l’air, tout le temps. Si bien que je connais davantage les avant-bras d’un membre du forum que les détails de la robe de Björk :D En tout cas, j’ai vraiment passé un excellent concert !
  7. Sinon, y a un stand de maquillage sur le festival. Ils disent qu’on peut être maquillé comme Björk... C’est l’occasion ou jamais pour elle ! #inception
  8. En même temps ils autorisent les bananes à l’entrée alors pourquoi se priver ?
  9. Une pensée émue et intéressée pour ceux qui, comme moi, vont bien galérer avec la grève des trains... Mon utopie consiste en des trains qui circuleraient le 3/06...
  10. Dindaonsòn

    Passage TV, Jools Holland le 22 mai,

    (J’y serai aussi. Je ne vais jamais aux festivals pour les raisons que tu évoques. J’espère vraiment qu’on n’aura pas à ce genre d’ambiance... Sinon, ce sera un bon exercice de méditation et de gestion du stress)
  11. Dindaonsòn

    8. Losss

    La beauté de la mélodie et le chant retenu de Björk sur les premiers couplets en font je crois un de ses plus beaux morceaux. On retrouve cette même douceur sur Bliss me qui arrive à m’émouvoir à chaque écoute. J’adore les extravagances, les explosions et les expérimentations de Björk mais j’aime aussi sa simplicité qui rappelle son talent.
  12. Dindaonsòn

    Vidéo pour Arisen My Senses, disponible !

    Tu m’as devancé
  13. Dindaonsòn

    Utopia, vos premières réactions

    C’est pour ça que je pense que c’est vraiment délibéré. La rupture est assumée, du coup, j’aurais aimé connaître le sens de ce choix. Est-ce pour amener la fin de l’album avec les deux derniers morceaux ? Une rupture instrumentale et une façon d’isoler cette seule pièce sans chant ? Plein d’interprétations sont possibles...
  14. Dindaonsòn

    (Qualité du leak) Mixage, compression, flac, etc.

    Le verdict de la version vinyle OLI est tombé : http://dr.loudness-war.info/album/view/139657 Meilleure que le CD mais pas extraordinaire non plus. Je voudrais bien connaître l'analyse de la version Rough Trade et de l'album en Hi-Res.
  15. Dindaonsòn

    Utopia, vos premières réactions

    Plusieurs semaines après sa sortie (officielle), je me lance dans la description de ce que l’album m’inspire. Je l’ai déjà dit dans des posts précédents mais pour moi Björk appartient aujourd’hui au groupe d’artistes dont les albums sont des growers. Que l’on valide ou non ces albums loin des formatages FM, il faut reconnaître qu’ils ne viennent pas à nous mais que c’est plutôt à nous de défricher le chemin pour les découvrir. On peut tout à fait regretter cette conception de la musique qui se distingue d’une certaine immédiateté. L’un n’exclut pas l’autre. J’aime les deux. Mais je dois reconnaître qu’en évoluant (bon OK, en vieillissant) je préfère 100 fois un grower qui m’accompagnera dans le long terme plutôt qu’un album ultra efficace qui sera trop ancré dans une époque et qui m’habitera moins… Autant réagir immédiatement à l’écoute d’une musique est tout à fait naturel, autant l’analyse d’un album comme Utopia ne peut se faire qu’avec du temps, après de nombreuses écoutes. Pour finir ce déjà trop long préambule, je précise que j’aime Björk depuis Debut et apprécie, à différents degrés, tous les albums qui ont suivi. Aujourd’hui, je pense que l’on peut dire que Björk s’adresse davantage à la raison qu’à l’émotion, même si elle les mêle toujours. La déroute de certains fans du début s’explique à mon sens par ce glissement progressif mais évident. Quand on écrit un morceau de 10 minutes, on a une démarche éloignée de celle qui fait écrire un format de 3 minutes, avec un structure classique, pop. On sait que l’on demande un effort plus conséquent à son auditeur, ne serait-ce que par rapport à sa disponibilité. Là où je veux en venir, c’est que je suis curieux de savoir si quelqu’un qui découvre Björk par Utopia pourra accrocher. Je trouve son évolution musicale intéressante parce qu’elle a fait plusieurs fois la preuve de ses talents de compositrice pop. La voir aller vers l’expérimentation, vers un travail de textures sonores est fascinant. (Aparté : je place Radiohead dans la même démarche. Thom Yorke n’a plus à prouver qu’il est un mélodiste génial. Au fil des albums, sa démarche est d’explorer des contrées musicales davantage sonores que mélodiques - même si je n’exclus pas les deux. Et constater cette évolution au fil des albums est absolument spectaculaire). Mais je trouve que la valeur d’un album comme Utopia est renforcée si on l’inscrit dans toute la discographie de Björk. Il a des valeurs intrinsèques évidentes… décuplées quand il s’insère dans un ensemble, dans l’évolution de l’œuvre de Björk. La première écoute a été déroutante. Écouté dans mon salon, via des enceintes, Utopia m’est apparu comme très dense. Trop ? J’avais l’impression d’avoir à faire à un grand bouton floral qui me promettait la révélation d’une fleur sublime mais je tournais autour sans arriver à voir ce qui se cachait derrière. Ce qui m’a d’abord frappé, c’est la cohérence de l’album. J’ai regardé plusieurs fois l’écran de la chaîne pour savoir si le morceau avait changé. Cela ne signifie pas que tout se ressemblait, mais la fluidité de l’enchaînement entre certaines pistes était impressionnante. J’avais lu, à défaut d’écouter le leak, tous vos commentaires écrits après vos premières écoutes. Ils m’ont forcément influencé en attendant certains passages plus que d’autres pour vérifier vos emballements ou rejets. Au bout d’un moment, mon écoute a été assez détachée de tout ce que j’avais lu. Ce sont les écoutes répétées de l’album, dans l’ordre, puis dans le désordre, qui m’ont permis d’évaluer les morceaux. Sachant qu’à mon sens, mon avis n’est pas définitif puisqu’il reste beaucoup de choses à découvrir encore. Arisen my senses J’aime les respirations du chant. Björk prend son temps. La musique l’accompagne, plus présente. Les couches de voix se mêlent. On comprend comment Björk se retrouve à éditer ses pistes pendant des jours et des jours. Au casque, le mixage permet d’apprécier cette dentelle vocale. Plutôt content de retrouver la harpe. J’aime assez la construction du morceau qui se dénoue dans une phase onirique et calme plutôt que dans un brouhaha de beats sur-vitaminés. Gros coup de cœur pour cette voix pitchée, hybride. Le final nous replonge dans Vespertine avec cette couche de beats nouveaux, plus agressifs. (L’évolution dont je parlais). Blissing me Je sais que certains le boudent parce que sa valeur de single aurait déjà lassé tout le monde ou je ne sais quoi. Perso, ce morceau m’émeut à chaque écoute. Depuis quand n’avait-on pas entendu Björk chanter avec une voix aussi douce ? A ceux qui en douteraient : elle sait toujours écrire des mélodies immédiates. L’évolution des arrangements, en strates, donne tout son intérêt à la chanson. Malgré une mélodie assez répétitive, le morceau ne cesse de progresser. A 2 min, je fonds littéralement pour les arrangements et cette descente de notes. En ce qui concerne les paroles, j’aime cet ancrage dans le réel, le concret. Jamais je ne me serais attendu à lire MP3 dans ses paroles. La mise en scène de cette phrase dans le clip a fini de me convaincre. The Gate Quelle bonne idée d’avoir conservé la mélodie toute foutraque du clip dans l’introduction du morceau ! Un des morceaux les plus épurés de l’album. Une preuve de plus que Björk travaille sur les ambiances sonores, les textures, les bruits. En fermant les yeux, on se retrouve vraiment ailleurs. C’est grâce à ces respirations, au propre comme au figuré, que je ne trouve pas les refrains répétitifs (je sais qu’il y a deux clans à ce sujet). Je me marre en repensant que tout le monde croyait que ce serait la chanson d’ouverture. Elle trouve bien sa place après le morceau précédent. Le traitement des voix et leurs envolées rappellent Oceania. Ce qui est fou avec ces rappels, c’est qu’ils ne sonnent pas comme des redites. Malgré le recours à un son déjà connu et utilisé, on a devant soi un résultat nouveau, qui ne sent pas le recyclage sans inspiration. L’outro me plaît beaucoup avec cette voix, pleine d’expiration, qui prépare le morceau suivant et son intro aux flûtes. Utopia Björk sait écrire des pièces musicales. On le savait entre autres avec les cordes de Vulnicura. On en a une preuve de plus avec les flûtes de l’intro. Les chants d’oiseaux et les sons d’ambiance qui se mêlent aux flûtes nous plongent dans un nouveau décor. On ressent bien l’utopie et son univers. Je pense à Medulla avec la rythmique très beatbox. Chant apaisé, montée dans les aigus et voix de tête. J’ai l’impression de redécouvrir le chant de Björk. Body Memory Ça souffle, ça grogne, là, on est dans une partie plus sombre de l’utopie. Crôôôa. Ce morceau exige une disponibilité particulière. En fonction du moment de la journée et de mes écoutes, je peux le trouver passionnant et il passe à vitesse grand V ou au contraire extrêmement répétitif. Les chœurs apportent en tout cas une ambiance vraiment riche, en chœur tout d’abord homogène, avant les dialogues hommes/femmes fous. Réminiscences de Medulla. Aaaaaaaaah ! La tournure que prend le morceau à 5min30 ! J’aime j’aime ! Moi qui parlais de transition, j’aime la façon dont Features creatures est amené. Features creatures J’adore ce son et la façon dont elle a su l’utiliser pour une chanson. J’avais un tube comme ça quand j’étais petit et je n’aurais jamais cru possible d’en faire un instrument à part entière (eh oh ! Internet n’existait pas !). Le résultat est envoûtant : entre flûte et voix humaine. J’adore l’envolée des « features creatures » et le changement d’ambiance. Les couches qui se superposent, le mixage et le relief donné aux instruments. Et quelle outro wtf ! Courtship Tiens, le retour des flûtes de l’intro d’Utopia ! Certainement à cause de la rythmique et de certains effets sonores, j’ai pensé à l’album Amok d’Atoms for peace. Le mélange des flûtes et des beats fonctionne bien. Même si je l’apprécie, ce n’est pas mon morceau préféré de l’album. Losss Un avis partagé sur ce morceau. Le début est absolument magnifique. Je trouve la mélodie et son chant émouvants. Le contraste apaisé de cette partie qui se heurte aux beats brutaux crée un contraste intéressant. L’association harpe/flûtes est super réussie. Là où je suis plus circonspect c’est sur l’évolution du rythme : on l’a déjà eu avec Black Lake et Mutual Core. Du coup, là, ça fait redite. J’aime beaucoup mais pas de surprise pour cette éruption de sons indus qui risque quand même de bien dépoter en concert. Sue me A la première écoute, les sons d’intro m’avaient mis bien mal à l’aise. Aujourd’hui j’adore. Je ne pensais pas non plus me retrouver avec Soumisoumisoumiiiiiiiiii en tête aussi facilement. Morceau grower par excellence. Le « who took it from his father » est un passage que j’adore. Tabula rasa Un très beau morceau. Pour ceux qui pensent que Björk ne sait plus écrire une chanson… Arrangements flûtes et cordes au top. Cleaaaan plaaaaaaaate. Les paroles sont émouvantes. On sent la dimension personnelle. Chose que j’apprécie depuis Vulnicura. C’est impudique mais pas putassier. Et le « you are strong » chanté avec cette voix si fragile, wow ! La fin instrumentale aurait pu durer 2 minutes de plus Claimstaker J’adore le son de synthé. Les cordes habillent si bien ce morceau. Je trouve qu’il s’en dégage une très forte tristesse. Ou plutôt une certaine mélancolie. Je me suis retrouvé plus d’une fois avec le « all this » en boucle dans la tête. Paradisa En fin de compte, il s’agit de la seule piste instrumentale de l’album. C’est la fête : les oiseaux et les flûtes sont de sortie. Le tout atténue la tristesse du morceau précédent. Saint C’est étonnant de voir que les oiseaux de l’intro n’ont pas été fondus avec les oiseaux de la fin du morceau précédent. La rupture sonore est assumée puisqu’elle aurait été facile à mettre en place. Je craque pour le son de cymbale qui amène le chant de Björk. On dirait un décompte de logiciel de MAO. Ça donne un côté simple et authentique que j’adore. La voix de Björk est douce, tout en émotion. La superposition des couches vocales est très agréable. Le très faible décalage des mots entre les pistes vocales qui chantent la même chose donne un vrai charme à ce morceau. Malgré l’édition informatique, ces petites irrégularités donnent un super résultat. Le gimmick/refrain à la flûte sonne très musique de film et rentre méchamment en tête. Un morceau sobre et très efficace que j’aime beaucoup. Future Forever Voix de tête = fragilité = émotion. C’est amusant : autant Björk a pu me faire frissonner avec la puissance de sa voix, autant je suis ravi de découvrir qu’elle est capable de la même chose en montant vers les aigus et en diminuant la puissance. Un très beau morceau de fin, si l’on n’entend pas « old fart » à la place de « hold fort ». -_-‘ Pour résumer (ah ah ah !) : - j’aime énormément Utopia et je sais qu’il me reste encore beaucoup à découvrir au fil des écoutes - il me rappelle des ambiances, sons, approches d’albums précédents mais bien digérés ! Ce qu’on appelle un style, donc. Est-ce que ça s’explique aussi par la présence du fan Arca qui aurait facilité ce regard dans le rétroviseur ? - l'écriture de plus en plus narrative et personnelle - Utopia = vent, flûtes, respirations, souffles. Elle est allée jusqu’au bout du concept. - Véritable album grower avec des morceaux et séquences en tête. La construction des chansons est bien plus accessible que ce que les premières écoutes laissent à penser. - un album équilibré grâce au contraste entre des morceaux hyper arrangés et d’autres beaucoup plus sobres. - on s’en fout royalement qu’elle roule les r. - Comme les derniers albums, Utopia est un disque exigeant. Il demande un effort de la part de l’auditeur mais la récompense est à la clé. - j’aime le côté je règle mes comptes avec le patriarcat, surtout au vu des dernières révélations. - ma chatte adore l’album. L’intro est la partie qu’elle préfère même si ça lui muscle un peu trop les oreilles…
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